La Nouvelle Tribune

Assemblée nationale : la plénière suspendue pour deux heures

On s’y attendait. Le futur président de l’Assemblée nationale ne sera pas connu avant plusieurs heures. La séance plénière officiellement ouverte aux environs de 15 heures 30 minutes vient en effet d’être suspendue pour deux heures de temps. Elle a été suspendue seulement 30 minutes après son ouverture par la doyenne d’âge de la 7ème législature, l’honorable Rosine Vieyra Soglo juste après le contrôle de présence et la lecture du règlement intérieur de l’Assemblée nationale par les deux secrétaires du bureau d’âge, les honorables Mohamed Atao Hinnouho et Komi Koutché.

Signalons que sur les 83 nouveaux élus du peuple seule une soixantaine de députés ont répondu présents. Environ 20 représentants du peuple sont donc absents. La séance plénière, précisons-le, avec cette suspension de deux heures, va donc reprendre à 18 heures. Et nul ne peut jurer du temps qu’elle va durer encore que d’autres suspensions peuvent encore intervenir avec l’élection des sept (07) membres du bureau de l’Assemblée nationale.   

Contrôle du perchoir : Duel entre Houngbédji et Koutché

C’est désormais officiel. La bataille pour le contrôle du perchoir de l’Assemblée nationale 7ème législature aura lieu entre Me Adrien Houngbédji et le ministre de l’Economie, des Finances et des programmes de dénationalisation, Komi Koutché. Pressenti depuis quelques jours, le duel entre le président Houngbédji et le ministre Koutché vient d’être confirmé par le dépôt des candidatures ce matin à l’Assemblée nationale où aura lieu dans les minutes à venir l’élection du prochain bureau de l’Assemblée nationale à commencer par l’élection du président de cette institution de contre-pouvoir.

Si la candidature du président du Parti renouveau démocratique autour de qui l’opposition au régime Yayi s’est réuni était plus que sûr, on ne pouvait pas dire autant de la candidature du ministre Komi Koutché du côté de la mouvance présidentielle où d’autres noms notamment ceux du ministre d’Etat, François Abiola et du Garde des Sceaux, Valentin Agossou Djènontin circulaient également comme étant les candidats du président de la république pour le perchoir de l’Assemblée nationale. Visiblement le chef de l’Etat, Dr Boni Yayi a opté pour l’élu de la 9ème circonscription.

Siégeant pour la première fois à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie fera-t-il le poids devant le président Houngbédji qui lui a déjà une expérience en la matière pour avoir présidé le bureau de l’Assemblée nationale lors de la 1ère et de la 3ème législature ? Difficile de le dire. Mais toujours est-il que ce paramètre jouera très peu dans ce duel qui est vu par de nombreux Béninois comme le second tour de la présidentielle de 2011 qui n’a pas eu lieu après un improbable K.O du président Yayi dès le premier tour de l’élection. Me Adrien Houngbédji sortira-t-il vainqueur de cette bataille à distance avec  son challenger de 2011 ? On ne saura le dire avec certitude même si mathématiquement l’Opposition a plus de chance que la mouvance. Les tractations se poursuivent encore dans les deux camps et tout peut se passer.