La Nouvelle Tribune

Me Alao à propos de l’entretien du président Boni Yayi sur l’affaire Cen-sad

Le troisième point est la nécessite de dialogue dont il parle. Il est important qu’il parle à tout le monde. Mais, il devra surtout tenir compte de ce que les autres lui diront. Ce n’est pas que les politiciens de son bord qu’il doit écouter, pas plus que uniquement les opposants. La société civile aussi, mais pas celle qui lui est attachée seulement. Il faut qu’il écoute les autres membres de la société civile qu’il refuse de recevoir et prétextant qu’il ne les reconnaît pas. Alors qu’en réalité, c’est la crainte de la vérité que ces derniers lui diront qui l’emmène à ne pas les recevoir. Et si certaines choses sont aujourd’hui dans la rue, c’est parce que tant les politiciens, la société civile et même les institutions de contre-pouvoir, ne sont pas écoutés. Au lieu d’écouter seulement, les membres des Fcbe qui ne viennent que chercher leur pitance auprès de lui, il a beaucoup à gagner en écoutant les autres ».