Me Adrien Houngbédji ou la trahison des idéaux de la Conférence Nationale

Me Adrien Houngbédji ou la trahison des idéaux de la Conférence Nationale

Dans la déconfiture actuelle de notre modèle démocratique, le Président de l'Assemblée Nationale porte une lourde responsabilité qu'il ne peut repousser sur un autre ni partager avec personne.

Bénin – 76 ans de Me Adrien Houngbédji : Une messe d’action de grâce célébrée en son honneur

Dans l’architecture de notre système de séparation des pouvoirs, la Représentation Nationale est le tout premier pouvoir d’abord par le nombre élevé des députés élus aux quatre coins de notre pays ensuite compte tenu de l’étendue des pouvoirs qui sont les siens.

La Constitution du 11 décembre 1990 donne à l’Assemblée Nationale toutes les ressources pour contrôler le pouvoir exécutif .Il n’y a pas cet acte du gouvernement sur lequel les députés n’ont pas le droit d’interpeller le gouvernement; après l’audition d’un membre du gouvernement ou du Chef de l’État lui-même, le cas échéant, l’Assemblée Nationale a la possibilité de faire des recommandations au gouvernement. Il est surprenant que dans ce petit pays de 10 millions d’habitants qui aurait pu être une vraie oasis de paix, le pouvoir législatif devienne complice des actes de voyous du gouvernement car il n’y a pas un autre nom que celui-là par lequel qualifier les violations incessantes de la Constitution et le mépris dans lequel ce gouvernement tient et traite les arrêts de la Cour Constitutionnelle qui est la seule Institution habilitée à interpréter la Constitution et à réguler les relations entre les différentes institutions.

Le silence de l’Assemblée Nationale sur ces différentes violations et ses propres violations des décisions de la Cour sont condamnables pour le moins. Cette Assemblée Nationale ne répond à aucune des exigences de la démocratie en soi sans parler de notre appartenance à l’association des parlements francophones qui a institué les bonnes pratiques auxquelles les différents parlements doivent adhérer pour honorer leur démocratie et faire bonne figure dans la famille francophone.

De l’Assemblée pin-pan à l’Assemblée de total aplatissement

Adrien Houngbédji a trahi la ferveur avec laquelle son élection à la présidence de l’Assemblée a été accueillie .Il n’a été élu qu’à une voix près et la nation tout entière a poussé un grand ouf de soulagement. Ce soulagement lui impose des responsabilités d’exemplarité dans l’accomplissement de la mission de contre-pouvoir de son Institution. Son discours d’investiture nous avait laissé espérer qu’il prendrait cette mission de contre-pouvoir très à coeur. A moins que, comme à son habitude il réédite sa boutade que “les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient” ou qu’il ne soit vraiment pas l’auteur de cet admirable discours qui a soulevé un grand enthousiasme après le Pin-Pan de l’Assemblée Nationale du Professeur Mathurin Coffi Nago.

Mais notre enthousiasme a été de courte durée car du mode de fonctionnement Pin-Pan nous sommes entrés de plain pied dans un modèle de fonctionnement d’inclusion du Législatif dans l’Exécutif. A ce compte, nous n’avons plus de séparation des pouvoirs ni de contre-pouvoirs .Nous sommes tombés dans un état d’aplatissement de toutes les institutions devant le pouvoir hégémonique de Patrice Talon qui se comporte comme le Maître incontesté du Bénin.

Il est désormais évident que notre pays fonctionne en dehors de la Constitution et en dehors des lois que l’on bafoue sans scrupules. Le régime républicain qu’était le nôtre ne l’est plus que de nom et Monsieur Adrien Houngbédji doit se demander où il emmène le Bénin avec son nouveau Maitre Patrice Talon. A son niveau et pour son compte personnel, il peut décider de ne plus faire l’Opposition mais il ne peut en aucun cas entrainer la Représentation Nationale dans sa nouvelle orientation politique.

Maître Adrien Houngbedji, à la cérémonie de présentation des voeux au Chef de l’Etat ne s’est pas présenté sous son meilleur jour; il avait l’attitude soumise du vaincu devant son vainqueur avec cette silhouette qui rappelle tristement la frêle silhouette vieillie du Maréchal Pétain saluant son vainqueur Hitler les yeux baissés dans cette attitude d’humiliation et de soumission. Son discours était le comble de l’abject car personne ne peut aller aussi loin dans la flatterie du pouvoir auquel il se rend pieds et poings liés au grand scandale de la nation. Le sentiment qui a prévalu à ce moment-là était que Maitre Adrien Houngbédji, soit a été “bougrement marabout” pour s’aplatir à ce point, ou a été acheté à un prix trop élevé pour ne pas se retenir d’exalter un pouvoir dont l’autorité morale et la légitimité ont fondu comme jamais, en dehors d’Émile Derlin Zinsou pouvoir n’a fondu aussi vite avant même la fin de sa première année.

Notre pays est devenu méconnaissable avec l’accession de Patrice Talon au pouvoir. La dérive autocratique a fait du Bénin une espèce de république bananière qui n’a plus rien à voir avec les professions de foi des acteurs majeurs du modèle politique béninois .Tout ceci est devenu possible parce que l’Assemblée Nationale a cessé de jouer son rôle de contre-pouvoir. Cette faillite est à attribuer d’abord au Bureau de l’Assemblée Nationale dans son ensemble et plus particulièrement à son Président.

Chacun se rappellera son discours d’investiture d’anthologie qui nous a remplis de fierté et nous a rassurés que son institution entrera de plain- pied dans son rôle institutionnel. Qui aurait oublié ces belles péroraisons de Maitre Adrien Houngbédji à l’endroit de ses “compatriotes qui auront accepté de prendre une partie de leur précieux temps pour apporter leur soutien à la démocratie en marche”. Qui peut avoir oublié cette adresse à ses collègues députés à qui il a déclaré ce qui suit et qui n’est pas sans rappeler la grandeur de l’événement fondateur de notre Renouveau démocratique avec en filigrane la nécessité de perpétuer un idéal démocratique.

Il faut citer ces grands moments de la déclaration de Maitre Houngbedji très émouvant et très sensible aux grands enjeux démocratiques du moment :” C’est en se déclarant souverains que les membres de la Conférence des Forces Vives de la Nation, avec une audace et une lucidité sans précédent ont placé notre pays sur les…. de la démocratie. Très chers collègues, vous êtes ,vous étés les héritiers de la Conférence Nationale .Vous êtes l’Assemblée Nationale et c’est donc votre honneur d’être les héritiers de cette souveraineté conquise au prix de durs sacrifices. C’est à vous qu’il revient d’exprimer la volonté de toute la Nation Béninoise“. Cette noble déclaration date du 15 juin2015.

Complicité active

Depuis, on peut légitimement se demander où sont passés ces nobles principes énoncés et ces nobles idéaux rappelés par Maitre Houngbédji qui aujourd’hui s’est fait le complice actif de la dérive de pouvoir personnel ,autocratique du Président Patrice Talon qui désormais gouverne en dehors du cadre formel de la Constitution qu’il considère comme un vieux chiffon de papier.

Les dispositions de cette constitution exigent la déclaration des biens des Ministres, Députés et de toutes autres personnes exerçant des fonctions officielles au nom de la république. Le Président de la république et nombre des membres de son gouvernement n’ont pas cru devoir se soumettre à cette disposition. Les injonctions de la Cour Constitutionnelle sont traitées avec dédain. La Cour Suprême ne jouit pas de plus de considération que la Cour Constitutionnelle. A combien de dérapages n’avons-nous assisté comme si la seule réalité qui existe au Benin est désormais la volonté du Chef de l’Etat qui utilise les services de la république pour régler ses comptes personnels

Aucun pays civilisé et policé comme le Bénin l’est ne peut vivre ce que Patrice Talon nous fait vivre au Bénin en portant gravement atteinte à tout ce que nous avons de sacré. Au nom de quoi peut-on aussi impunément détruire la propriété d’autrui sous prétexte de libération de l’espace public? Au nom de quoi brouille-t-on depuis des mois la station radio Soleil FM qui n’a commis d’autre crime que d’appartenir à Sébastien Germain Ajavon et au nom de quel principe républicain interdit-on à sa télévision Sikka tv d’émettre au Bénin? Au nom de quel principe de droit exhume-t-on de vieilles affaires au mépris de la force de la chose jugée.?

Les principes républicains sont les mêmes pour tous et ne peuvent en aucun cas prendre des tournures selon les états d’âme de Patrice Talon. Les dérives sont sans nombre auxquelles ce régime que nous avons mis en place par notre bulletin de vote nous sont quotidiennement imposées sans que l’Assemblée nationale ne se dresse pour rappeler le gouvernement à l’ordre.

On nous a parlé du Pag de long en large; on l’a vulgarisé partout dans tous les hameaux du Bénin mais sans jamais évoquer une seule fois ce qu’il est convenu d’appeler RAVIP dont la société française Safran le maître d’ouvrage a été sélectionné par le gouvernement sans aucune explication à personne, sans appel d’offre, à sa seule discrétion .Au jour d’aujourd’hui, quelle est l’utilité de cet instrument RAVIP dont on se contente de nous dire qu’il est un outil de développement comme si une liste avait jamais été un instrument d’investissement en lieux et places des vrais investiments financiers.

A ce propos, il serait bon que l’on rappelle les priorités de l’Assemblée ,telles qu’énoncées par son Président en 2015:”Mes chers Collègues,la législature achèvera sa course en 2019.Les défis que notre pays doit relever à terme sont connus: juguler la crise économique et sociale; fournir davantage d’efforts dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’emploi des jeunes ,de la promotion des femmes, de la santé et des infrastructures”. Aucune solution n’a été apportée a ces problèmes réels évoqués par Maitre Adrien Houngbédji mais nulle part il n’a été question du recensement administratif à vocation d’identification des personnes physiques ,alias Ravip. D’où sort alors ce programme qui nous coûte cher mais dont les dépenses ne figureraient nulle part au budget .Qu’on ne nous dise pas après, qu’il n’y a pas d’argent pour payer les enseignants en grève.

Les anomalies de gestion sont si flagrantes que même les bailleurs de fonds,nos partenaires techniques et financiers (PTF) s’en sont alarmés mais pas notre représentation nationale complice.

Aucun pouvoir ne peut disposer des pans entiers de l’économie d’un pays comme celui de Patrice Talon dispose de notre économie, ce que j’ai appelé “l’Haitisation” du Bénin. Le pouvoir de Patrice Talon privatise à tout-va sans que jamais nos honorables députés ne contestent ces abus du pouvoir réglementaire du gouvernement. Sous prétexte de réformes,il privatise les filières agricoles,met les agents de ces entreprises publiques en chômage et les mettant dans la plus grande précarité depuis les Programmes d’Ajustement Structurel. Il remplace ces entreprises liquidées par des des agences dont personne ne connaît rien .En plus de ces actes d’autorité, il place le port et l’aéroport sous tutelle étrangère sans que l’Assemblée Nationale ait jamais eu à en débattre au préalable comme il sied ,me semble -t-il a des parlementaires payes pour porter la souveraineté du peuple béninois .

“Où va le Bénin avec cette Assemblée de “collabos” dociles.?

L’opinion qui prévaut désormais est que notre Assemblée est devenue partie intégrante du gouvernement, allant même au-devant de ses désirs, trop zélée pour faire plaisir comme des animaux de compagnie bien dressés..

Alors la question que l’on est en droit de se poser aujourd’hui est “Où va le Bénin avec cette Assemblée de “collabo”.?

Quand on entend le Président de cette Assemblée s’aplatir dans des formules aussi fortes que les siennes à la présentation des voeux, on peut désespérer de retrouver le chemin de la raison raisonnante car aucun homme,  ne peut faire preuve d’autant de larbinisme, qui a fait écrire au journal La Nouvelle Tribune ” Houngbedji “talentueux griot au service du “roi Talon” mais on détecte en dessous la déclaration du général de Gaulle comme référence historique “Paris outragé! Paris brisé! Paris martyrisé! Mais Paris libéré!”

Seulement, notre Paris à nous est loin d’être libéré de l’oppresseur Patrice Talon qu’il aide aussi activement à asseoir l’antithèse de ce qu’il chantait en 2015 comme l’hymne à la démocratie. C’est mon avis que si Maitre Adrien Houngbédji avait décidé de rester fidèle à sa théorie selon laquelle aucune des deux n’était vertueuse et si lui-même n’avait pas vendu son âme à celle qui l’a fait élire au perchoir et s’il avait décidé en brillant juriste qu’il avait été autrefois de mener la vie dure à Patrice Talon par les interpellations incessantes et les commissions d’enquêtes parlementaires sans concession sur les marchés de gré à gré, s’il avait décidé de contester ses privatisations au terme de l’article 98, Patrice Talon aurait dejà “rencontré garçon” comme on dit vulgairement et se serait déjà conformé à l’observance scrupuleuse de la Constitution sous peine de destitution pour au moins outrage à l’Assemblée Nationale.

Mais Maitre Houngbédji, par reconnaissance et pour d’autres raisons qu’il a déclarées ce 15 Juin 2015 mais auxquelles on n’avait pas prêté vraiment attention et qu’il faut rappeler “défauts si évidents, étalés au grand jour pendant 25 années passées sur le devant de la scène dont 8 du haut de ce perchoir, défauts si connus de tous et dont j’ai du mal à me défaire malgré mes efforts comme vous le constatez déjà moins de 3 semaines après cette nuit mémorable”.

Seulement Maitre Adrien Houngbédji oublie vite ses grands principes ; il promet plus qu’il ne peut tenir quand il parle de son humilité devant la victoire de son élection au perchoir à une seule voix de majorité: ” Humilité! Mais en même temps sentiment de fierté, car cette élection ne doit rien à quelque reniement ou compromission sur les valeurs et les principes auxquels vous me savez attaché de longue date,et auxquels vous savez tous que je resterai fidèle”.

On croirait entendre Patrice Talon vous promettant monts et merveilles mais vous livrant l’exacte contraire de ce qu’il vous a promis. On dit ” les oiseaux de même plumage volent ensemble ” Talon, Houngbédji, ou Houngbédji ,Talon c’est bonnet blanc ,blanc bonnet c’est-à-dire en français populaire plus simple: “même pipe même tabac”. Le Bénin est tombé dans les mauvaises mains 28 ans après son historique Conférence Nationale.

Cependant la solution est à notre portée dans notre tradition révolutionnaire et contestataire qui renvoie les gouverneurs français tous les deux ans. On peut encore le faire pour l’arrière-petit-fils du gardien d’esclave du Fort français de Ouidah. En Octobre 1963, j’étais dans la foule des manifestants de Porto-Novo qui, branchages en l’air a chassé le Président Hubert Koutoukou Maga du pouvoir.

La magie des branchages verts agités en l’air dans ce que nous appelons ” xho man” est tout simplement l’affirmation impérieuse des forces de la vie contre les forces du mal et de l’oppression. Cela représente la volonté populaire ou le pouvoir de rappel des Américains. Le peuple, source de tout pouvoir, a toujours cette capacité de faire plier les pouvoirs, quels qu’ils soient. Par le “man xhixho” nous avons inventé “le balai citoyen” ‘avant nos frères burkinabé. Réaffirmons la suprématie de la vie et les Talon et autres Houngbédji se plieront à la volonté populaire….

Pour l’heure, si Maitre Adrien Houngbedji se souvient avec fierté de ses jeunes années de magistrat préférant l’exil à l’oppression d’un pouvoir politique aveugle , il se se raviserait et s’aménagerait une fin de carrière politique glorieuse et perpétuerait la tradition de son osmose avec le peuple rebelle de Porto-Novo car, sans lui Patrice Talon n’est rien .Il est la vraie force derrière Patrice Talon. A lui de changer le cours de l’histoire de notre modèle démocratique pour le remettre sur ses rails qu’il n’aurait pas dû quitter depuis que des aventuriers se sont fourvoyés en politique pour la,satisfaction de leur petit ego étriqué

René Ahouansou

Professeur de littérature et civilisation américaines

Ancien secrétaire général de commission de l’Unesco

Commentaires

Commentaires du site 7
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    Thérèse Il y a 3 semaines

    @aziz, entièrement d’accord avec ton commentaire. la trajectoire de Soglo et de Houngbédji est à la fois pathétique et tragique. Je ne peux m’empêcher, à y réfléchir, à penser à cette maxime latine : corruptio optimi pessima (il n’y a pire corruption que celle des meilleurs).

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    Napoléon1 Il y a 3 semaines

    Adrien Houngbedji, pendant toute sa carrière politique n’a fait que trahir ses partenaires. Inutil de se concentrer sur lui. Quelqu’un qui après s’être ravi l’élection présidentiel par un K.O. qui n’en n’était pas a abandonné ses militants pour se précipiter sur un voyage sur Paris pour aller recevoir des milliards en guise d’appaisement personnel. Il faut l’oublier.

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    OLLA OUMAR Il y a 3 semaines

    Quel analyste , percutant et talentueux du paysage politique beninois ce René Ahouansou , nous lui tirons le chapeau et approuvons son constat . 
    Oui ce Houngbedji est à exécrer, vomir , surtout lui qui au soir de sa vie ( octogénaire pas longtemps ) offre un spectacle odieux à la jeune génération, pas l’exemple à suivre , tordu de chez les tordus , prêt aux arrangements les plus exécrables , à la langue mielleuse mais fourchue , enclin à la trahison permanente , pourvu qu’on lui brandisse quelques liasses de billet de banque au nez .
    Lamentable ce  houngbedji , qui de poulain de l’autre pilleur ,vo.leur de talon est devenu son lar.bin 

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    https://fr.news.yahoo.com/présidentielle-au-costa-rica-évangéliste-conservateur-contre-ex-024128545.html

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    Houngbedji, le symbole vivant de la M.E.D.I.O.C.R.I.T.E des classes dirigeantes africaines. Avoir du mépris pour cet individu, c’est lui faire trop d’honneur. Je pense que sur ce point, la grande majorité de nos compatriotes se mettront d’accord.

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    Encore une fois merci professeur!!!

    Ceux du campus d’Abomey Calavi dans l’hypocrite et la complicité, accompagnent l’agonie de notre belle démocratie.

    Pourquoi ne pas admettre que ce ne sont que des intellectuels tarés ou tout simplement, que tout n’est qu’un désert de compétence???

    Car l’intellectuel se distingue par sa prise de position courageuse, au mépris de quelques quelques prébendes qui n’est d’ailleurs pas le signe distinctifs d’un intellectuel.

    Tant qu’ils ne prendront pas leur responsabilité de lanterne du peuple, point de démocratie dans nos pays.

    Il n’y a pas de démocratie sans réflexion intellectuelle!!!

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    le dieu..a donné…..à chaque etre humain manifesté…le libre arbitre…la manière et le discernement..d’entrer dans l’histoire

    Houngbe…pour avoir échoué de ne pas etre élu…a décidé de faire un doigt d’honneur…peu importe les conséquences..

    c’est comme ça que je vois les choses

    Que dire..de soglo…celui là..qui a sauvé le benin…en 90…mais qui hélas..ne pouvait voir le benin…qu’à travers ses enfants…te rien qu’eux…

    C’est la preuve…que ces gens là..ont des esprits tellement étriqués…ne voyant…rien qu’au delà de leur moi

    Quel dommage…!!!