Bénin : Après le camouflet de la cour, le temps est venu de changer la gouvernance Talon

Bénin : Après le camouflet de la cour, le temps est venu de changer la gouvernance Talon

Après l'arrêt de la cour constitutionnelle déclarant contraire à la constitution le retrait du droit de grève à certaines corporations, le bon sens doit maintenant reprendre le dessus.

Bénin : Des faucons du régime proposent de “mettre la démocratie entre parenthèses”

Pour que notre pays reprenne sa marche tranquille vers le développement qui est le vœu de tous. Mais si le chef de l’état ne peut pas respecter sa parole, il ne nous laisse pas d’autre alternative que de demander sa destitution pour parjure répétée et d’autres crimes.

Le président de la république doit savoir qu’il y a des fonctions de représentation qui ne supportent pas le double langage. La duplicité et le mensonge ne sied pas à un magistrat et à plus forte raison au premier magistrat d’un pays. La fonction de chef d’état est sacrée et la figure du chef dans toutes les traditions représente le modèle à suivre. il concentre en lui-même le chaînon entre les ancêtres de la nation et le peuple et il annonce l’avenir. Dans ses différents rôles il est suivi par les mânes des ancêtres dont il perpétue la mémoire et reçoit les bénédictions. Un chef qui serait faux désacraliserait sa fonction et en perdrait les bénédictions de même que le respect qui lui est dû de la part du citoyen.

Aujourd’hui nous parlons de la déclaration de droits dont la première est intervenue dans le haut moyen-âge anglais. Jean-sans-terre contre qui se sont révoltés les pairs du royaume était un roi fourbe, faux, cruel et cupide qui a fait régner la terreur en l’absence de son frère Ricard ,cœur de lion parti en croisade. Cette révolte a donné lieu à ce premier document historique de la déclaration des droits de l’homme appelé Magna Carta, la grande charte de 1215.

Il était bon de rappeler cela car l’histoire continue sa marche, en spirale qu’on appelle progrès. Elle ne doit en aucun cas reculer ou bégayer comme elle semble le faire sous Yayi et Talon. Les bégaiements de l’histoire sont les défauts de la nature humaine incapable d’avoir une juste perception des réalités de l’histoire commune.Cela dit, dans tous les pays et sous tous les cieux, le chef de l’Etat est le grand maitre de tous les ordres de la république qui distinguent les citoyens qui se sont signalés à son attention par leur exemplarité. Cette responsabilité de distinguer les meilleurs lui impose d’être lui-même un modèle d’exemplarité.

La gouvernance du chef de l’Etat, Patrice Talon donne satisfaction à très peu de Béninois à l’heure actuelle et ce n’est pas par hasard que la grève de ces derniers jours a été générale. Si à partir de maintenant rien ne change dans cette gouvernance, les grèves à venir peuvent devenir insurrectionnelles exigeant le départ du président la république. Le roi français Henri iv protestant a déclaré pour la postérité que Paris valait bien une messe. Le retour du Bénin à la norme en terme de bonne gouvernance vaut bien un renoncement à soi-même et à ses ambitions personnelles. Pour l’intérêt de tous.

Le Bénin est devenu une propriété privée

L’opinion la plus généralement répandue en ce moment est que le Bénin est devenu la propriété privée du chef de l’état à travers ses sociétés et des sociétés -écrans. Toutes les décisions économiques sont prises au profit du chef de l’Etat ou de ses soi-disant anciennes sociétés comme par exemple les exonérations abusivement accordées au Pvi et aux sociétés sous-traitantes et partenaires. Personne ne comprend que le port sec d’Allada où tous les transporteurs prives doivent obligatoirement passer en payant des droits à un privé au lieu de les payer à l’Etat fait débat. Le port est aux mains du Pvi avec les services de la douane réduits en spectateurs. Les dossiers économiques sont nombreux qui opèrent en exclusivité au profit du chef de l’Etat à l’exclusion de toutes autres sociétés concurrentes. Dans le genre d’économie libérale que le président Talon a introduite dans les affaires publiques ce sont ses sociétés qui ont le monopole et. Elles éliminent toute concurrence.

Si l’argent de l’Etat est siphonné pour le chef de l’Etat et ses partenaires,on est dans le cas de criminalité en col blanc de délit d’initiés, de conflits d’intérêts et de prises illégales d’intérêts qui dans un système politique moins confus et moins corrompu conduirait nécessairementà une action en justice à  charge contre le chef de l’état et ses partenaires en affaires.

En tout et pour tout, les intérêts du chef de l’état sont substitués aux intérêts de l’Etat et rien ne semble indiquer un changement dans cette gouvernance économique sulfureuse et mafieuse qui ne résisterait pas à l’examen du mécanisme africain d’évaluation par les pairs, si le chef de l’Etat est confiant que sa gestion économique est au-dessus de tout soupçon qu’il invite cette institution panafricaine pour venir ausculter un peu son modèle de gestion. C’est un défi que je sais qu’il ne pourra pas relever.

Impunité, quand tu nous tiens

La lutte contre l’impunité et la corruption a jusque-là choisi comme cibles uniques les hommes et femmes que le chef de l’état et son entourage considèrent comme des opposants, vidant cette lutte de toute crédibilité et faisant d’elle une arme de choix contre l’opposition.

La république, comme la justice est juste, égale équitable et aveugle. Toute discrimination dans cette lutte contre l’impunité entre mouvanciers et opposants est un déni de droits et de justice. Les coupables de crimes économiques qui ont noms : Maria-gléta,machines agricoles, siège de l’Assemblée nationale. Ces auteurs sont auprès du chef de l’Etat qui les côtoie tous les jours mais choisit de ne pas les inquiéter.  C’est notre credo républicain que tous les citoyens béninois sont égaux devant la loi. La négation de ce credo dans le cas spécifique de cette lutte contre l’impunité est une partialité partisane qui coexiste mal avec l’idéal républicain et démocratique qui  est le nôtre.

La colère de la nation gronde contre l’acharnement et le harcèlement dont sont victimes des personnalités du pays au-dessus de tout soupçon mais que le gouvernement de la rupture a choisi scandaleusement et impunément de couvrir d’opprobre, des citoyens comme Sébastien Germain Ajavon, Laurent Mètongnon, Capitaine Trêkpo qu’on a humilié sans raison. Moi-même l’auteur de cet article j’ai reçu des menaces pour mes écrits sur les réseaux sociaux.

Un Etat policier est en train de se mettre doucement  en place au Bénin avec la bénédiction de l’Assemblée nationale. L’érosion quotidienne des droits civiques que nous avons conquis de haute lutte vide notre constitution de son contenu. On nous distille la peur et l’on nous intimide dans les bureaux. A la moindre critique de la gouvernance actuelle, des chefs de service sont sanctionnés et remplacés à la moindre occasion. Le Bénin ne veut pas devenir un autre Rwanda ni un autre Haïti des Duvalier,une république bananière propriétaire des Talons et Cie

Le chef de l’Etat est particulièrement coupable des différentes atteintes à la liberté d’expression et au droit à l’information consacrés par la constitution du 11 décembre 1990. Il n’a rien fait  jusqu’à présent pour faire arrêter le brouillage de la radio soleil Fm, ni faire cesser l’interdiction faite à SikkaTv d’émettre au Bénin. Ces droits consacrés par notre constitution sont violés au vu et au su du chef de l’Etat qui a choisi de ne pas les faire respecter de se réfugier dans un silence obstiné, commettant ainsi un crime de parjure et de félonie. Notre démocratie est devenue méconnaissable sous le président Talon. S’il ne se sent pas heureux dans notre constitution, il peut démissionner plutôt que de la défigurer.

Jusqu’à cette date le chef de l’Etat n’a pas travaillé à la paix et à la concorde au Bénin. Pire : de son propre chef et sans aucun débat avec la nation à travers la représentation nationale, le chef de l’état place d’autorité deux joyaux du patrimoine national sous tutelle étrangère. Sans demander l’avis de l’Assemblée nationale il a liquidé des sociétés d’état et créé à leur place des agences. Sa politique de privatisation des hôpitaux n’a fait l’objet d’aucune loi.

C’est notre avis que l’action de chef de l’état a été jusque-là antinationale et préjudiciable à la cohésion de la nation qui ne se retrouve pas dans cette politique qui est une gestion solitaire, clanique et spoliatrice, prédatrice des ressources du Bénin. Le choix de Safran au lieu de l’Insae pour réaliser le Ravip est un délit grave qu’aucun autre pays ayant une orthodoxie en matière de passation de marché ne peut laisser impuni.

Pour conclure, la gestion de Patrice Talon soulève de sérieux problèmes de transparence qui transforment notre pays  en une propriété privée du chef de l’état. Les forces du sursaut patriotique(Fsp) exigent la réunion des états généraux pour redéfinir les bases de notre démocratie et de notre vivre-ensemble. Faute d’accéder à cette demande, le président Patrice Talon qui a perdu tout contact avec la nation risque d’exposer le pays à l’insurrection générale la prochaine fois .Il aura tout fait pour cela.

René Ahouansou
Professeur de littérature
et civilisation américaines

Commentaires

Commentaires du site 5
  • Avatar commentaire
    Azanhouan Il y a 3 mois

    Ce Ahouansou ne dit que des contre-vérités Peut-être qu’il veut un poste ministériel qui l’amènera à s’acheter le bras coupé

    • Avatar commentaire

      mon cher fourmi magnat ou azanhouan on ne dit pas des choses de ce genre. c’est le. jour où vous êtes six pieds sous vos’propres pieds que vous savez si vous rejoignez votre créateur en entier ou diminuer. encore que chez le professeur c’est de naissance.

  • Avatar commentaire
    GbetoMagnon Il y a 3 mois

    “…régner la terreur en l’absence de son frère Ricard…parti…” ça ne serait pas plutôt “Pastis à l’apéro” ? 🙂

  • Avatar commentaire
    Looool Il y a 3 mois

    « René Ahouansou
    Professeur de littérature
    et civilisation américaines»  // l’écriture c’est clairement votre domaine mais le bon sens malheureusement ça ne s’achète pas !!! ….quoi que au Bénin c’est possible … On vous paie pr écrire et créer des histoires ( encore une fois ça c’est de votre domaine ) qui sont loin de la réalité !!!  Prix Nobel de la connerie 

  • Avatar commentaire
    Looool Il y a 3 mois

    Vous êtes VRAIMENT des rigolos !!!