Santé

Les clarifications de la Sg Odjoubé Basilia sur l’existence de deux Syntra-Cnhu
(Le dossier toujours pendant devant la justice)
Deux  syndicats  du Cnhu-Hubert Maga  continuent  de porter le même nom : Syndicat  des travailleurs du Cnhu ( Syntra-Cnhu). L’un est dirigé  par Mr  Théophile Dossou.  L’autre par Mme Odjoubé Basilia. Une histoire inédite  qui date de 2007.

Le Syntra-Cnhu est  créé   en 1996 et avait déjà été dirigé  par  d’autres Secrétaires généraux jusqu’à  l’élection de Mr Théophile Dossou à ce poste en 2003. « Mais suite à des événements que vous me permettrez de taire ici,  Mr Dossou n’a plus  la  confiance de personne. C’est ce qui a conduit  à un congrès du Syntra-Cnhu convoqué  par les membres de la Conférence  des personnes ressources au Cnhu le 12 juillet  2007, et qui a consacré  sa destitution et  en même temps mon élection à la tête de ce syndicat » raconte Mme Odjoubé, technicienne supérieure  en imagerie  médicale au Cnhu. Deux  jours après,   à savoir, le 14 juillet, Mr Dossou Théophile,  prendra sa revanche  en convoquant  un autre congrès où il s’est faire réélire  à la tête du même syndicat. Confusion générale au Cnhu de Cotonou. Le  camp  de Mme Odjoubé  ne baisse pas pour autant les bras. Pour affirmer sa « légitimité », elle entreprend des démarches  rapides pour  l’enregistrement officiel que n’avait  pas bénéficié jusque-là le syndicat d’origine. Alors qu’ils attendaient   la réponse de l’administratif, suite à l’envoi de tous les dossiers nécessaires,  tombe une assignation de la part du camp Dossou . Les motifs  seraient que  l’aile Odjoubé  aurait, entre autres usurpé  l’appellation du  Syntra-Cnhu,  «empêchant  le syndicat  et son bureau d’alors de   continuer à   mener   ses activités  rémunératrices  de revenus, à travers le blocage  opéré sur ses comptes ». Evoquant les raisons qui ont conduit à, la destitution du bureau dirigé par Mr Dossou , Mme Adjoubé  parle  du fameux problème des Dépôts à termes ( Dat) des agents du Cnhu ; un compte bloqué qui ne devrait jamais être touché. Mais qu’il s’avéra que des va-et-vient auraient  été  opérés sur ledit compte. Au fort de  cette polémique, le camp Dossou n’a pas manqué de se justifier, indiquant que  les dépenses effectuées lui auraient été autorisées par les travailleurs et auraient  permis  de  couvrir  les nombreuses activités du syndicat, dont  celles relatives à ses plans de communication.

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 Le verdict  de justice attendu
  L’existence de ces deux syndicats  au même nom  est un dossier toujours pendant devant la justice. « Nous attendons  le verdict final, pour nous départager et savoir, lequel des deux Syntra-Cnhu est le vrai » espère  Mme Odjoubé.  Mais sur le terrain, les deux  évoluent parallèlement et se retrouvent parfois sur le même front. Dans les  récentes   motions de protestations et déclarations  de  l’Intersyndicale des ressources de la santé dont ils sont tous membres, les deux Secrétaires généraux du Syntra-Cnhu continuaient d’apposer leur signature jusqu’à une date récente où l’un deux a été exclu du groupe. Quel  Syntra-Cnhu  est ici mis en cause ? Pour  Mme Odjoubé,  la réponse est sans équivoque : c’est le Syntra-Cnhu, aile Théophile Dossou. « Ce n’est pas un  problème de personne qui se pose ici, mais un débat d’idées. Je n’ai rien contre la personne de Dossou »   ajoute –t-elle , même si elle se dit d’avis avec les autres responsables de l’Intersyndicale, qui ont exclu le Sg Dossou  pour « manque  de discipline du groupe et   désolidarisation subite aux  idéaux  internes pour des raisons obscures ».
 La Sg Syntra-Cnhu déclare, par ailleurs, faire  confiance  au  Chef de l’Etat  dans ses engagements à résoudre les revendications des paramédicaux dont la cruciale question demeure   la prime de risque. «Nous sommes  convaincus qu’il tiendra parole,  mais s’il arrivait qu’il ne le fasse  pas,  nous prenons à  témoin tout le peuple  béninois » dit-elle également,   appelant  toutefois  les travailleurs du Cnhu et tous les autres agents  de la santé à  poursuivre normalement la reprise du service décidée depuis mardi dernier.  « Nous attendons les 90 jours que nous avons concédés au Gouvernement et  nous verrons ce qui a été fait et quelle attitude à tenir en son temps » laisse-t-elle entendre aussi.

Christian Tchanou

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