La Nouvelle Tribune

France : Nouvelles révélations autour de l’affaire Benalla

Photo : STÉPHANE GEUFROI

Bien au fait des tentatives de dissimulations d’Alexandre Benalla, la justice aurait décidé de ne pas intervenir sur certains points, pourtant passibles de prison ferme.

En France, l’affaire Benalla continue de faire parler. En effet, le 30 août dernier, Mediapart a rajouté de l’huile sur le feu en dévoilant plusieurs informations concernant le traitement de cette affaire et surtout, les agissements du principal intéressé. Dans les faits, il serait avéré que Benalla a intentionnellement vidé le coffre d’armes de son domicile et cacher plusieurs informations et données de son téléphone aux forces de l’ordre.

Si cela était déjà connu du grand public, les nouvelles révélations portent plutôt sur les auditions d’Alexandre Benalla. En abordant ces sujets-là, ce dernier aurait pleinement assumé ses choix. Cependant, alors que la décision du principal suspect de cette histoire s’apparente à de la dissimulation, la justice aurait décidé de ne pas plus creuser ces pistes.

La justice, remise en cause ?

Et c’est bien là que le bât blesse. En effet, «l’effacement des traces ou indices », ou «le déplacement, ou la suppression d’objets quelconques» afin de «modifier l’état des lieux d’un crime ou d’un délit» sont des faits qui se doivent d’être pris en compte par la justice puisque passibles de cinq ans de prison. Une série d’informations qui jette donc le trouble sur le traitement judiciaire de cette affaire qui n’en finit plus de faire jaser.

Le 29 août, le même Mediapart révélait d’ailleurs qu’un proche collaborateur du président Emmanuel Macron, un certain Ismaël Emelien allait être entendu par la police dans le cadre de cette affaire. En effet, ce dernier est accusé d’avoir récupéré des images de Benalla datant du 1er mai, avant de les remettre à des soutiens – anonymes – du président Macron. Ces derniers les auraient ensuite fait fuiter sur les réseaux sociaux. Monsieur Emelien pourrait donc être poursuivi pour « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » puisque ces images étaient exclusivement réservées aux forces de l’ordre.