La Nouvelle Tribune

Politique d’exclusion pour la présidentielle de 2016 : quand le cas burkinabè interpelle le Bénin

Le Burkina Faso vient de replonger dans le chaos. Le coup d’état intervenu dans la soirée de ce jeudi 17 septembre se justifie par l’écartement d’une partie de la classe politique dans le processus de la transition. Une leçon pour le Bénin. 

Grave erreur à éviter à tout prix. L’exclusion d’une partie de la classe politique ou même d’un citoyen de facto dans le processus électoral d’un pays peut compromettre la sécurité et la cohésion des peuples. L’exemple du Burkina Faso en est un cas palpable. Dans un Etat démocratique, la nécessité d’implication de toutes les composantes (acteurs politiques, membres de la société civile et autres)  de la nation dans les l’organisation d’une élection est de mise. L’unité nationale en dépend.

L’instabilité installée au Burkina Faso après le putsch du général Gilbert Diendéré plonge le pays des hommes intègres dans un long et périlleux chemin de croix. La marche vers la paix semble d’ores et déjà difficile vu l’implication de l’armée qui a remis en cause le pouvoir de la transition dirigé par Michel Kafando. Cette triste et malheureuse situation intervenue au Burkina ne doit pas laisser indifférents certains dirigeants de pays africains.

Surtout {accessText}ceux qui s’apprêtent à organiser d’ici peu l’élection présidentielle dans leur pays respectif. Il s’agit de la Guinée-Conakry, le Niger, la Côte-d’Ivoire et le Bénin. Dans l’intérêt général de leur peuple,  chacun de ces pays connait l’attitude à adopter pour ne pas en venir aux extrêmes enregistrés au Burkina Faso. Connu pour être le «laboratoire de la démocratie» en Afrique, le Bénin, très attendu à un tournant décisif de son histoire après la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990 doit continuer dans sa bonne marche.

Un cas qui interpelle  la nation d’autant plus que l’élection présidentielle de février 2016 s’annonce pour être celle de tous les dangers comme le murmurent certaines personnes. De ce fait, le bon sens et la responsabilité des dirigeants béninois sont attendus afin qu’aucune exclusion ni une quelconque mise à l’écart d’un citoyen en course pour la présidentielle ne soit noté. L’ombre des débordements et l’éclatement de la nation planent aussi sur Bénin. Comme quoi, le malheur n’arrive toujours pas qu’aux autres. Et comme le dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir{/accessText}