La Nouvelle Tribune

Prise de nouvelles ordonnances


Dans l’impasse
Le rejet du collectif budgétaire et la prise de nouvelles ordonnances sont la preuve que la crise politique se cristallise davantage. En l’absence d’une  majorité au sein du parlement, le président est désormais contraint de prendre ses importantes décisions par la force.  Puisque la majorité parlementaire actuelle, à moins d’une cassure éventuelle restera à coup sûr campée sur sa position, celle de rejeter tous les actes importants du pouvoir. Un tel bras de fer pourrait alors durer tout le reste du mandat de Boni Yayi. Dans cet ordre d’idées, il  risque de prendre à nouveau les mêmes mesures exceptionnelles pour faire passer le budget général de l’Etat exercice 2009.  Va-t-il gouverner le pays par ordonnance jusqu’à la fin de son mandat ? A l’allure où vont les choses, il n’est pas exagéré de répondre par l’affirmative, si la crise est restée sans solution, surtout qu’aucune des deux parties ne veut faire des concessions. Comme le dit un homme africain à son adversaire : « Il va gouverner debout ». Cela veut dire qu’il ne gèrera que des crises jusqu’à la fin de son mandat. Au Bénin, on a l’impression que les portes de la négociation sont fermées pour le président Boni Yayi. Le niveau de la crise de confiance a atteint son paroxysme. Ainsi, l’horizon est sombre pour l’actuel régime.

Jules Yaovi MAOUSSI