La Nouvelle Tribune

Congo : Flou autour de la mort de 13 personnes dans un commissariat

Plusieurs organisations de défense des droit de l’homme, au Congo-Brazaville, ont interpellé l’opinion publique quant à la responsabilité des forces de l’ordre dans la mort de jeunes individus.

Depuis quelques jours, une polémique est en train de se propager au Congo-Brazaville, obligeant le gouvernement à sortir de sa réserve, et apporter des éclaircissements. En effet, dans le cadre d’une procédure judiciaire, plusieurs jeunes personnes avaient été interpellés dans un quartier de la capitale Congolaise, avant d’être conduit dans un commissariat par les forces de police.

C’est dans ce lieu qu’un drame est survenu. Plusieurs individus qui avaient été amenés dans ce commissariat, ont trouvé la mort. Il subsiste un flou, sur les conditions dans lesquelles ces personnes sont décédées.

Cependant, plusieurs défenseurs des droits de l’homme, soupçonnent fortement les forces de l’ordre, d’être les responsables de ces morts. Ils iront même plus loin, en affirmant que des policiers, sous couvert de l’anonymat ont confirmé leur version des faits.

Les versions du gouvernement qui se contredisent

Face à l’ampleur de ce drame, et aux accusions qui pèsent sur l’administration policière, les autorités gouvernementales, ont réagit. Dans un premier temps, le ministre de la communication Thierry Moungalla , qui était interpellé sur une radio internationale. Au cours de son intervention, il a affirmé qu’il ne s’est rien passé, dans ledit commissariat. Il explique, que c’est après un règlement de comptes, entre bandes rivales dans les artères de la capitale, que les policiers, ont retrouvé plusieurs morts et individus, gravement blessés, qu’ils ont ramenés au commissariat avant de les transférer vers les services hospitaliers. Le ministre, à aussi déclarer, que tous les moyens seront mis en œuvre pour élucider cette affaire.

Quelques heures plus tard, un autre son de cloche. Le ministre de l’Intérieur, devant la représentation nationale, a bien reconnu, que plusieurs jeunes personnes avaient effectivement trouvé la mort dans un commissariat.

Dans son oral, il affirme que cet événement tragique, s’est produit après leur interpellation par les forces de l’ordre,  qui menaient une action contre le grand banditisme, dans un quartier de la capitale. Il dit, attendre les conclusions de la commission d’enquête qui doit investiguer sur l’affaire. Il conclut, en affirmant que des mesures temporaires ont été prises au niveau du commissariat.