La Nouvelle Tribune

Après la démission de Candide Azannaï: Le PLP appelle les autres ministres à rendre le tablier

Le bureau politique national du Parti pour la libération du peuple (PLP) était face à la presse hier mArdi 28 mars, pour décrypter avec les journalistes les derniers faits marquant de l’actualité nationale. Le parti a réaffirmé son opposition au régime en place et se dit déterminé à mener le combat jusqu’au bout.

La démission de l’ex ministre de la défense nationale Candide Azannaï, a été au menu de la conférence de presse animée hier par le Parti pour la libération du peuple (PLP). « C’est un acte digne », s’est réjoui le président du PLP, Léonce Houngbadji, à l’entame des échanges avec les journalistes. « Le Parti pour la libération du peuple salue cette décision hautement historique », ajoute-il, se félicitant de ce que son parti ne s’est pas trompé de combat. Pour Léonce Houngbadji, la démission de Candide Azannaï, confirme « les marchés gré à gré illégaux, les conflits d’intérêt, la dictature ». Car, a-t-il expliqué, cette décision de l’ex ministre de la défense nationale cache assez de secrets. Ce qui inspire au PLP un « message fort » à l’endroit au président de la République.

« Nous demandons au chef de l’Etat de tirer toutes les conséquences requises de la démission de Candide Azannaï », a annoncé Léonce Houngbadji qui estime que les autres ministres devraient emboîter le pas à leur collègue démissionnaire.

« Que l’ensemble des membres du gouvernement démissionne immédiatement, pendant qu’il est encore temps», demande le président du PLP. Parce que, selon lui Candide Azannaï a préféré quitter le navire, plutôt que d’être comptable de « toutes les dérives » du gouvernement. Et il devrait en être de même pour les autres ministres. « Le régime est en crise et dans ces conditions, il faut prendre ses responsabilités », pense Léonce Houngbadji. En outre, le PLP demande également à Candide Azannaï de venir devant l’opinion publique pour étaler et expliquer les vrais motifs de son départ du gouvernement.

La question de la révision de la constitution n’a pas été du reste lors de cette conférence. Le PLP a une fois de pus affirmé sa position qui est « le retrait pur et simple du projet de révision envoyé l’Assemblée nationale ».

« Après le retrait, nous demandons au chef de l’Etat de convoquer les assises nationales, d’organiser le dialogue politique national, pour que toutes les forces vives de la nation puissent se retrouver et poser les problèmes du pays », défend le président du PLP.

Cela permettra, à en croire Léonce Houngbadji, de voir ensemble ce qu’on peut modifier et ce qui ne peut pas l’être. Selon lui, le référendum n’est pas encore à l’ordre du jour. D’après le Parti pour la libération du peuple, l’envoi des députés sur le terrain est un scénario pour distraire, étant donné qu’aucun député n’est allé au contact des populations depuis 11 mois pour s’enquérir de leurs préoccupations.

Par ailleurs, la rencontre avec les hommes des médias été une opportunité pour le PLP de scruter la réinstauration du PVI au port de Cotonou, et la socioéconomique actuelle. Pour Léonce Houngbadji, la stratégie du gouvernement est d’endormir le peuple pour restaurer en douce le Programme de vérification des importations (PVI). A l’en croire, le président a choisi d’occuper les esprits par la révision de la constitution pour faire reprendre le PVI sans que le peuple ne s’en aperçoive. Ce PVI, qui selon lui avait créé assez de dommages à l’économie nationale.

Quant à la situation socioéconomique actuelle du Bénin, le PLP peint le tableau en noir. Léonce Houngbadji parle d’une situation critique faite de morosité économique, de chômage massif des jeunes, de création intempestive de taxes. « Ça ne va pas ! », a-t-il crié, faisant constater tous les acquis sont entrain d’être détruits. Toutes choses dont se désole le PLP, qui n’entend pas lâcher prise dans son engagement pour l’amélioration de la gouvernance