Polémique autour du franc CFA : Quand l’intelligentsia est déjà décédée

Polémique autour du franc CFA : Quand l’intelligentsia est déjà décédée

Naguère, la parole était à l’élite. Ecrivains, penseurs, universitaires et autres intellectuels allaient à la contradiction et constituaient la caution morale la plus substantielle, le temple des idéaux auxquels les peuples pouvaient adhérer, l’abri où les jeunes, séduits par la noble franchise des aînés, pouvaient rêver de grandeur et de dignité.

Lutte contre le Franc CFA au Sénégal : un activiste avale un billet de 500 FCFA

Chaque Etat avait ses élites, symboles de liberté, adeptes des droits de l’Homme, proches des masses par leur attachement au bien-être commun, à l’idée d’une société juste et équitable.

L’épiphénomène du 11 décembre 1989

Le 11 décembre 1989, Mathieu Kérékou, lapidé par une foule qui en avait marre d’un marxisme léninisme sans issue, a dû se planquer à l’église Saint Michel, exilé politique d’une heure et demie, grâce à l’hospitalité de Monseigneur Isidore de Souza. Plus tard dans la journée, Robert Dossou et René Ahouansou, respectivement avocat et enseignant,ont pris, envers et contre toute la réserve convenable à ces moments graves, la périlleuse responsabilité d’aller dire la colère du peuple au Général. Cette démarche était, à cette époque, humainement impossible, et l’opinion la considérait comme une pure folie, voire une mise à mort volontaire à base de masochisme. A la sortie de l’audience, les mots de Robert Dossou étaient d’une audace inouïe dans l’univers terrifiant de la dictature militaire :

« Le bébé qui a faim, il pleure, et il faut lui donner du lait, non pas le taper. Nous avons demandé au Président Kérékou d’écouter son peuple ».

La suite fut élogieuse. Kérékou, prêtant oreille bienveillante aux gémissements d’une population au bord de la débâcle, organise,un an plus tard,la Conférence nationale, ouvrant le chemin à l’une des aventures démocratiques les plus remarquables d’Afrique. Les intellectuels venaient de jouer leur rôle : sauver la république.

L’intellectuel devint le problème au lieu d’apporter la solution

Mais hélas, ces épopées politiques de haute futaie ne furent qu’un accident dans l’implication des élites pour la construction des Etats africains. Car, qu’ont fait les intellectuels du continent des indépendances à ce jour ? La réponse est évidente : ils ont fait de la politique… ou rien. A chaque fois qu’ils ont combattu des tyrannies, les peuples les croyaient de leur côté. Mais non contents de combattre et d’éclairer, ils se sont souvent inféodés aux arcanes du pouvoir. Et quand ils ont eu le pouvoir, ils ont été plus tyrans que ceux qu’ils ont chassés. Ils ont pillé, détourné, mal conseillé. Enfermés dans leurs universités, engoncés derrière les portes sécurisées des bureaux spacieux des ministères, ou calfeutrés dans la ouate insonorisée des palais présidentiels, ils ont réussi à garder le silence. Ils ont vécu et béni, pendant un demi-siècle, l’affreux scandale du franc CFA dans l’indifférence la plus absolue. A quoi bon déranger la France au risque de perdre des privilèges ? Ils ont vidé les rayons des produits importés les samedis aux supermarchés après avoir tenu des discours virulents contre l’acculturation du lundi au vendredi. Ils ont de tout temps piloté, à cor et à cri, des systèmes éducatifs improbables tout en envoyant leurs enfants étudier hors de ces systèmes. Ils ont toujours fièrement porté des tissus dits africains fabriqués en Occident. Ils ont fait acheter des voitures chères à l’Etat pour les esquinter sur des routes cahoteuses qu’ils contemplent chaque jour du haut de leurs immeubles cossus, et sans aucun problème de conscience. Ils ne nous ont servi à rien. Loin d’entamer la solution, ils ne se sont même pas contentés de faire partie des problèmes : ils sont devenus des problèmes entiers. S’ils n’étaient pas des problèmes, pourquoi à la première dévaluation du francCFA en 1994, aucun d’eux n’avait déjà songé à l’abandon de cette monnaie ruineuse ? Pourquoi aucune voix franche ne s’était-elle élevée pour crier haro sur cette affreuse exploitation ?

Des élites trop hautes pour voir les peuples trop bas

Le Bénin a de respectables intellectuels si nombreux qu’on ne saurait les citer pour ne pas faire de jaloux. Certains ont été au Pouvoir, d’autres dans des satellites du pouvoir et d’autres plus nombreux ont dispensé leur savoir à l’Université. Ils savaient que le franc CFA était une imposture, et pourtant ils ont passé leur temps à prôner des panafricanismes qui n’ont été utiles qu’en conférence ou dans des discours fumeux, enlevés et vivement applaudis par des jeunesses enflammées et conquises. Pauvres de nous !

Le Togo a le Professeur Edem Kodjo, énarque et ancien Secrétaire général de l’O.U.A. Il a participé à la monarchie Gnassingbé et y demeure activement, envers un peuple exténué qui désire désespérément voir autre chose.

Le Congo Brazzaville a le Professeur Théophile Obenga. Pape d’un certain Afro centrisme qui a suscité bien des espoirs, il a fini par dresser un portrait dithyrambique de Denis Sassou Nguesso dans un article publié par l’hebdomadaire La Semaine Africaine.

Le Congo Kinshassa a le Professeur Elikia Mbokolo, historien de formation et directeur d’études à l’E.H.E.S.S. Il a déclamé sur les ondes de France Culture, une élégie glorieuse au présidentOmar Bongo.

Voilà un échantillon de l’intelligentsia africaine ! Ces exemples sont à étendre aux autres pays sans la moindre réserve mathématique, et nous pouvons être d’accord sur une évidence : les élites africaines sont mortes ; elles se sont suicidées à l’autel du lucre et de la pusillanimité.

La pensée tomba dans la rue et la jeunesse prit la parole

Dès lors, la pensée est tombée dans la rue. Elle a pris la boue et se retrouve aux mains de quidams qui passent, qui se mortifient à raison ou non, qui se découvrent des âmes de justiciers, mais qui ne peuvent faire que ce qu’ils peuvent avec les connaissances et les moyens qu’ils ont. Oui, les élites ont laissé la jeunesse secréter elle-même ses méthodes de résistance à l’oppression, voire la disparition. Elles ont fabriqué des Kemi Séba et autres activistes par millions, boules de violence prêtes à exploser et en découdre, justement parce qu’ils estiment à raison que nul n’a jamais songé à leur bien-être depuis un demi-siècle. Mais leurs combats iront-ils loin tant qu’ils ne seront pas portés par des intellectuels résolus qui influencent les pouvoirs ? Les révolutions sur Facebook derrière des écrans de téléphone ou d’ordinateur ne risquent-elles pas d’être tout simplement émotionnelles ? Toutefois, le geste de Kemi Seba, coup d’éclat dont il est difficile de cerner toutes les motivations, aura eu le mérite de passer un message clair : « La jeunesse prend la parole puisque vous ne semblez pas concernés par sa misère, dont elle vous accuse du reste d’être la cause ».

Les intellectuels reviendront à leur rôle

Une chose reste réjouissante tout de même : les intellectuels ne se déroberont pas longtemps aux questions régaliennes, car ce sont eux qui les résoudront. Ils les résoudront parce que les jeunes savent désormais qu’ils doivent les résoudre pour mériter leurs revenus. Ils les résoudront parce qu’ils savent que la fronde des jeunes est délicate et dangereuse.

Nous avons Kako Nubukpo, ce Togolais décomplexé qui prend des positions qui dérangent, et une poignée d’autres qui n’ont plus peur. Il faudra que davantage de porte-voix montent au créneau et s’organisent, car c’est de méthode que les projets ont besoin après la détermination. La« mobilisation » de Facebook ne change pas une monnaie. Des engueulades bravaches et des menaces de guerre sans arme ne changent pas une monnaie. C’est l’affaire des intellectuels, et ils n’auront pas d’autres choix que de venir sur le terrain se prononcer.

Les gouvernants n’auront plus le sérieux en option, mais en obligation

C’est l’affaire des gouvernants. Et ils n’auront pas d’alternative. Continuer avec le Franc CFA comme si Kemi Seba n’avait pas existé, ce serait diriger une jeunesse révoltée et méfiante, à la lisière de l’implosion. « Si tu ordonnes à ton peuple de se jeter à la mer, il fera la révolution », dixit Saint Exupéry. Chaque gouvernement devra suggérer à ses intellectuels, macro et micro-économistes, financiers, planificateurs, de proposer un plan de sortie du CFA, échelonné sur une période qui permettra de prendre en charge les modalités collatérales (stabilisation progressive de la balance commerciale, gestion des contingences politiques, des résistances internes et externes, agenda d’accompagnement, financement de la partie matérielle etc.).

Les chefs d’Etats de la Zone confrontée ont ensuite leurs mesures pour retenir une ligne de conduite uniforme mais adaptée aux réalités de chaque pays.

Les chefs d’Etats de la Zone devront désormais être des personnes charismatiques et visionnaires, des courageux qui acceptent de perdre leurs petits « gros avantages » en rêvant de voir leurs peuples vivre mieux.

La bataille pour le franc CFA est la symbolique d’entrée d’un nouvel éveil du monde noir. Il reste des porteurs éclairés, lucides et résolus pour entamer des changements structurels qui peuvent être durables. Notre monnaie, oui. Demain matin ? Là interviennent la rigueur froide du technocrate et la patience parfois embêtante de macro-économiste. Les gros tissus continentaux ne sauraient se déchirer en un an. Et tout ce qui est demandé aux lettrés, c’est d’apporter la lumière et de rassurer, pas de se compromettre, de terroriser pour enfin se discréditer.

Quoi qu’il en soit, c’est le moment plus que jamais pour les élites de redorer le blason de l’intelligentsia, de reprendre le flambeau d’éclaireurs qu’ils ont déjà trop laissé trainer dans les ruelles cahoteuses des capitales africaines sans lampadaires, et sur les réseaux sociaux.

Habib Dakpogan, écrivain

Commentaires

Commentaires du site 39
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    Che Guevara 1 mois

    @Agadjavi

    le cfa a permis une integration administrative et politique mais pas economique au vrai sens du mot.
    Les echanges commerciales entre les pays de l’UEMOA se site autour de 11% en 2016 et peut etre 14% en 2017. Le taux est meme de 3% dans le CEMAC.

    Et oui le systeme du cfa a cree une solidarite entre les etats en terme d’accès au reserve de change des uns et des autres. De ce point de vue oui.
    Mais a t on besoin de la France pour gerer une telle modalite entre nous? Je dis non

    Il y a une aucun argument valable qui peut encore justifier l’implication de la france dans la monnaie qui devons utiliser chez nous.

    La lutte et critique actuelle intense du systeme ne vont surement pas aboutira a une sortie a la va vite et a une creation de monnaie nationale ici et la.

    Mais cette lutte doit aboutir a creer les alternatives viables pour nos pays afin qu’ils restent toujours ensemble dans une union economique et monetaire geree par eux memes.
    Une banque centrale independante, qui cree une monnaie UEMOA et developpé les politiques monetaires et les mette en application.
    Nos hommes politiques ont une occasion d’opter pour la prise en charge des destins de leur pays respectifs en mettant en place d’ici 2020, une vraie monnaie commune uemoa. Ce sera le temps d’apprentissage d’une gestion commune d’une monnaie veritablement africaine avant l’echeance de la CEDEAO.

    Ca fait plus de 57 ans toute meme que ce systeme FCFA est en place. Il a été enseigne a nos cadres de la BCEAO d’une generation a une autre. Par consequent, ils ont eu suffisamment de temps d’en connaitre les contours.
    57 and c’est tout de meme une longue courbe d’apprentissage (learning curve), faut l’avouer.
    De quoi ont ils peur?

    Vous avez espoir que nous allons connaitre une monnaie ouest africaine en 2025… Il faut etre tres optimiste pour y croire.

    Mais en attendant cette echeance allons nous continuer cette servitude?

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      aziz 1 mois

      l’intellectuel..africain..est different..des autres intellectuels des autres continents

      Oui..nous avons d’éminents intellectuels…à travers le monde,des chercheurs dans tous les domaines..et qui font pas piètre figure…loin de là

      J’en connais..pas mal…soit parmis nos ainés..ou de ma promotion..ou des jeunes qui sont venus…apres nous…

      Mais…ce que j’ai observé,vu,analysé…c’est que nous souffrons de tares congénitales qui tiennent de notre propre nature…et qui hélas nous empechent de voir les réalités..

      J’ai eu à dire..que nous ne vivons pas encore dans des républiques,des pays,nes nations…et nous n’avons pas d’états

      Nous occupons…certes des territoires..certes…mais nous en constituons pas…encore des états…à proprement parler

      Oui..encore en afrique….des pays sont donnés en héréitage….sans que nos soit disant activistesintellectuels…ne trouvent rien à dire(guinée de nguéma,le gabon des bongo,le togo des éyadema)

      Ailleurs..ont s’accroche..au pouvoir…quitte à manipuler la const…au gré du bon vouloir…du chef…qui tient…par l’argent public…des députés godillots..qui trouvent leur compte…dans le systeme…des clans et des initiés..

      Et c’est pourquoi le sultan…dit..pour construire..il faut une fondation..

      Ainsi donc…une monnaie unique…pour nous africains…est prématurée….un suicide..une irresponsabilté

      dans ce cas..pourquoi..les singes bono bono…n’auront pas aussi leurs propres monnaies…car en terme d’évolution…nous ne sommes pas mieux..qu’eux

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        Che Guevara 4 semaines

        C’est ta vision du monde.

        Est ce seulement en afrique que les dirigeants s’accrochent au pouvoir?
        Regardes un peu autour de toi.

        Et en quoi cela va empecher la gestion de la monnaie?
        Le maroc a un royaume ou se se sont les memes qui sont pouvoir.
        La Tunisie a connu Ben Ali pendant des decennies. En quoi cela a empeche sa croissance?

        En afrique subsaharienne,expliques moi comment l’alternance politique au Benin a permis sa croissance economique.

        Et pour finir ce presidents qui s’accrochent au pouvoir comme au congo, au Gabon, sont arrives au pouvoir grace a qui?

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    GbetoMagnon 1 mois

    “Il eût été plus contributif…une définition du mot intellectuel. Qu’est-ce qu’un intellectuel? J’ai personnellement ma petite idée…”

    Je ne pense qu’il soit “contributif” de se perdre en conjectures inutiles.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Intellectuel

    La contribution et son auteur sont dans le rôle: appeler “l’intelligentsia” à nous produire autre chose que du “jus de crâne” et à se rendre utile… Enfin

    L’intellectuel ne donne pas les solutions, il pense la société, formule les problèmes, interpelle les uns, les autres – comme ici – pose les questions, voire désigne les issues.
    Mais ce n’est pas son rôle de choisir la porte qu’il faut emprunter, ni de l’ouvrir.

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    Agadjavidjidji 1 mois

    Il eût été plus contributif de commencer cette tribune en proposant une définition du mot intellectuel. Qu’est-ce qu’un intellectuel? Un lettré, un instruit ou tout ça en plus de quelque chose. J’ai personnellement ma petite idée sur la question que je préfère garder pour l’instant.

    S’agissant de la problématique de la sortie ou non du CFA, je fais partie de ceux qui pensent qu’il ne faut pas sortir pour sortir. J’éprouve parfois de la pitié pour mon frère Allomann qui s’échine vainement à longueur de posts à nous faire comprendre les complexités liées à la gestion d’un instrument économique délicat telle qu’une monnaie. Mais c’est comme ça et il faut de tout pour faire un monde. Avant tout, il s’agit d’une question d’école et l’on trouvera toujours en face des contre, d’irréductibles pros tout aussi déterminés et tout aussi bardés d’arguments techniques de poids.
    Je suis personnellement ravi que le débat se fasse ici et maintenant. Ce n’est pas tout mais c’est déjà un pas. Je crois savoir que la tendance penche plutôt du coté des pro-sortis et apparemment, les réflexions sur la question sont très poussées du coté de la Cedeao et qui accoucheront à l’horizon 2025 de quelque chose de solide et surtout d'”implémentable”. Ce n’est pas simple car une intégration monétaire réussie suppose des préalables tels qu’une intégration économique aboutie ainsi qu’ une convergence des normes douanières. Sans parler des considérations d’ordre souverainiste qui peuvent revêtir plusieurs déclinaisons d’un Etat à un autre au regard du passé colonial de chacun. Dire que la partie est loin d’être passe pour une lapalissade dans ces conditions.
    Je préconise pour finir des comités nationaux qui serviront de courroie de transmission entre les aspirations des élites nationales et les spécialistes appelés en appui au niveau de l’instance régionale. On peu pas mettre fin un beau matin sans s’y être bien préparé à 50 ans de coopération monétaire qui a eu le temps de générer des certitudes au plan gestion macroéconomique ainsi que toute un appareillage administratif voire même politique au niveau de nos Etats. C’est mon point de vue et il n’engage que moi.

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      aziz 1 mois

      tu sors matin là…de ta tanière..pour nous parler gros gros français..d’équilibrisme..

      Tu es pour..ou tu es contre…c’est ce que veut savoir..et non des contorsions sémantiques..mon pote..!!!

      Comme je le disais ce matin….tous ceux là..nantis de diplomes théoriques..mais incapables de tenir la compatbilité…d’une épicerie..sont tous des hospice antonio

      Ce célèbre..activiste…avant l’heure des années kérékou…qui manipulait ses étudiants..à la fac

      Mis à l’épreuve..par kérékou…tout le monde…a vu…la face qu’il cachait aux gens

      Mon frangin….30 ans apres..tous ceux là…qui à travers le continent…sont dans des réseaux sociaux…à nous enfumer…ne sont pas différent de ce sinistre personnage

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      Napoléon1 1 mois

      Intellectuel: Partant de l’intellectualisme, c’est d’abord “une doctrine philosophique qui affirme la prééminence de l’intelligence sur les Sentiments et la volonté.” Alors “intellectuel ou intellectuelle” serait à la fois un adjectif et un nom: Adjectif puisque relatif à l’intelligence , à l’activité de l’esprit par Opposition à l’activité manuelle en l’occurence le travail manuel par exemple.

      Et lorsque l’on dit: un intellectuel,l’on désigne par là une “personne dont l’activité fait surtout appel aux manipulations abstraites et au discours. Une personne qui se consacre, professionnellement ou par goût , à l’activité de l’esprit ou d’ordre culturel et spéculatif”.

      Je ne sais pas cependant ce que tout ceci a fondamentalement de décisif par rapport à la problematique du franc CFA. Si ce n’est l’aveuglement et le tarre que traînent les africains Noirs encore avec eux, comme quoi que ceux quel’on peut désigner comme intellectuels sont tout dans la société. Alors qu’en réalité ils ne sont qu’une minorité souvent comprometteuse des aspirations du plus grand nombre.

      Le franc CFA, n’est il pas la monnaie de servitude imposée à ces pays alors qu’ils étaient Sous tutelle et dépendance d’un pouvoir étranger?

      La Zone franc où circule cette monnaie est créée en 1939 par l’institution du contrôle des changes pour défendre les intérêts coloniaux de la France (à lire á la Banque de France (Rapports de la Zone franc).
      Pourquoi avoir maintenu cette monnaie aux pays africains à l’independance alors que la volonté de ces pays de se transformer en une seule République fédérale a été torpédiée par la France pour finalement les diviser et balkanniser cette partie de l’Afrique (voire la conférence de Cotonou en 1958 et l’échec de la fédération du Mali).

      On a donc pas besoin d’être intellectuel en Afrique pour se sentir concerné par les dégâts et les ravages du franc CFA sur les populations de l’Afrique noire. Plus de 50 ans d’independance avec cette monnaie n’a enfoncé les populations concernées que dans la misère et la pauvreté cruelle, malgré toute la Performance que certains spécialistes attestent à cette monnaie.

      On dit aux africains que cette monnaie a été garante de la stabilité. Pourtant aucun de ces pays n’a connu une croissance à deux chiffres pouvant booster le développement économique du pays. On dit que l’inflation est maîtrisée dans la Zone, mais pourtant tout est cher dans cette partie du monde. Les populations ne cessent de se plaindre.

      Ne pas vouloir mettre fin à la Zone franc et se débarrasser de la monnaie de servitude qui est le franc CFA s’assimile à l’esclave libéré mais qui retourne dans l’asservissement et dans la honte.

      Ce comportement des africains pro-CFA me rappellent un Souvenir de ma jeunesse: Mes camarades et moi-même à la ferme, nous avons une distraction favorie qui conciste à enfermer la volaille (les poules, les coqs et leurs progénitures dans une cage que nous gardons bien fermée. Les Premiers jours il y a un cohu-bohu général dans la Cage. Toute la volaille se débattait et cognait aux parois de la Cage et voulaient sortir à tout Prix.

      Cependant après trois jours, lorsque nous ouvrions la Cage, aucun de la volaille ne voulait plus sortir. mes camarades et moi-même nous demeurions étonnés. Mais la l’explication est que la captivité a eu Raison d’eux. Toute la volaille s’est adapté à cette condition à tel enseigne qu’elle ne voulait plus rien échanger contre.

      Mais nous autres africains Noirs, nous ne sommes pas de la volaille. Ne sommes nous pas des êtres dotés de l’intelligence? Une condition qui a été la nôtre Sous la domination et Sous la tutelle d’un pouvoir étranger ne peut pas pas faire notre bonheur dans la liberté. Nous devons nous résoudre à nous en sortir.

      Mais le Noir africain a cette particularité d’être timide aux risques et à l’inconnu, alors même quand il s’agit d’un passage obligatoire pour devenir soi-même.

      De même qu’un enfant qui doit apprendre à marcher pour ainsi dire à voler de ses propres ailes ne réfuse pas de tomber plusieurs fois, de se relever et de recommencer, l’africain ne doit pas avoir peur de l’avenir et de ne pas vouloir affronter entre autres les problèmes et autres expériences existentielles dans la vie d’une Nation.

      La peur et les imaginations négatives et les mauvais exemples des autres pays ne sont que des mauvais conseillers pour les pays qui veulent aller de l’avant.

      Ceux qui prônent la sortie de la Zone franc et l’abandon de la monnaie de servitude ne prônent pas sortir pour sortir. Nous végetons dans cette monnaie de servitude qui a ployé et continue de ployer l’avancement des économies de nos pays depuis déjà plus de 60 ans. Il n’y aucun argument au monde qui exige d’accepter la servitude et la dépendance afin de contourner les efforts et les initiatives que l’on doit prendre soi-même parfois douloureux et éprouvants mais qui conduisent à la maturité et à la souveraineté.

      Les africains Noirs font la risée de tout le monde, quand après plus d’un siècle de colonisation, ils sont en mesure d’avouer par eux-mêmes que la colonisation a été une bonne Chose et les sequelles qui en découlent la seraient.

      C’est pour quoi j’invite tous les africains de bonne volonté à prendre cette affaire au sérieux et de s’y atteler Avec toute l’énergie nécessaire.

      Mais je crains une Chose: Cette Union Africaine, qui est financée par l’union européenne est elle vraiment l’organisation compétente pour conduire cette affaire pour les populations éprouvées de l’Afrique Noire?

      Il y a donc plus à faire dans la société africaine.

      On ne peut laisser la jeunesse africaine en quête d’un avenir meilleur aller s’échouer en mer méditerrannée par millier toutes les semaines mourir et rester les bras croisés et laisser la décision aux soi-disants intellectuels.

      Il faut une révolution en Afrique Noire pour changer radicalement la donne.

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        OLLA OUMAR 1 mois

        Napo 1er , pardon c’est pas thèse tu soutiens ici

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        aziz 1 mois

        Enfermer…des gallinacés..pendant trois jours…c’est un acte de tortures,de cruauté…puni..par toutes les conventions internationales…

        Comme je suis quelqu’un de gentil….je ne vais..saisir la cpi de la bensouda(quelque chose comme ça)..

        Cependant brigitte bardo et Alain bougrin dubourg…seront bien informés…de ton exploit…afin…qu’un plainte soit déposée…contre toi

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    Pieroger 1 mois

    J’admire le style et la rethorique. Sans vouloir vous vexer il me semble que vous ne sembler pas être concerné par cette lutte contre le CFA

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      OLLA OUMAR 1 mois

      Non Mr pieroger, dakpogan habib , l’auteur de cet article est tout en nuance et d’une intelligence affirmée qui dépasse celle d’un ordinaire écrivain de roman .
      Il trace de façon méthodique et judicieuse la voie à suivre pour résoudre ce sujet que nous approuvons

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Dakpogan habib , dis donc avec une contribution d’une si bonne facture , tu es plus qu’un écrivain

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    Gouvènon 1 mois

    Dakpogan, le Togo, la RDC, le Congo ont de nombreux brillants, et respectables intellectuels comme le Bénin. Pourtant vous vous êtes allègrement autorisé à citer Edem, mes ainés et collègues Pr Elikia, Pr Obenga comme ayant pactisé avec big sheitan. Ok!

    Ayez le courage de citer aussi ceux du Bénin, ne craignez rien, cher Habib. L’heure du démantèlement du CFA a sonné. Il ne faut rien craindre, la responsabilité des intello est engagée. Donc si vous entamez un chantier, allez-y crânement, franco.
    En ne citant pas clairement les noms des intello béninois qui pactisent avec les pouvoirs, qui tiennent des “conférence” ou dans des discours fumeux, enlevés et vivement applaudis par des jeunesses enflammées et conquises” ce sera toujours “Pauvres de nous !” pour vous citer.

    Vous leur filez une sacrée couverture en restant à dessein dans le subtil et la vaporeuse généralisation! Et c’est cette filoute-rie ou “béninoiserie” que vous dénoncez chez eux. Alors ne faites pas comme eux. N’ayez crainte de citer, les Hospice Antonio, Holo, Tévos, Dossou Robert, Gnonlonfoun, Djogbénou, Lionel Zinsou, etc.
    De toutes les façons, Emmanuel Mounier en 1948, alors directeur de la revue “Esprit” écrivait : “Le Dahomey est le quartier latin de l’Afrique de l’Ouest. Mais cet intellectualisme, fait de méchanceté et de mesquinerie, est de nature à nuire au développement du pays”

    La meilleure pour la fin: j’allais oublier un professeur titulaire de chaire se sciences politiques, actuellement en ébullition gbada!

    Aklounon!

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      OLLA OUMAR 1 mois

      Gouvènon , alors voulez vous que sur ce sujet délicat et sismique du l’avenir du CFA , on procède à un reférendum à la suisse qui interroge son peuple sur par exemple ” le ramassage des crottes des animaux ” ( par un certain agadjavi et tundé , immigrés sur leur sol ? )
      Non monsieur , c’est un sujet trop important pour nos pays dont des saltimbanques comme keba ne doivent s’approprier

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        Gouvènon 1 mois

        OLLA OUMAR, je commence par dire qu’il urge de savoir lire les signes des temps. Référendum, non ce n’est pas sur un oui ou un non référendaire que se jouent les enjeux monétaires. C’est nettement plus sérieux! Tellement sérieux que la comédie consultative à travers un référendum est déconseillée. Encore moins la démagogie Kémi-Sébaienne.

        Les politiques monétaires relèvent essentiellement d’enjeux stratégiques et par conséquent d’objectifs politiques et économiques du même ordre, à décliner de manière opérationnelle. Suivront alors les actions concrètes à mener.
        Il ne faut pas se précipiter pour lancer des actions irréfléchies comme nous le voyons là, mais il ne faut pas non plus se faire vitrifier dans le statut quo. Tout est dynamique, surtout en matière financière et monétaire.

        La capacité des politiques à savoir s’inscrire dans cette dynamique sauvera nos pays.
        Ceci dit il ne faut pas avoir peur de dire que nos intellos tuent nos institutions et pays en privilégiant leurs intérêts.
        Lisez l’excellent article de notre confrère Pr Nguessan Tchétché sur

        http://www.persee.fr/doc/reco_0035-2764_1991_num_42_5_409315

        Enfin, il eût juste fallu citer au moins un nom d’intello béninois, pour coller au parallélisme des formes, ça ce n’est pas se mettre en danger! Mon ami Habib, le sait très bien. Mais son article reste très bon.

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          OLLA OUMAR 1 mois

          Gouvènon , merci pour le recadrage , votre ami tchetche dans son article parle-t-il chinois ? Trop compliqué pour nous , et pour palier au crime de lèse majesté de habib dakpogan de n’avoir pas citer un beninois dans son article , nous nous citons gouvènon qui est aussi un connaisseur serieux de la question ” devenir du CFA “

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            Gouvènon 1 mois

            Sacré OLLA OUMAR! Ce qui me réconforte est que vous êtes un Homme sur qui le pays peut compter. Une vigilance sans faille et une perspicacité redoutable. Je compte sur vous pour sensibiliser, encadrer la jeune génération.
            Merci OLLA OUMAR!

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            OLLA OUMAR 1 mois

            👍👍👍 ami gouvènon

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    Jaidit 1 mois

    Le mécanisme actuel du franc cfa est nuisible pour le développement parce qu’il bride le crédit et agit comme une subvention aux importations et un impôt sur les exportations.

    De petits commis viennent ici défendre l’indéfendable avec des arguties dignes de leur rang de sous-intellectuels. D’autres, qui connaissent la perversité du système actuel viennent défendre le statut quo tout simplement parce qu’ils sont en service commandé.

    Le débat actuel a un mérite, celui de faire bouger les lignes. Aujourd’hui, cela n’est pas encore perceptible, mais cela va venir, c’est dans la dynamique des choses…

    Il est quand même pathétique de voir la posture de certains africains sur ce sujet: ils implorent la France de continuer avec eux, un système dont-elle même à été la victime au moment de son occupation par les nazis durant la seconde guerre mondiale. Incompréhensible, disent les anglo-saxons avant de s’interroger: comment un tel système a pu survivre jusqu’à présent?…

    Incompréhensible aussi, cette posture de ces pseudo défenseurs du franc cfa lorsqu’ils avancent qu’il faut continuer avec le statut quo puisque les africains francophones ne sont pas assez responsables pour s’occuper de leur monnaie. En cela, ils donnent du grain à moudre à ceux qui depuis toujours continuent de les infantiliser… En réalité, ce sont les tenants du statut quo qui sont irresponsables et donc disqualifiés pour s’occuper de leurs propres affaires et en appellent à la tutelle de la France… Il n’y pas plus esclave que celui qui l’ai dans sa propre tête.

    Ce dont-il s’agit ici est de permettre l’essor d’un développement économique des pays africains francophones utilisateurs du franc cfa. Cet essor passe par une refonte du système monétaire en place qui bride le crédit en direction du financement de l’activité économique. Nous avons l’un des ratios de financement les plus faibles du monde.

    Pensez que les entreprises chinoises n’auraient pas pu émerger dans un système comme celui du franc cfa! Elles bénéficient d’un mécanisme de financement mis en place et géré par les autorités chinoises. Et cela continue encore aujourd’hui avec Exibank qui accorde des crédits aux Etats africains pour le financement de grandes infrastructures à la condition unique que l’exécution de l’ouvrage soit assurée par des entreprises chinoises!…

    Le mécanisme actuel du franc cfa est destructeur pour les pays qui utilisent cette monnaie. Il faut changer mais avec comme base la conservation de cette zone monétaire unique, qui pour une fois, est une zone monétaire optimale au sens de Mundell.

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      Che Guevara 1 mois

      Merci pour ce apport.

      Tout ce que nous demandons (LE PEUPLE averti) est un systeme monetaire commune a nos etats ou la monnaie est creee et geree par nous meme ainsi que les reserves de change.

      Notre banque centrale commune autonome mettra en place des regles et politiques pour eviter toute decision unilaterale et suicidaire d’un Etat de la communaute.

      Cette monnaie commune de l’UEMOA se fera appelée tout se qu’on voudra.

      Ce Sera un apprentissage certain a nos pays de voler par leur propre ailes avant de joindre dans un futur encore incertain la Monnaie unique CEDEAO.

      Plus aucune intervention de la France dans cette gestion.

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    Depenyou 1 mois

    “des soi-disants africanistes qui prennent en otage une jeunesse en quête de défis pour leur avenir,”?

    Les “intellos” qui se cachent derrière le vocabulaire technique pour prétendre que le franc CFA est bien ne nous expliquent toujours pas pourquoi il serait mauvais si les réserves de change n’étaient plus gérés par le trésor français.

    Pour eux le franc CFA est bon à condition que la France contrôle tout.

    Pour eux, si La France est dégagée du contrôle et fonctionnement de la monnaie commune aux 15 pays, alors c’est la catastrophe.

    Ces arguments sonnent comme ceux de l’esclave qui ne veut pas quitter la plantation.. il est productif seulement quand il travaille sous la chicote du maître. S’il est seul, il devient incapable de refaire le même travail.

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      Che Guevara 1 mois

      Le professeur beninois a Yacouba Fassassi a in fonctionnaires de FMI avait deja dans ces differents livres expliqué la catastrophe que constitue cette monnaie pour nous africains.

      https://youtu.be/1KIKaaP3ZEQ

      Le professeur Agbohou de la cote d’Ivoire egalement et d’autres economistes de renom.
      https://youtu.be/_wrMc9SI6A8

      Mamadou Coulibaly a meme demontre comment nous pouvons sortir de ce systeme.

      Le probleme est tres politique et nous sommes dirigé par des pantins qui y sont pour proteger les interets de leur seconde patrie.nous savons comment certains sont arrives au pouvoir.

      ils sont pour la plupart de nationalite francaise et sont dans les obediences maconniques ou la confrerie joue un role tres important. Par consequent, les interets de la confrerie passent avant ceux des pays qu’ils dirigent.

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    ANANI Marius V.Lyé 1 mois

    Mr Habib merci.Si nos leaders politique africain peuvent prendre conscience la vie de leurs peuples sera sauvé. Surtout s’ils se souviennent d’énormes rôles que certains de nos anciens ont joué auparavant.

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    ANANI Marius V.Lyé 1 mois

    Si nos leaders politique peuvent prendre conscience la vie de leurs peuples sera sauvé. Surtout en se rappelant le rôle joué par certains de nos anciens leaders politique l’Afrique trouvera son chemin.

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    Che Guevara 1 mois

    Encore une fois notre Alloman national fait les memes gynmastiques intellectuelles sans faire de proposition concrete de sortir du systeme cfa comme le souhaite l’auteur de l’article.

    Dans une lutte de liberation , il y a toujours differentes tendances, celle de ceux qui prennent les armes et celle qui optent pout la voie pacifique.
    Prendre son temps a s’attaquer aux extremistes ne fait nullement avancer le debat.

    La situation du fcfa doit evoluer de son statut actuel.

    Francois Hollande reconnait que le systeme de fcfa doit evoluer et dit que la france est prete a toute les propositions venanr des africains.

    Juncker affirme que les africains ne montrent eux memes aucune volonté de sortir de ce systeme.

    Le mal est que tres peu de nos intellectuels peuvent avoir le courage de faire de propositions de sortir et d’avoir le courage de leurs idees.

    La plupart pour ne pas se tirer des ennuis preferent se cantonner a en faire les eloges du statut quo. Alors que ceux la memes qui l’ont mis en place en disent un systeme qui ne favorise nullement la croissance economique, empeche la competitvite de nos economies,et est un pillage.

    Sortez nous vos propositions et suscitez des debats autour. C’est de cela que nous avons besoin.

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      Sonagnon 1 mois

      Il n’y a pas une autre alternative que de sortir du CFA au plus vite!!!

      Mais pour le faire, il faut une décision politique.

      C’est Outtara, BIYA et Macky Sall qui sont mieux placés pour conduire ensemble cette réforme.
      Biya qui est face à BOKO Haram, et est au soir de sa vie est trop fragilisé.
      Outtara et Macky Sall, sont des tirailleurs sénégalais, donc sous ordre de la France!!!

      La pauvreté a encore plusieurs décennies en Afrique francophone, car les autres pays de la zone cfa n’ont pas l’influence politique et économique pour s’attaquer au CFA.

      Les français disent qu’il sont prêts pour les réformes, mais l’économie française actuelle supportera t elle que la manne qui vient de l’Afrique s’arrête???
      Quoi qu’il en soit, Dieu seul sait si nous verrons une autre monnaie autre que le CFA actuel avant 20 ou 30 ans encore. Et voilà notre destin!!!

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        Che Guevara 1 mois

        Je suis entierement d’accord avec toi que nous sommes face une situation de desequilibre des forces ou les opprimes ont du mal a se defaire de leur chaines vu que parmi eux il y en a qui sont entierement affides aux interets de l’oppresseur.

        Dans ce telle circonstance, meme le voeux de la monnaie unique ouest africaine ne verra JAMAIS jour car ce sont les memes interets strategiques qui sont enjeu. Deja l’echeance de 2020 pour la realisation de la cette monnaie est deportee a 2030.

        En attendant les jeux de couloirs continuent, la destabilisation des adversaires potentiels (notamment le Nigeria) egalement.

        Les autres viendront nous parler de mauvais eleves que constituent les pays hors cfa et voient au systeme fcfa l’issue a tous nos problemes.

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      Habib Dakpogan 1 mois

      Nos Etats doivent organiser des forums productifs. Et surtout que nos chefs soient courageux et encourages les élites à oser des propositions réalistes et efficaces

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        aziz 1 mois

        S’il faut un jour sortir du systeme de fcfa….l’erreur c’est un saut dans l’inconnu…qu’il faut à tout prix éviter

        Il faudra entreprendre paralellement….l’assainissement des muers politiques….c’est à dire bannir à jamais…toute forme de dévolution monarchique..partout en afrique..

        Et ammorcer doucement,methodiquement étaler dans le temps donc….la rupture de l’arrimage avec la france…c’est à dire…apprendre à se gerer nos monnaies

        Une rupture brutale…sera un cauchemar…pour les peuples d’afrique

        Et dans ce cas de figure…aucun des theoriciens…se disant activistes…ne seront plus là…pour repondre de leurs erreurs

        Deux zones francs (disons 3 avec les iles des commores)…n’est ce pas là une grande..opportunité que nous a offert la france…malgré elle…d’etre ensemble et de sentir proches….?

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          Che Guevara 1 mois

          “La france a malgré elle…”

          Ca se voit que tu ne sais pas trop de quoi il s’agit ici et les enjeux.
          Je te concede cette ignorance.

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            GbetoMagnon 1 mois

            “une grande..opportunité que nous a offert la france…malgré elle” Où est l’ignorance des enjeux là dedans ?

            Franchement les gars, avant de céder au réflexe de s’agresser mutuellement, prenez la peine de lire et attendez de comprendre ce que vous avec lu.

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    Kossi Mangua NABIA 1 mois

    Ce que M. Habib Dakpogan écrit est aussi qu’une parole des évangiles ou autres livres saints. Et le Président général avait deja qualifié les intellectuels de tarés. Était il dans l’offense ? À mon avis non et le malheur de ce continent provient de ses intellectuels. Autrement on ne serait pas à en débattre aujourd’hui. Je dis simplement bravo et merci du fonds du coeur.

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    HAL 1 mois

    Vraiment bien écrit

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    ALLOMANN 1 mois

    Merci M. DAKPOGAN pour avoir attiré une attention salutaire sur les intellectuels qui se taieraient au sujet du débat sur le CFA. Les intellectuels qui maîtrisent cette problématique existent à foison. Mais, le silence des sachants est justifié par les considérations ci-après :
    – les réflexions sur l’avenir du CFA ne sont pas nouvelles. Elles ont toujours été alimentées par des arguments techniques très précis relatifs aux fondements du système actuel et les aménagements devant permettre à cette monnaie de contribuer de manière plus significative au développement économique de nos Etats.
    -Malheureusement, le débat actuel est profondément biaisé, pollué car fondé sur des incantations, la désinformation, l’ignorance des mécanismes que l’on exhibe pour justifier une révolution qui ne peut qu’être désastreuse pour nos populations. En lieu et place de réflexions théoriques et techniques pesées sur les aménagements susceptibles d’être apportés, c’est la revendication souverainiste qui prend le pas, au point de s’approprier aujourd’hui les slogans politiciens de Sékou Touré en 1958…Or, les débats sur la monnaie ne peuvent pas se mener dans la rue, ni sur la place publique. Il en est ainsi dans tous les pays sur cette planète terre où la parole du banquier central est rare, tant le sujet est sensible…
    – Qui voit-on en pôle position? : des soi-disants africanistes qui prennent en otage une jeunesse en quête de défis pour leur avenir, et très poreuse au argumentaires populistes. Leur dirigeant, à l’instar de Kémi Saba, qui se saisit de ce débat pour masquer les déboires subis dans sa quête de suprémacisme de la race noire (avec des peines de prisons en France). Un quidam qui a même renoncé à son patronyme Capo Chichi et dont les activités de destabilisation sont financées par l’ancien Président de l’Iran Almadjinedjad (il l’a reconnu à Dakar)…En fait, c’est comme si un ouvrier maçon, spécialiste de son métier, se découvre des dons de pliotage d’avion, et s’arroge le droit de donner des leçons de pilotage à un commandant de bord..
    Voilà quelques raisons qui ne militent pas en faveur d’un débat serein. La Banque centrale a fait une ou deux sorties, des intellectuels tels que Lionel Zinsou et les Présidents Ouattara et Macky Sall y sont allés de leurs déclarations. Nous entendons également Kako Nubukpo qui a le courage de ses idées qui ne sont toujours fondées, ….. Voilà le tableau.
    Des interviews existent, en particulier le dernier en date étant celle du Directeur National de la BCEAO pour le Sénégal, visibles sur Youtube….
    Dans ce capharnaüm, que voulez-vous que je fasse comprendre à Kamal avec mes démonstrations sur le taux de change effectif réel, les dotations factorielles, de la lutte contre l’inflation, la planche à billets, etc… Ce n’est pas le même monde et on ne trouvera jamais de terrain d’entente…..Il reste à concevoir un cercle plus serein pour clarifier les positions des uns et des autres…

    Je voudrais terminer en mettant les activistes au défi de nous donner des exemples d’Etats africains, disposant de la souveraineté monétaire, qui ont pu gérer ce bien sensible véritablement au profit de leur peuple… Très peu ou pas du tout….Les exemples sont légion (Zimbabwe, Zaîre, Angola, Gambie, et même le Nigeria et le Ghana avec des politiques économiques de stop and go….
    Mais, ne vous en faites pas, nous allons investir le terrain pour lever les incompréhensions, les intoxications et la désinformation qui tiennent lieu de réflexions aujourd’hui……

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      Habib Dakpogan 1 mois

      Merci Monsieur. Nous avons besoin de personnes éclairées comme vous

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      YIN 1 mois

      Alloman!
      Tu mérites une fière chandelle en plus de la palme du despot éclairé de la Toile !!
      Merci

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      franck Kossouho 1 mois

      Si tout le monde essayait de penser avec sa tête plutôt qu’avec ses muscles on irait de l’avant. Le problème est que ceux là qui s’agitent aujourd’hui croient qu’ils sont plus africain que d’autre.
      Merci pour ton analyse.

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    sisco 1 mois

    belle analyse monsieur Habib !!!