Procès Bygmalion : Nicolas Sarkozy risque six mois de prison ferme

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Le procès de l’ancien président français Nicolas Sarkozy se poursuit. Dans l’après-midi de ce jeudi 17 juin, le parquet a rendu publique ses réquisitions dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Selon la demande du ministère public, un an de prison dont six mois avec sursis ont été requis contre l’ancien patron de l’Elysée. Les autres personnes impliquées dans le dossier sont également visées par des peines avec sursis.

Une précédente condamnation

 « Il était président de la République au moment des faits. Une fonction qui exigeait un comportement irréprochable… », a notamment fait savoir le ministère public cet après-midi. Rappelons que si la peine était prononcée contre l’ancien président français, cette condamnation viendrait s’ajouter à celle qu’il a écopée dans le cadre de l’affaire des « écoutes ».

L’ancien patron de l’Ump avait écopé dans cette affaire de trois ans de prison, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence. La sentence qui a été prononcée le 1er mars n’a pas épargné ses co-accusés. Son avocat, Thierry Herzog et l’ancien magistrat Gilbert Azibert  ont également écopé de la même peine. Rappelons que lors de l’audition dans le cadre de l’affaire appelée Bygmalion, l’ancien président Nicolas Sarkozy avait nié les faits qui lui sont reprochés.

Il a nié les faits à lui reprochés

 « Mais j’aimerais qu’on m’explique en quoi la campagne de 2012 a coûté deux fois plus qu’en 2007. J’ai fait le même nombre de meetings ! Le même nombre de villes ! Elle est où, ma campagne en or massif ? », a-t-il lancé dans l’après-midi de ce mardi au tribunal. « J’aimerais qu’on me dise en quoi ma campagne a été différente de celle de Monsieur Hollande ou de celle de Madame Le Pen ? »,  s’était interrogé l’ancien président français.