La Nouvelle Tribune

Les cours et tribunaux béninois paralysés pendant 72 heures

Les magistrats, membres de l’Unamab, démarrent ce jour, mardi 28 avril, une grève de 72 heures pour réclamer la satisfaction d’un certain nombre de leurs revendications. Restée calme ces derniers mois après la suspension des mouvements de grève, les cours et tribunaux du Bénin seront à nouveau paralysés.

Les magistrats du Bénin, réunis au sein de leur syndicat, l’Union nationale des magistrats du Bénin, renouent en effet avec les mouvements de grève. Et ce, dès ce jour mardi 28 avril 2015. Ils entament une grève de 72 heures d’avertissement pour réclamer la satisfaction d’un certain nombre de revendications, notamment la correction des dernières nominations de magistrats prononcés dans les cours et tribunaux du pays par le conseil des ministres réuni en sa séance du 27 mars dernier.

Dans les « considérants » de la motion de grève qu’ils ont déposée au ministre de la justice, garde des sceaux, les magistrats du Bénin ont dénoncé le caractère « opaque, illégal et punitif de ces nominations ». Pour le bureau exécutif de l’Unamab, certaines affectations proclamées par le Conseil supérieur de la magistrature notamment celles relatives aux postes de Présidence Kandi, Procureurs Pobè, Natitingou, Calavi, premiers substituts Porto-Novo et Cotonou, juge d’instruction Aplahoué sont des règlements de compte. C’est pourquoi, il avait demandé lors d’une déclaration de presse il y a peu leur correction. Et c’est parce que la correction exigée n’a pas été effectué que les magistrats entame ce jour, une grève.

La grève, rappelons-le, va durer 72 heures. Et si rien n’est fait, elle pourrait être tacitement reconductible. Les magistrats dans leur motion de grève prennent l’opinion publique nationale et internationale à témoin du vaste projet de déstabilisation de la justice béninoise et rendent le Gouvernement et le CSM responsables des déconvenues qui découleraient de leur inaction.