La Nouvelle Tribune

Répression du 27 décembre 2013 : les syndicalistes lèvent la motion mais...

Les secrétaires généraux de la CSA-Bénin, de la CGTB, de la Cosi-Bénin et la CSPIB ont animé hier à la Bourse du travail une conférence de presse pour lever leur motion de grève lancée en janvier 2014 et se prononcer sur un certain nombre de situations sociales.

C’est fini. La longue grève qui a paralysé toute l’administration publique pendant les quatre premiers mois de l’année 2014 est définitivement terminée. A la faveur d’une conférence de presse organisée hier, mercredi 12 août 2015, à la bourse du travail à Cotonou, les secrétaires généraux de la CSA-Bénin, de la CGTB, de la Cosi-Bénin et la CSPIB, tous signataires de la motion de grève du 2 janvier 2014, ont décidé de lever en fin leur motion. Face aux hommes des médias, les Sg Dieudonné Lokossou de la CSA-Bénin, Pascal Todjinou de la CGTB, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin et Christophe Dovonon de la CSPIB justifient leur décision de lever cette motion par la signature récente d’un accord entre les confédérations et le gouvernement quant à la satisfaction des revendications des travailleurs. « Au regard des récents résultats obtenus lors des discussions avec le gouvernement, nous avons pris la décision de lever officiellement à partir de ce jour, mercredi 12 août 2015, la motion de grève », ont précisé les Sg des confédérations.

Mise en garde

Bien que la motion de grève soit désormais levée, elle n’implique pas pour autant la fin de tout. En effet, la décision de levée de motion des Secrétaires généraux est assortie d’une mise en garde. « Si éventuellement ce que le gouvernement a promis aux enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire n’est pas réalisé à la fin du mois de septembre 2015, nous reprendrons le combat », ont averti les Sg Lokossou, Todjinou, Chadaré et Dovonon.

La motion de grève, il faut l’indiquer, avait été suspendue par ces mêmes secrétaires généraux le 15 avril 2014 suite aux cris de détresse d’élèves et parents d’élèves à leur endroit pour sauver l’année scolaire alors menacée du spectre d’une année blanche et consécutivement à la satisfaction par le gouvernement de cinq des sept revendications des centrales et confédérations syndicales.

Rappelons que la grève avait été déclenchée le 2 janvier 2014 après la sanglante répression de la grève d’une marche pacifique des centrales et confédérations syndicales le 27 décembre 2013.

Il faut préciser que face aux hommes des médias hier, les Sg se sont également prononcés sur la situation à l’Organisation commune Bénin- Niger (OCBN) et ont condamné le fait que les travailleurs sont sans salaire depuis 20 mois