Quand Stanislas Spéro Adotévi, l’auteur de ” Négritude et Négrologues” raconte Alley

Quand Stanislas Spéro Adotévi, l’auteur de ” Négritude et Négrologues” raconte Alley

Très peu d’entre nous étaient parvenus à l’âge de trente ans. Certains, gonflés de prétention affichaient sans rime ni raison des attitudes inexcusables à l’endroit de nos aînés.

Devoir de mémoire : Vous avez dit Alley ? Qui est Alley ?

C’était dans les années soixante. Nous étions nombreux à être « rentrés au pays ». Nous ? C’est-à-dire ceux que pendant longtemps, au Dahomey, on allait appeler « les intellectuels » ou « les universitaires » ou encore « les jeunes ».

Intellectuels sans assise ni ouvrage, nous jouissions de cette appellation du seul fait, d’avoir été, en grand nombre pendant la colonisation, dans les universités européennes. Plus précisément françaises. Ce fait mérite d’être souligné, car nourris aux sources de l’arrogance française nous ignorions les autres universités : les universités « d’ailleurs ». Celles répandues à travers le monde qui formaient des universitaires aussi valables que nous. Nous avions pour les universités américaines une condescendance amusée ! Quant aux Russes, nous n’en parlions même pas puisque n’en ayant, par paresse frontale, aucune idée, nous prononcions abruptement la certitude de leur inexistence.

Très peu d’entre nous étaient parvenus à l’âge de trente ans. Certains, gonflés de prétention affichaient sans rime ni raison des attitudes inexcusables à l’endroit de nos aînés. C’est-à-dire de tous ceux-là qui avaient passé brillamment plus de concours qu’aucun des hommes et femmes de notre génération et à qui l’inepte perversité du système colonial français, avait octroyé des diplômes qui limitaient leurs activités aux seules colonies françaises d’Afrique. Et ces diplômes n’avaient aucun sens au-delà de l’Afrique francophone : ni en Afrique anglophone, lusophone, ni en Afrique belge et comble du comble, ni en …France.

Ce sont pourtant ces hommes de Gorée, de Sebikotane, de William Ponty, de l’Ecole de Médecine de Dakar, ces femmes de Rufisque, de l’Ecole des sages-femmes et infirmières de Dakar, des hommes et des femmes de puissante formation intellectuelle venus de partout qui ont fait de ce Dahomey, le lieu d’où, selon la très belle expression d’Emmanuel MOUNIER2 ,« …partira le plus vif éclair de l’esprit dans l’Afrique de demain ».

Nous nous croyions les héroïques filles et fils de cette fulgurance ; oubliant qu’elle fut le fruit d’un foisonnement intellectuel redevable à ces aînés dont la geste3  politique et culturelle désignait le Dahomey comme un phare4  au cœur de l’Afrique française. Geste qui allait conduire à l’indépendance, aboutissement de leurs rudes et lourdes protestations.  Pour eux, SOIXANTE loin d’être une stase au cœur des courants de revendications du peuple dahoméen, n’était rien d’autre « qu’une fin en soi », un achèvement.

A nos critiques à propos de la nature de cette indépendance que nous appelions « Indépendance formelle », l’on nous rétorquait que cela n’avait aucune importance. Que nos raisons étaient de pauvres raisons, car pourquoi sauterions-nous par la fenêtre alors que les portes nous sont ouvertes ? L’essentiel n’est-il pas d’améliorer ce qui nous a été accordé ? Réponses pertinentes qui ne manquaient pas de sens. Car tout dans la vie des hommes est perfectible.

A la condition toutefois que les germes de létalité qui structuraient le noyau de cette indépendance ne débouchassent sur la mort. Cela n’était pas évident pour tout le monde à cette époque. Personne ne pouvait alors mesurer les ravages qui allaient dévaster les tissus économiques, politiques et intellectuels de tous les pays francophones qui ont obtenu, en même temps que nous l’indépendance à mesure que s’affermissait la réalité mortifère de ce qui s’appellera plus tard la France-Afrique. Personne ne pouvait le démontrer. Nous ne pouvions que l’énoncer ; mais rien ne pouvait alors confirmer l’apodicticité de nos affirmations.

Aussi, pour ces hommes à qui l’administration coloniale remettait la gestion du pays, d’abord à travers les bricolages de la Loi Cadre, la Loi Deferre de 1956, puis… et enfin dans l’entrave des énormes ficelles de l’indépendance cyniquement concoctée par De Gaulle, la souveraineté qu’on leur accordait était bien le terme normal des choses.

Ils avaient, sans doute, été « formatés » pour être les dociles auxiliaires de la colonisation, mais ils avaient su déjouer les ruses des « maîtres » en résistant, en luttant pied à pied ;  en dénonçant dans les réunions publiques et les Assemblées des Institutions Officielles du colonisateur, les injustices, l’ignominie des prisons, la kyrielle des syllogismes qui, pendant la longue nuit coloniale, a coagulé en bouillon conceptuel du ‘’savoir’’ et de la foi, la hiérarchisation des races : le racisme.

Ils avaient assurément combattu le bon combat. Et l’effervescence de cette belle nuit d’août à Porto-Novo5  était le couronnement de leurs efforts, la reconnaissance de leur sacrifice : cette eau cristalline après une longue marche. Et ce feu d’artifice dans l’éclat noir de cette nuit pleine d’étoiles : le temps de la succulence des fruits inusités. Les fruits à venir.

Non ! ce temps n’était pas au Projet de Société réclamé à cor et à cri par la nouvelle génération de lettrés qui s’imaginaient tout savoir sans connaître un seul pan de leur pays. Le temps était à la gestion de l’acquis ; il fallait remplacer le colon, blanc et français et compter sur sa « gentille coopération » pour le développement futur du pays. En attendant, occuper et bien occuper la place : gouverner le pays. Seul ou en association avec les partis qui se sont plus ou moins « bien comportés » aux heures foireuses de la fin de l’ère coloniale. On nouera donc, quand il le faut, des alliances factices, précaires. On créera si nécessaire des unions en trompe-l’œil.

On façonnera des partis de gouvernement : Partis Uniques ou …PARTI- ETAT. Tout cela dans le tohu-bohu de ces mots destinés à flouer le peuple toujours prêt à gober les messages de la démagogie. Et pour s’assurer de bien voir la mayonnaise prendre, on fera souffler les vents mauvais de la tribalité ou du tribalisme. Avec dans le ciel, grimaçants, tous les démons d’un univers dantesque dont les ombres continuent après plus de cinquante ans, de s’étendre sur les têtes de nos enfants et petits-enfants.

J’ai donc connu Alphonse Alley en ces temps de turbulence.  Cet Alphonse-là.

En un temps où tous les éléments du drame étaient en place.

Etaient également en place, les hommes dont les destins, de catastrophe en catastrophe, ont conduit notre pays à l’évanescence des choses sans consistance. Ils étaient tous là. Et leurs séides aussi.

Côté civil

Justin Tometin Ahomadegbé, Sourou Migan Apithy, Hubert Koutoukou Maga, Emile Derlin Zinsou.

Justin Tometin  Ahomadegbé

Nationaliste. Patriote plus profondément. Mais avec impatience et sans savoir comment !

Le seul à avoir des sections de son parti dans presque tout le pays. A Abomey, bien entendu. Et aussi dans le Mono et dans toute la région septentrionale. Il avait cependant une particularité qui semblait liée à son destin : celle de se faire constamment piéger dans des accords qu’il concluait avec des « alliés », qu’à chaque fois, il appelait des amis de toujours et qui, en réalité n’étaient que des amis d’un jour, le seul jour de la convention qui, dans la tête de tous, n’était qu’un arrangement provisoire. Il le savait, mais, constamment en mouvement, il pensait que le temps viendrait où il allait pouvoir à son tour les duper. Nul doute que dans ces conditions, il ne pût qu’échouer. Il échouait toujours sans jamais comprendre les raisons de son échec.

Il avait dans son parti un nombre important des cadres de la nation. Cadres de première génération comme de la seconde : Gabriel Lozes, François Akplogan, Karl Ahouansou, Adrien Degbey, Emile Poisson, Roger Adjovi, Antoine Détchénou, Emmanuel Fagnon, Emile Paraiso, Mohamed Batoko… etc. Tous, cadres de haut niveau ; tous, entièrement dévoués au parti ainsi qu’à lui. Et pourtant il échouait toujours. Affaire de destin ou affaire de vision ? Peut-être les deux !

Sourou Migan Apithy

Il avait pour lieutenants: Oké Assogba, Michel Ahouanménou, Salomon Biokou, Joseph Kèkè, Sébastien Dassi, Marcel Dadjo etc.

Homme d’une grande sensibilité qu’il enveloppait sous une apparence de dignité olympienne ; surtout devant les avanies, les avatars et les affronts. Il occupa le ciel politique dahoméen pendant au moins quarante ans. Dès le surgissement au Dahomey des temps modernes jusqu’à la chute finale de ceux qu’on appelait les trois leaders. Homme puissamment intelligent, un côté aristocratique à la manière dont il énonçait les principes qui, presque toujours étaient justes, mais qu’il pouvait difficilement mettre en pratique parce que homme de cabinet, il fallait souvent le bousculer pour qu’il prenne les décisions qui s’imposent.

Le destin lui livra sur un plateau d’argent le pouvoir, parce que premier député à l’Assemblée Nationale Française, alors que certains bâtisseurs du futur Dahomey indépendant- les Azango, les Nicoué, les Santos, auraient pu être appelés au gouvernement en 1946 et porter plus virilement la vérité de notre jeune nation. En peu de mots, Apithy eût pu être un excellent Chef d’Etat par ses relations, son discernement, sa perspicuité intellectuelle, s’il avait su prendre les choses à bras le corps. S’il avait su être homme à créer l’évènement et à s’en emparer. Une manière de Senghor… En moins investi par la passion française !

Mais, il échoua, malgré les énormes facilités dont la nature et les circonstances historiques l’avaient doté. Pour beaucoup, son passage laisse le goût amer d’un rendez-vous manqué. Un goût de cendre…

– Hubert Koutoukou Maga

Premier président de la République du Dahomey. Homme généreux, spontané, par quelque côté primesautier. Il rêvait de faire du Dahomey une ‘’petite Côte d’Ivoire’’. Il avait l’instinct du bâtisseur et voulait voir le pays évoluer rapidement.  Mais avait pris, hélas! pour modèle- sans en avoir ni la poigne, ni le génie politique, Houphouët-Boigny, grand ‘’faiseur de nuage’’ dans l’Afrique francophone. Plus particulièrement en Afrique de l’ouest où il sévissait, au temps de la ‘’guerre froide’’, en fonction des intérêts français et au cœur du regard de l’Occident.

Il aurait pu être, pour le plus grand bien du Dahomey, un bon Président : un Président-Père de la Nation s’il avait eu plus d’ambition et de fermeté, vu plus loin dans ses alliances et ses prétentions. Il avait sans doute avec lui des hommes de grande valeur : Paul Darboux, Arouna Mama, Chabi Mama, Bio Tchané, René Déroux, Nicolas Ewagnignon, Bertin Borna etc.

Mais il était aussi entouré de vibrions ou de gens à l’avenir tronqué qui, parce qu’ils se détestaient sans parole, bouchaient tout avenir au Parti qui, dès lors, était dans l’incapacité d’affronter les deux autres partis rivaux qui réussirent sans grand effort à renverser le premier gouvernement de la République du Dahomey.

– Emile Derlin Zinsou

Il avait tout réussi tout jeune : les études, l’entrée dans la profession médicale, sa carrière politique. Aussi prenait-il la politique pour une forme de poésie. Homme d’une grande culture. Passionné du Dahomey et de la dignité de l’homme africain. Poreux à tous les vents d’Afrique. Intelligent, brillant, actif et ayant des vues claires sur ce qu’il fallait faire pour que son pays devienne une vraie Nation.

Tout en étant attaché à la France, il voulait rompre le cordon ombilical qui bridait l’évolution du Dahomey. La première et importante réforme en matière d’économie maritime pour notre pays a été la création de la SOBEMAP pour renflouer les caisses de l’Etat. Ce fut un succès dont l’impact s’est révélé durable. Malheureusement, à son accession au pouvoir, il héritait d’une situation désastreuse à tous les niveaux et d’un pays en effervescence. Il décréta alors, parce que le pire était devenu pire encore, des mesures de redressement certaines, des mesures de saine logique, mais qui venant en cascade, provoquèrent des soulèvements qu’avec moins d’assurance, le sens de l’opportunité et plus de lucidité eussent pu aisément calmer.

A la vérité, il comptait sur son bon droit ainsi qu’au besoin de rigueur. Mais restait incompréhensiblement fidèle à certaines amitiés qui, comme la suite allait le prouver, étaient dangereuses. Tout le monde se souvient de la phrase ridicule et triste prononcée en pleine innocence ou inconscience (au choix) devant tous les cadres du pays : « La peau de Kouandété est ma peau ». Une lecture attentive de Valery Larbaud : « la politique c’est sec ou ce ne l’est pas… C’est l’art de tout trahir sauf l’idée qu’on se fait de son propre destin » lui aurait évité un déluge de déboires : ce tourbillon dont se saisira, sans état d’âme, son cher Kouandétépour le pousser dans une chute effroyable qui eût pu lui être fatale.

Côté militaire

– Le Colonel Soglo :

homme affable, attaché à sa famille, aimant les plaisanteries surtout les plus grivoises. Deux fois Chef d’Etat-major des Forces Armées du Dahomey, Soglo était un colonel anecdotique et pacifique devenu Général après le coup d’Etat qui renversa Maga. Il était peu préparé à sa mission. Une mission à laquelle il crut cependant quelque temps…

Ayant trop vite oublié que son pouvoir lui venait de ses grands subordonnés et étant sans soutien civil, il s’enfonça, sans précaution, dans les allées du pouvoir pour se fourvoyer dans ses labyrinthes et s’y abîmer.

– Le Commandant Aho

Deuxième personnalité de cette armée naissante. Un vrai personnage ! Descendant de la longue théorie des princes d’Abomey, Aho capitaine, puis commandant de l’armée française, fut pendant la deuxième guerre mondiale, un résistant français. Officier de grande valeur comme en témoignaient ses nombreuses décorations, il croyait jusqu’au bout des ongles à la vertu fondamentale, essentielle, « théologale » des armées : La Discipline, ou l’obéissanceperinde ac cadaver » en conjugaison avec le devoir de servir la patrie. La patrie au-dessus de tous les intérêts particuliers ! Ce n’était pas seulement pour lui un principe, mais une nécessité et une obligation : « une religion » qui collait à ses fibres de prince. On pourrait presque mettre dans sa bouche les  mots que Sophocle6  prête à Créon dans ANTIGONE7  « …un citoyen discipliné (sait) commander aussi bien qu’il se plie à obéir ; dans la bataille, il fera front vaillamment, en loyal serviteur du pays. L’anarchie est le pire des fléaux ; elle ruine les cités, détruit les foyers, rompt les lignes du combat, sème la panique, alors que la discipline sauve la plupart de ceux qui restent à leur poste ». C’était des mots qui auraient pu sans hésitation sortir de ses entrailles.

Avec sa démarche chaloupée, un glissement de félin qui prononçait ses origines et qui, dès notre première rencontre, me tint jusqu’à sa mort en fascination, Aho, tout en admettant le plus naturellement du monde, mais sans délire onirique qu’Abomey jouât les premiers rôles, avouait avec une franchise désarmante qu’il ne comprenait rien à la politique. Il lui trouva même une odeur de sentine dès l’instant qu’il s’aperçut qu’insidieusement elle commençait à s’insinuer dans les rangs de cette armée, son armée qu’il avait contribué à porter sur ses fonds baptismaux

Il apparaissait dès lors que le choc allait être naturel et brutal entre cet homme de vieille encre et Alley, troisième personnalité de l’armée, ce capitaine de condition modeste et de surcroit son subordonné qui poussait l’audace jusqu’à vouloir donner la parole à ce que l’histoire et les hommes appelaient la Grande Muette. Ce subordonné qui commençait déjà à prendre des initiatives qui, aux yeux du commandant, ne pouvaient qu’être hérétiques. Inévitable, le choc à mes yeux devait être fatal. Il n’eut pas lieu.

Au grand étonnement de tous, les deux hommes s’estimaient. Alley avait pour Aho une considération doublée d’admiration. Non parce que dans la hiérarchie militaire il était son supérieur direct, mais il le respectait. Ce qui alors était pour moi un grand sujet d’interrogation. Comment expliquer qu’un homme né prince et de surcroit chef militaire (et trouvant normal et naturel, sans arrogance certes, mais aussi sans angoisse métaphysique, d’être à la fois chef de guerre et prince) ait pu- et cela jusqu’à sa mort, entretenir avec son premier subordonné dans cette armée, des relations d’amitié, de chaude cordialité, de parfaite et naturelle déférence avec ce soldat Alley qui tenait d’une main ferme la Compagnie qu’il lui avait confiée ? En dépit des vicissitudes et aléas d’une vie politique dahoméenne constamment cabossée et sans horizon !

Je m’en étonnais au sens propre du mot et m’en ouvris un jour à Alphonse Alley. Sa réponse explosa comme une fusée :

« Aho, vois-tu, est un vrai chef militaire. On peut ne pas être d’accord avec lui,

Mais c’est le seul chef militaire que nous ayons. Il croit aux principes et les observe ».

Et Aho dans le confort et l’intimité d’un déjeuner de me dire, parlant d’Alley :

« C’est un grand officier. Lui au moins, à la différence des petits officiers, qui s’agitent dans notre armée, sait ce qu’est la guerre. C’est un vrai soldat. Sans souscrire aux principes dangereux qu’il essaie d’introduire dans l’armée, je sais que ce qu’il fait, il le fait avec honnêteté en fonction d’un idéal moral qui l’anime. Il faut donc attendre et voir ».

Je perçus instinctivement ce qui rassemblait alors ces deux hommes autour d’une même

Vibration. L’un, le chef, voulait une armée forte, structurée sur le modèle des armées européennes, plus particulièrement de l’armée française. L’autre, le capitaine, Commandant de Compagnie était porté par la même ambition. Mais, le capitaine voulait une armée moderne, à la limite révolutionnaire, débarrassée des lourdeurs de l’armée française ; autrement dit une armée qui, tout en ayant à cœur sa tâche primordiale de défense de la patrie, viserait à mettre son pays assuré sur ses jambes.

Stanislas Spéro Adotévi (Contribution)

Commentaires

Commentaires du site 23
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    Che Guevara 4 mois

    Cet article nous donne des noms de personnes modeles qui meritent bien que d’autres d’etre immortalisees dans notre pays en attribuant leur nom a des avenues, batiments publics, places publiques etc..

    Merci a LNT.

    Je souhaiterais que vous nous produisez des articles semblables, qui nous reconnecter a notre pays.

    Par exemple affaire Kovac, la mort de ayikpe, comment certains quartier ou villes du Benin ont vu le jour leur apparition ou creation, l’origine de leur noms, la migration des hommes au Benin, etc..

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    Che Guevara 4 mois

    En plus de nous raviver la memoire, cet article nous donne des noms de personnes modeles qui meritent bien que d’autres d’etre immortalisees dans notre pays en attribuant leur nom a des avenues, batiments publics, places publiques etc..

    Merci a LNT.
    Je souhaiteRais que vous nous produisez des articles semblables, qui nous reconnecter a notre pays.

    Par exemple affaire Kovac, la mort de ayikpe, comment certains quartier ou villes du Benin vu leur apparition ou creation, l’origine de leur noms, la migration des hommes au Benin, etc..

    A l’ere du controle de l’information, de la desinformation et du lavage de cerveau par les autres, nous africains et beninois avons le seul recours, pour ne pas perdre nos reperes, de renforcer nos connaissances avec ces types d’information.

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    Agadjavidjidji 4 mois

    C’est connu. On a toujours tendance à idéaliser sa génération. Je pus donc comprendre l’admiration quasi chevaleresque que nourrit l’auteur vis à vis de ces hommes qui furent parmi les plus proéminents artisans de premier plan de la trajectoire historique de notre jeune nation. Je tiens tout de même à souligner qu’il sied aussi de mitiger cette hilarité collective que suscite la simple évocation de ces grands noms, par leur part de responsabilité respective dans le mélodrame que traversa le Dahomey de 1960 à 1972 et qui se sera fatalement dénoué par l’avènement du GMR et plus tard du PRPB.
    Moi je suis de la génération de ceux qu’on appelle les enfants de la Révolution. Je me souviens encore comme hier que tout petits, nos oncles et tantes nous traitèrent( non sans une certaine condescendance) de produits de l’Ecole Nouvelle. J’avoue qu’à l’époque, je ne savais même pas ce que c’était. Je me contentais de bûcher innocemment mes cours d’idéologie, d’Eveil A et d’Eveil B, de système métrique…etc, préoccupé que j’étais par les honneurs associés aux bonnes notes qu’au véritable contenu pédagogique de ces disciplines qu’on se devait de dominer pour écraser la concurrence et devenir les chouchous de nos encadreurs. Je ne veux pas discuter ici de la pertinence de ces orientations. Mais s’il est une constante qui revient à l’analyse de ces choix, c’est qu’on sentait clairement que les hommes et femmes ayant concocté ces programmes avaient une claire idée du type de citoyen qu’ils voulaient avoir au bout de la chaîne. En langage terre à terre cela s’appelle de la vision politique. Qu’en est-il de ces fameux Nouveaux Programmes, véritables moules à crétins automatisés. Bon là c’est le week-end et je dois descendre prendre le traditionnel pot avec les potos du quartier. Je reviens après développer s’il me reste un brin de lucidité.(je ne promets rien)
    Une fois encore, merci à la Nouvelle Tribune pour ces plongeons dans le passé tumultueux de ce peuple particulier, à travers le portrait robot de ses artisans de premier plan.

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    Tchité 4 mois

    “Non ! Ce temps n’était pas au Projet de Société réclamé à cor et à cri par la nouvelle génération de lettrés qui s’imaginaient tout savoir sans connaître un seul pan de leur pays.”

    N’avons-nous pas encore aujourd’hui des soi-disant intellectuels qui connaissent presque tout sur les autres pays, la France en l’occurrence, sans connaître un seul pan de leur pays? J’en connais plein.

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    Bonjour à tous
    merci pour vos commentaires et nous remarquons que le sujet passionne certains parmi vous.
    Retrouvez la suite de ce dossier dans nos prochaines éditions…
    Restez connectés!

    Merci encore

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      COUCOU 4 mois

      Merci! Cela va nous permettre de revisiter l’histoire de notre pays.

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      aziz 4 mois

      merci la rédaction…!!!

      on en veut encore…

      Cependant..je tiens à surligner..que pour commenter cet article..il faut..avoir rempli certaines conditions..

      or donc…d’apres les rumeurs..certains n’ont pas fait leur service militaire..et ne peuvent pas présenter..un certificat de position militaire

      De ce point de vue…ils n’ont rien..à dire

      Je connais leurs noms..mais que je ne peux pas dévoiler..par pudeur..

      Quoi que…!!! quoi que…c’est légitime..de savoir…si agadjavi toffa ,gbetomagnon joe…sont à jour..n’est ce pas

      en disant ça ..je ne suis pas un pkapkato…c’est ce qui se dit en ville…ooooohhh

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        Agadjavidjidji 4 mois

        @Aziz…
        Je suis un passionné de l’histoire et même si je n’ai pas eu l’opportunité d’être contemporain des ces icônes, je me délecte goulûment de leurs faits d’arme.

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          Agadjavidjidji 4 mois

          …de ces icônes

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          aziz 4 mois

          Donc..tu veux..nous classer..parmi les gens de la préhistoire..si je te suis..agadjavi..

          mets nous donc..dans du formol..tant qu’on y est

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            Agadjavidjidji 4 mois

            Non, koro Aziz… La preuve, je compte parmi les premiers fans de tes cours d’histoire. Allez bon week end. Parfois, il est doux de ne rien faire.

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      Tchité 4 mois

      Merci a’ la rédaction. Cela fait toujours du bien de regarder a’ l’histoire afin de mieux se forger un avenir tout en éviter les erreurs des aînés. Merci un fois de plus.

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    aziz 4 mois

    Dans cet élan..historique..j’amairais en savoir plus..sur les officiers..

    Chabi.commandant la garnison de parakou

    Le capitaine copéri somba…chef de corps à parakou..

    la caporal..moumouni..qui fut neutralisé…à vodjé..chez de souza..

    Les kiyoyi,les agbotons..le capitaine fari de kandi…ect..

    Je suis toujours fasciné par ces gens…dont les noms…nous..fascinaient tous petits

    Et tant d’autres..

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    GbetoMagnon 4 mois

    J’adhère à la démarche de ce retour dans le passé. De plus il est lucide, et nous change des dithyrambes et des “souvenirs” partisans.

    Etant enfant, je me souviens avoir rencontré chacun de tous les hommes cités, que connaissaient des hommes de ma famille, d’Indochine et d’Algérie pour les militaires et dans la Politique ou je ne sais plus, pour les autres.

    je considère avec le recul du temps que cette génération, alentour de la trentaine en 60, encore actifs du temps de la révolution; avait une “certaine” opinion d’elle même, bardée de certitudes, presque de morgue à l’endroit “des autres”. Ceux qui n’avaient pas fait les mêmes écoles qu’eux, connu le feu avec le même statut qu’eux: L’armée française était ségrégationniste. Il y avait “les européens et assimilés (les noirs instruits)” et les troupes “au régime de l’indigénat” dont étaient issus qui depuis devenus Président, qui empereur, etc…

    “gonflés de prétention affichaient sans rime ni raison des attitudes inexcusables”. C’est dommage que certains affiche publiquement cette attitude là, au 21e Siècle…

    “ce temps n’était pas au Projet de Société… Le temps était à la gestion de l’acquis”. Tout est dit.

    Merci Monsieur Spéro Adotévi

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      GbetoMagnon 4 mois

      “Que certain affiche encore publiquement cette attitude…”

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      aziz 4 mois

      Ton post..est tres instructif…au vu des info que tu viens de balancer

      Ainsi donc..tu étais d’une famille..bourgeoise compradore..du benin

      Eh bien le sultan..te demande..gentiment de cracher..le morceau..et vite..n’est ce pas..

      Le commissaire divisionnaire..jojolabanane…doit te convoquer..pour affaire..te concernant..dans ses bureaux

      Apres..une garde à vue..musclée..tu diras tout

      Hihihihihi kikikiki

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        GbetoMagnon 4 mois

        Bourgoeisie: tout est relatif.
        Compradore: je ne pense pas. Ni vendu, ni achetable.

        Tu ne trouveras personne pour te soutenir le contraire à propos des hommes dont je parle, au Bénin. Personne

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          aziz 4 mois

          gbetomagnon..c’est connu…nous sommes des amis..

          J’atteste..que tu as été d’une famille de bourgeois..venu dans la valise..des colons français

          John hold,gaston negre,etc……

          Avoues le….

          Je tiens à t’arranger..l’affaire..moyennant du blé…vu que je connais…les hauts d’en haut..

          Il faut prévoir..les interets…depuis..1972…au moment ou vous avez fuit le benin..

          Bon…!!!comme je suis gentil..on va arrondir…à 50 briques…et on en parle plus

          Discretion..oblige..n’en parle pas à ollah,agadjavi tundé et toffa….ils risque de demander..le triple…

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            GbetoMagnon 4 mois

            🙂 🙂 🙂

            Mdr !

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    aziz 4 mois

    J’ai dévoré ce texte..et ma premiere idée..c’est de prier pour que dieu couvre mr adotévi de toutes les benedictions..

    passionné de l’histoire..et du dahomez benin..c’est une source d’information..qui m’aurait couté chere en déplacment..

    Je ne peux ..qu’en demander encore….puisque apparemment..adotévi en sait encore…et aux jeunes..journalistes..de continuer des recherches…puisque..contrairement..aux idées reçues..nos manieres de pensées..sont des avatars…de ceux qui on t façonné..le dahomez..

    Aho…je n’en savais rien…de cet officier…

    Mais..la description de ahomadégbé..coincide..avec les info…que j’ai obtenues..par recherches personnelles…

    Et c’est prouvé…que le seul homme..vraiment patriote,digne,nationaliste..soucieux…de la cohesion…de toutes les ethnies…du benin…et qui avait au delà de sa personne…une certaine idée de l’état…c’était ahomadégbé…et l’histoire doit le restituer..dans ses droits..

    Adjo boko ignace..abdoulaye…ont été..aussi des dignes fils…du pays…il faut le dire aussi

    De là..ou ils sont aujiourdhui…je penses…qu’ils sont fachés…de ce que nous sommes tous devenus..au benin…c’est à dire…es claves…du blé

    à prendre que c’est talon qui est pr du benin…ils seront fachés grave

    ………sultan aziz

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    aziz 4 mois

    J’ai dévoré ce texte..et ma premiere idée..c’est de prier pour que dieu couvre mr adotévi de toutes les benedictions..

    passionné de l’histoire..et du dahomez benin..c’est une source d’information..qui m’aurait couté chere en déplacment..

    Je ne peux ..qu’en demander encore….puisque apparemment..adotévi en sait encore…et aux jeunes..journalistes..de continuer des recherches…puisque..contrairement..aux idées reçues..nos manieres de pensées..sont des avatars…de ceux qui on t façonné..le dahomez..

    Aho…je n’en savais rien…de cet officier…

    Mais..la description de ahomadégbé..coincide..avec les info…que j’ai obtenues..par recherches personnelles…

    Et c’est prouvé…que le seul homme..vraiment patriote,digne,nationaliste..soucieux…de la cohesion…de toutes les ethnies…du benin…et qui avait au delà de sa personne…une certaine idée de l’état…c’était ahomadégbé…et l’histoire doit le restituer..dans ses droits..

    Adjo boko ignace..abdoulaye…ont été..aussi des dignes fils…du pays…il faut le dire aussi

    De là..ou ils sont aujiourdhui…je penses…qu’ils sont fachés…de ce que nous sommes tous devenus..au benin…c’est à dire…es claves…du blé

    à prendre que c’est talon qui est pr du benin…ils seront fachés grave

    ………

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    aziz 4 mois

    J’ai dévoré ce texte..et ma premiere idée..c’est de prier pour que dieu couvre mr adotévi de toutes les benedictions..

    passionné de l’histoire..et du dahomez benin..c’est une source d’information..qui m’aurait couté chere en déplacment..

    Je ne peux ..qu’en demander encore….puisque apparemment..adotévi en sait encore…et aux jeunes..journalistes..de continuer des recherches…puisque..contrairement..aux idées reçues..nos manieres de pensées..sont des avatars…de ceux qui on t façonné..le dahomez..

    Aho…je n’en savais rien…de cet officier…

    Mais..la description de ahomadégbé..coincide..avec les info…que j’ai obtenues..par recherches personnelles…

    Et c’est prouvé…que le seul homme..vraiment patriote,digne,nationaliste..soucieux…de la cohesion…de toutes les ethnies…du benin…et qui avait au delà de sa personne…une certaine idée de l’état…c’était ahomadégbé…et l’histoire doit le restituer..dans ses droits..

    Adjo boko ignace..abdoulaye…ont été..aussi des dignes fils…du pays…il faut le dire aussi

    De là..ou ils sont aujiourdhui…je penses…qu’ils sont fachés…de ce que nous somes tous devenus..au benin…c’est à dire…es claves…du blé

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    Joeleplombier 4 mois

    Une belle leçon d’histoire. Un retour vers le passé . Instructif.