La Nouvelle Tribune

Cotonou : Emoi des populations du tronçon Mosquée centrale de Zongo - marché Missèbo

Un réveil peu ordinaire pour les populations du tronçon Mosquée centrale de Zongo - marché Missèbo à Cotonou. Ce sont les bruits de tracteurs qui ont sorti beaucoup d’entre eux de leur lit ce vendredi 6 janvier 2017.

Sur ce tronçon, un dispositif sécuritaire inhabituel a été mis en place avec des policiers et des militaires qui ont barré la voie. Les usagers de cette voie ont dû emprunter des déviations pour rallier leur destination. Certains qui ont des occupations au niveau de cette artère sont contraints de trainer leur moto pour se rendre sur leur lieu de travail ou de rendez-vous. Tous les abris de fortune dressés sur les trottoirs sont systématiquement dégagés. Les constructions qui entrent dans le domaine public sont cassées systématiquement. Et des camions se chargent automatiquement de nettoyer au fur et à mesure. Les personnes qui ont choisi ce vendredi pour défaire leur construction ont été surpris. Arrivé à leur niveau le tracteur dégage tout sur son passage sans crier gare et sans faire attention aux ouvriers de circonstance qui, à petits coups, essayent de démonter les toitures. Une manière de faire comprendre que le temps imparti pour vider les espaces publics est fini et que le boulot revient maintenant à l’administration territoriale. Le terre plein central de cette voie aussi a été vidé de ses occupants. Comme c’est le cas partout où le tracteur a fait son œuvre, le remblai est automatique à quelques exceptions près. Au niveau du marché de Missèbo, c’est le même constat. L’entrée de ce marché de friperie a été bien nettoyée. Le terre plein à l’entrée ne présente plus d’occupants et est mise au propre. Ce qui donne déjà un autre visage à cet endroit réputé bouillant et bruyant. Les quelques uns qui ont tenté de résister à l’assaut des hommes de préfet du Littoral  Modeste Toboula ont été vite ramené à l’ordre. Même si certains n’ont pas pu contenir leur larme, ils se sont rendus à l’évidence que l’Etat entre dans ses droits. Et sans grand heurt, les artères de Cotonou retrouvent leur parure.