La Nouvelle Tribune

Négociations avec la classe politique


Il en ressort que le chef de l’Etat n’a pas accordé  la même importance aux différents groupes politiques. Dans les coulisses, on apprend que les G4, G13 et Force-clé sont mécontents de la manière dont les pourparlers ont été tenus. Avec le G13, la rencontre a pris beaucoup de temps parce que le pouvoir en place veut l’avoir à ses côtés pour réduire à néant les G4 et Force-clé. A ce niveau, les débats entre Boni Yayi et les leaders de ce groupe de 13 députés ont tourné autour des accords de législature non respectés. Tout a été dit pour que cette alliance rejoigne la mouvance. Comme il est difficile de faire confiance au président Yayi après plusieurs trahisons, les deux parties se sont séparées dos à dos en présence de l’ancien de la République, Mathieu Kérékou. Mais les rencontres ont tourné autour de la paix et du développement. Naturellement, les délégations du Madep, Psd et Force-clé ont réaffirmé leur attachement à leurs principes de base, c’est-à-dire la consolidation de la démocratie et de la paix au Bénin en rappelant au président Yayi l’organisation de leur séminaire de Bohicon pour les 27 et 28 novembre.

Le cas Houngbédji
L’audience accordée au leader du Prd a duré à peine 05 minutes. Comment cela s’est passé ? Le chef de l’Etat a reçu chaleureusement la délégation conduite par Me Adrien Houngbédji. Le président Boni Yayi s’est exprimé le premier en exposant ses préoccupations à ses hôtes. Il leur a déclaré qu’il était attaché à la paix, au développement et à la démocratie. Pour toute réponse, le Prd lui a fait savoir qu’il a pris acte de ses propos. La délégation se lève et prend congé du président de la République. C’est ainsi que l’audience s’est terminée. Il  résulte de cela que la rencontre avec certaines forces politiques n’est que de pure formalité. Le Prd, depuis quelque temps, a de plus en plus radicalisé sa position vis-à-vis du pouvoir dit du changement. Il fait partie des formations politiques qui sont les plus critiques envers le régime en place. Les relations entre les deux parties se sont surtout détériorées à partir du moment où le Prd a été jugé indésirable dans l’entourage du chef de l’Etat, malgré sa disponibilité à demeurer dans la majorité présidentielle. Dès lors, le parti de Me Adrien Houngbédji s’est résolu à s’inscrire dans une logique oppositionnelle à l’égard du pouvoir en place.

Jules Yaovi Maoussi