La Nouvelle Tribune

Rémy Samuz raconte le quotidien des familles avec du fils de fer

Un des trois artistes qui exposent depuis vendredi 6 février 2015 au nouveau complexe culturel «Le Centre – Arts et Cultures», le plasticien Rémy Samuz raconte des histoires de vie à travers des œuvres réalisées avec du fil de fer, sa spécialité et particularité dans le monde des arts plastiques.

Des œuvres de Rémy Samuz sont en exposition depuis le vendredi 6 février 2015 à «Le Centre – Arts et Cultures», et ce, pour deux mois. C’est dans le cadre de l’exposition inaugurale dénommée « 3 dimensions » dudit centre. Dans le travail qu’il présente, c’est d’abord la matière qu’il utilise qui épate. Rémy Sossouvi, à l’état- civil, il est vite reconnu dans le paysage des arts plastiques par ses œuvres conçues à base de fils de fer. C’est un artiste tresseur de fil de fer qui trouve son inspiration dans les nids d’oiseau. En réalité, nous-a-t-il confié, son style trouve son origine dans la façon dont les oiseaux tressent les brindilles pour parvenir à leur nid. Toute idée chez Rémy Samuz est traduite par des fils de fer. Notamment dans le cadre de cette exposition, ce que l’artiste émet comme idée, c’est surtout la vie dans les familles. Ainsi, on y voit le père de famille, un homme géant réalisé toujours à base de fil de fer dans son entièreté, que l’artiste a baptisé « Penseur ». C’est-à-dire, celui qui pense à la vie et à l’évolution des membres de sa famille, leur santé, l’éducation des enfants, etc. A côté de lui, c’est la femme. Rémy Samuz l’appelle «Béninoise», célèbre sa beauté et lui rend hommage pour son acte sans égal. Celui de donner la vie. C’est sans oublier l’enfant, «Tougbédjèvi» qui, rappelle l’artiste a droit à l’école. Toujours parlant d’enfant, l’artiste défend ses droits dans une autre œuvre titrée « L’être en devenir » où il appelle à une réflexion sur la responsabilité des parents envers les enfants. « Avoir un fils c’est bien. Mais en faire un homme, c’est ça l’important, la grosse tâche » soutient-il. L’être dit-il, est une interrogation. « Autrement dire, le parcours d’un être est un ensemble de questions auxquelles il faut apporter des réponses. Et de ces réponses dépend l’avenir de l’enfant.» Rémy Samuz appelle les parents à toujours y apporter des réponses adéquates pour que les enfants puissent devenir des Hommes utiles à la nation de part leur éducation, formation et contribution au développement du pays.

Devoir de mémoire

Outre les familles Rémy Samuz s’est aussi rendu dans les marchés notamment le marché international de Dantokpa à Cotonou pour « immortaliser » dit-il, une animation qui l’épate dans ce marché. Il s’agit du chant quotidien des pousse-pousseurs. «J’aime revivre cette animation à la maison, avec les cris ‘’agoo ! agoo’ !’ des pousse-pousseurs. Peut-être à l’avenir, les choses vont évoluer jusqu’au point où dans les marchés ceux là vont disparaitre, être remplacés par d’autres moyens de transport. Mais il faut que l’histoire reste.» raconte Rémy pour justifier sa création. C’est est un homme qui est en train de tirer un pousse-pousse.

Du fil de fer au fer à béton

Restant toujours collé au concept du nid d’oiseau, Rémy Samuz est aborde déjà une autre dimension de son style. Il a commencé par travailler avec du fer à béton. Il en a déjà réalisé une qui est exposée actuellement à «Le Centre  – Arts et Cultures». Pour rappel, ce centre est sis au quartier Lobozounkpa dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi. Plus précisément dans la dernière rue à gauche avant le complexe scolaire La plénitude venant de Cotonou après Pk 14.