La Nouvelle Tribune

Bénin: L’Unesco outille les enseignants pour une école béninoise apaisée et performante

Il a eu lieu du 21 au 22 février 2017 à Cotonou, un atelier de renforcement de capacités des enseignants pour le dialogue social et la réforme des politiques, sur initiative de l’Unesco.

Les enseignants et représentants d’organisations d’enseignants, sous la direction de consultants de l’Unesco, échangent sur la question du dialogue social et de la réforme des politiques. C’est à la faveur d’un atelier de renforcement de capacités de deux jours, ouvert à cet effet hier, mardi 21 février 2017, par l’Unesco à l’hôtel Novotel de Cotonou. Cette rencontre permettra de «véritablement renforcer les capacités des acteurs du système éducatif, mais aussi de capitaliser les succès et les bonnes pratiques, afin de les partager pour une école béninoise apaisée», explique la Secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’Unesco, Adélaïde Fassinou Allagbada.

C’est aussi le lieu pour ces acteurs de faire un diagnostic du système éducatif béninois sur la question, afin d’améliorer la politique éducative, à en croire Sévérine Donnet Descartes, représentante des partenaires techniques et financiers. C’est un atelier pour un lendemain meilleur pour l’école, se persuade la représentante de la directrice de l’Unesco, Florence Ssereo. Elle sera appuyée par le Ministre de l’enseignement primaire Karimou Salimane, d’après qui la pertinence de cet atelier réside en ce qu’il s’inscrit dans la recherche d’un cadre d’échange et d’harmonisation des points de vue à but triptyque, d’anticiper, de prévenir et d’éviter les crises. Lesquelles crises, entre autres, les perturbations répétées des activités pédagogiques, sont également liées selon l’autorité au «caractère insuffisant des compétences techniques des enseignants ou de leurs représentants, en matière d’analyse des politiques, du contenu réel du dialogue social, ou de la notion de sensibilisation, se fondant souvent sur des données factuelles».

«Cette insuffisance est, elle-même, due en grande partie au manque de possibilité de formation offerte aux enseignants et à leurs organisations dans ces domaines», ajoute le ministre heureux de ce que cet atelier soit un début de solution