La Nouvelle Tribune

France : le gouvernement répond sèchement à Stéphane Bern

Photo: LP/Philippe de Poulpiquet

La récente démission de Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique au sein du gouvernement français, peut-elle entraîner un effet domino?

il y a quelques jours, Nicolas Hulot annonçait avec fracas, sa décision de quitter le gouvernement d’Edouard Philippe. Hulot, ne supportait plus la passivité de l’exécutif face à des questions cruciales liées à la protection de l’environnement. Il a aussi déploré le peu de moyens investis par l’État, dans des projets qui serait bénéfique pour l’environnement.

Tout récemment, c’est une autre personnalité bien connue de l’opinion française qui à élever le ton. Il s’agit de Stéphane Bern. L’animateur vedette de France Télévisions, spécialiste des chroniques et émissions sur les monuments historiques, avait été chargé l’an dernier par la présidence, d’une mission de réhabilitation de monuments qui se dégradaient. Lors d’un entretien dans un média, Bern a jugé très insuffisants les moyens mis à sa disposition.

Il a fustigé le fait, que des moyens colossaux soient alloués à des projets de réhabilitation de grandes villes urbaines de France notamment Paris, qui dispose d’une très forte somme de 500 millions d’euros, alors qu’on ne lui a attribué qu’une petite enveloppe de 15 à 20 millions d’euros pour mener à bien sa tâche.

Bern a aussi critiqué la politique de logement du gouvernement, qui tend à minimiser le rôle des architectes. Il a menacé de démissionner si la situation ne change pas.

Face aux propos de Stéphane Bern, le ministre de la cohésion des Territoires, Jacques Mézard, a estimé que la sauvegarde du patrimoine ne se résume pas à la mission de Stéphane Bern.

S’exprimant sur une chaîne de télévision, le ministre a affirmé qu’il comprend que Stéphane Bern juge insuffisant les fonds qui lui sont alloués pour sa tâche. Dans le même temps, il a déclaré que les quinze à vingt millions d’euros, ne sont pas les seuls fonds qui sont dirigés vers le patrimoine par l’État.

Face aux charges de Stéphane Bern, sur la politique de logement, Jacques Mézard, a dit ceci:

“S’il y a encore un grand patrimoine de qualité dans nos villes et nos villages c’est grâce à l’action des collectivités locales. Les maires ne sont pas irresponsable”. Avant d’ajouter

“Ils ont besoin de l’avis des architectes des bâtiments de France, ils n’ont pas non plus dans certains cas à se soumettre à un pouvoir excessif”.