La Nouvelle Tribune

Critique du séminaire de Bohicon


Ce qui n’a pas été le cas. C’est dire que le gouvernement reconnaît la véracité des attaques de Bohicon. Même si selon eux, il n’ y a rien de nouveau, le séminaire de Bohicon est la preuve que le gouvernement persiste dans la dérive. Pour preuve, la mauvaise gestion des  fonds de l’escorte des véhicules  d’occasion, la politisation des micro-crédits aux femmes, la caporalisation des institutions de la République, les coups bas, les menaces permanentes sur la démocratie, l’insécurité grandissante et autres tares du régime du changement dénoncés le 12 mars dernier à Cotonou sont encore d’actualité. Pourquoi alors les cauris ne veulent-ils pas que les autres continuent d’en parler ? Ces problèmes soulevés par les G4, G13 et Force-clé sont aujourd’hui les sujets de grande préoccupation pour tous les Béninois de la génération consciente. Comme deuxième argument, les cauris ont soulevé le manque de propositions aux problèmes posés. Tout d’abord, ils avaient tenu le même langage, après la sortie politique de leurs adversaires, le 12 mars dernier. A ce niveau, c’est dire que leur discours n’a pas évolué. Cet argument a-t-il sa raison d’être ? Non. Cela montre le faible degré de leur maturité politique. En politique, l’opposition critique. C’est son rôle. Il appartient au pouvoir de tirer les conclusions qui s’imposent pour revoir son mode de gestion. Si les partisans du régime en place demandent des propositions, c’est qu’ils avouent que le président Boni Yayi n’a pas un programme de gouvernement, d’où la navigation à vue. Les Fcbe, par leur sortie politique spontanée, ont tiré à terre comme le disent les Ivoriens. Désormais, il faudrait qu’ils mûrissent leurs réflexions avant de répliquer à des ténors politiques. C’est aussi la preuve de l’improvisation et de la précipitation qui caractérise les actions des nouvelles autorités du pays.

Jules Yaovi Maoussi