La Nouvelle Tribune

Bénin : le juge Angelo Houssou de retour mais bloqué à l’aéroport

Il est de retour. Angelo Houssou, le juge du 6ème cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou qui a rendu les deux célèbres ordonnances de non-lieu dans les rocambolesques affaires de tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat et de coup d’Etat est de retour sur la terre de ses aïeux. Il est arrivé à Cotonou, ce samedi 15 août 2015, après environ deux ans d’exil aux Etats-Unis où il avait trouvé asile politique suite à ces deux ordonnances. L’avion qui le transportait du Nigeria voisin où le juge se trouvait depuis quelques jours a atterri à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun dans la capitale économique du pays aux environs de 14 heures (heure locale). Il était de blanc vêtu avec une casquette noire sur la tête et une paire de lunette.

Bloqué à l’aéroport avec des invités indésirables

De blanc vêtu avec une casquette noire sur la tête et une paire de lunette, le juge n’est malheureusement pas encore rentré chez lui à 19 heures (heure locale). Le magistrat a été bloqué à l’aéroport international. Selon informations recueillies diverses, le juge a été bloqué non pas parce qu’il est rentré avec une carte d’identité comme Olivier Bocco, le bras droit de Patrice Talon, mais plutôt à cause de la délégation qui l’accompagnait. Le juge est en effet rentré avec des Américains et des Français qui représenteraient « une menace pour la sécurité nationale ». Selon nos sources, il devrait être écouté sur procès verbal avant de pouvoir regagner sa maison.

Il faut rappeler que le juge Angelo Houssou qui a intégré le corps de la magistrature en 2009 avait quitté le pays en 2013 après la reddition le 17 mai 2013 de ses deux ordonnances de non lieu dans les affaires de tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat et de coup d’Etat. On se souvient qu’au soir même de cette reddition d’ordonnance, le juge avait été retrouvé à la frontière bénino-nigériane de Sémè-Kraké avait un certain nombre de documents et des espèces sonnantes qui ont fait dire aux autorités béninoises qu’il voulait quitter le pays. Ce qu’il réussira par faire le 1er décembre 2013 parce que ne se sentant plus en sécurité.