La Nouvelle Tribune

Bénin : La Fao pour la restauration de la mangrove

Pour la gestion durable des écosystèmes de mangrove au Bénin et l’amélioration et la diversification des revenus des populations riveraines du site du Ramsar 1017, la Fao a, dans le cadre du projet Tcp/Ben/3502, réceptionné et distribué 196.000 plants mis en terre dans les différentes communes d’intervention du projet.

L’écosystème de mangrove est vital non seulement pour de nombreuses espèces de poissons, de mollusques, de crustacées mais aussi pour les populations. Mais cette grande richesse qui offre aux populations des revenus est menacée. Notamment par l’homme qui exploite de façon incontrôlée le bois pour satisfaire ses besoins en énergie domestique (cuisson, production de sel, fumage de poisson…). C’est pour réduire la pression humaine sur les mangroves et les restaurer que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a initié le projet Tcp/Ben/3502. Dans le cadre de ce projet intitulé « Restauration des écosystèmes de mangrove du site de Ramsar 1017 », la Fao a réceptionné et distribué des plants produits dans les différentes communes à savoir Kpomassè, Comè, Ouidah, Bopa et Grand-Popo. Ceci, pour offrir aux populations riveraines du site de Ramsar qui couvre une superficie de 47.000 hectares une alternative. Au total, ce sont 196.000 plants de palétuviers, d’acacias et d’eucalyptus produits qui ont été réceptionnés et distribués aux populations pour ensuite être mis en terre.  

Un projet doublement bénéfique

Cette action de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a été saluée par les populations bénéficiaires. Car, ont-elles expliqué, ce projet va permettre non seulement d’améliorer et de diversifier leurs revenus mais aussi et surtout améliorer leurs conditions de vie. « C’est un don (…) pour nous aider à diminuer notre pression sur les mangroves afin de garantir la pêche pour nos maris », a confié Véronique Anagonou, chef de village de Kpétou, dans la commune de Comè. « Pour ceux qui ne comprennent pas, ça peut paraître vague, mais ce projet est une grande richesse jamais obtenue ici », dira pour sa part Samè Avlessi, notable de Possotomé dans la commune de Bopa. Pour le notable, les différents plants mis en terre constituent « une frontière contre les inondations ». Ceci, parce que les mangroves, détaille-t-il, empêchent l’eau de sortir de son lit et le sable d’aller encombrer le fleuve