La Nouvelle Tribune

Passation de service à l’Anlc: Jean-Baptiste Elias et son équipe s’installent

Les membres de la deuxième mandature de l’Autorité nationale de Lutte contre la Corruption (Anlc) ont pris le témoin hier, lundi 13 mars 2017 au siège de l’organe à Cotonou.

La nouvelle équipe de l’Autorité nationale de Lutte contre la Corruption (Anlc) est entrée dans ses fonctions depuis ce lundi 13 mars 2017, après sa prestation de serment le 3 mars dernier. La passation de service a eu lieu au siège de l’organe à Cotonou. Cette deuxième mandature de l’Anlc s’installe avec l’engagement de poursuivre l’œuvre entamée par le bureau précédant. Citant Transparency internationale qui, dans son rapport du 25 janvier 2017 sur la situation en 2016, a classé le Bénin 95è sur 176 pays, le Président entrant Jean-Baptiste Elias rappelle que la corruption fait des ravages au Bénin. Mais pour lui, le Bénin peut relever le défis et obtenir un rang honorable dans le prochain classement, et ce, en redoublant d’efforts et d’ardeur, avec la participation des autorités à tous les niveaux, et de tous les citoyens.

«Nous devons tous nous élever pour que ça cesse» clame-t-il.

Correction de la loi sur la corruption

L’un des chantiers de la présente mandature de l’Anlc sera à en croire Jean-Baptiste Elias, la correction des imperfections qu’ils ont constatées dans la loi 2011-20 du 12 octobre 2011, portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. «En attendant dit-t-il, notre action de prévention doit se renforcer afin que le changement de comportement que nous souhaitons, puisse revenir et que la corruption à défaut de cesser recule sensiblement».

Deux membres du bureau sortant boycottent la phase officielle

La cérémonie de passation hier à l’Anlc fut particulière. Elle s’est faite en deux temps. Il y a d’abord eu une phase technique à huis clos de près de 90 minutes entre le bureau sortant et le bureau entrant, mais à la grande surprise de la presse et de tous les invités, seul le nouveau bureau accompagné de l’inspecteur d’Etat Alexandre Dagba -gestionnaire du budget sortant-, s’est retourné dans la salle prévue pour la seconde phase, et d’où ils sont tous partis pour la première.

Le président sortant Guy Ogoubiyi et son rapporteur Agapit Napoléon Maforikan n’y sont plus retournés. Et pour cause, le président sortant aurait refusé de revenir pour participer à la phase officielle sous prétexte qu’il n’a pas connaissance de ce que le bureau entrant allait dire à l’occasion, et n’aurait pas l’occasion de répliquer, à en croire Jean-Baptiste Elias qui visiblement aurait souhaité que cette cérémonie se passe comme elle a eu lieu le 28 juin 2013 dans cette même salle, quand il a passé le témoin au président Guy Ogoubiyi devant le public.

«Aujourd’hui, je prends le témoin des mains du président Guy Ogoubiyi, sans qu’il ne soit ici devant vous. Il faut vivre longtemps pour voir tout et le contraire de tout» martèle-t-il