La Nouvelle Tribune

Bénin : Un colloque analyse les chantiers du gouvernement Talon

L’Université d’Abomey-Calavi abrite depuis hier un colloque de deux jours sur le thème « l’élection présidentielle de 2016 au Bénin : un an après (analyse électorale et chantiers gouvernementaux) ».

L’événement est organisé par la Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie, le Centre d’études sociologiques et de science politique, avec la collaboration de la fondation allemande Friedrich Ebert StiftungOffrir un espace d’échanges et de débats sur l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, à travers plusieurs panels composés d’universitaires, d’experts électoraux et d’acteurs politiques. C’est l’objectif d’un colloque de deux jours qui se tient à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), depuis hier 21 février 2017.

Initiative de la Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie, du Centre d’études sociologiques et de science politique (Cespo) avec la collaboration de la fondation allemande Friedrich Ebert Stiftung, l’événement a pour thème « l’élection présidentielle de 2016 au Bénin : un an après (analyse électorale et chantiers gouvernementaux) ».

Les travaux se déroulent dans la salle polyvalente de la Chaire Unesco-Uac. Au nombre de quatre, les panels vont porter sur des thèmes comme « radioscopie de l’élection présidentielle de 2016 », « Dynamiques électorales et enjeux de pouvoir », « gouvernance électorale » «  « l’après élection et les réformes étatiques ». Au total, dix communications vont meubler les discussions. Entre autres, elles traiteront du « Panorama de l’élection présidentielle de 2016 », « Choix du candidat, partis politiques et déterminants du vote au Bénin », « la réforme du code électoral » et des  « réformes institutionnelles et politiques au Bénin ».  

« Les élections constituent un élément clé et central de la démocratie », a rappelé le représentant résident de la fondation Friedrich Ebert au Bénin, Dr Klaus Peter Treydte.

Mais celles de 2016 au Bénin n’étaient pas gagnées d’avance. Puisque, comme l’a précisé le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dans son allocution d’ouverture, « le contexte de la tenue de cette élection et les défis liés à son organisation ne présageaient pas de son issue heureuse et pacifique ». Le président Emmanuel Tiando se réjouit que le scrutin se soit passé « dans le calme la paix et surtout dans la transparence puisque les résultats proclamés par la cour constitutionnelle n’ont fait l’objet d’aucun recours ni d’aucune contestation ». De façon globale, le constat est que « 27 ans après la conférence nationale, l’alternance se réalise. Mais d’une élection à une autre, il existe de nouvelles variables », a souligné le directeur du Cespo, le professeur Hygin Kakai.

« Comme dans d’autres pays, l’élection présidentielle constitue un objet de recherche pour juristes, sociologues et politistes. Les fruits sont versés à la communauté scientifique et aux acteurs politiques », a-t-il poursuivi.

Pour le premier Vice-recteur de l’Uac, le professeur Maxime da Cruz, le « colloque vient à point nommé » pour deux raisons : « D’une part c’est une rencontre d’échanges entre des universitaires ayant un regard scientifique sur l’objet étudié, et les acteurs ayant adopté un comportement politique. D’autre part, il est à saluer que les universitaires béninois et des pays frères et amis politiques aient pu organiser une manifestation scientifique sur cette élection qui n’est pas comme les autres ».

Au regard des thématiques et du profil des communicateurs et des participants, le professeur da Cruz n’a « aucun doute sur la pertinence de ce colloque et sur la qualité des résultats attendus ». Il souhaite que la rencontre soit valorisée, notamment par la « diffusion des valeurs acquises » ainsi que l’analyse de leur contribution à « l’assainissement du champ électoral béninois. » Il faut indiquer que les communications et échanges de ces deux jours seront répertoriés dans un document sous forme d’actes du colloque