La Nouvelle Tribune

Atelier de planification stratégique: Vers une feuille de route à la Csa-Bénin

Jeudi 23 février 2017, s’est ouvert à l’hôtel Bel Azur de Grand-Popo, un atelier de planification. De deux jours, l’atelier est organisé par la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), avec l’appui de la fondation Friedrich Ebert (Fes). Il vise à doter l’organisation syndicale d’un cadre d’orientation stratégique.

« Analyse et diagnostic des responsabilités et engagements des leaders de la Csa-Bénin, dans un contexte de renouveau syndical ». C’est le thème d’un atelier qui réunit depuis jeudi 23 février 2017, à l’hôtel Bel Azur de Grand-Popo, les membres du bureau exécutif de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), et des experts. L’objectif de l’atelier est de pourvoir la Csa-Bénin d’un cadre d’orientation stratégique, « une sorte de feuille de route », pour le quinquennat du nouveau bureau exécutif national de la Confédération. Ce nouveau bureau, rappelons-le, est dirigé par le Secrétaire général Anselme Amoussou, et a été installé dans ses fonctions le 9 janvier dernier.

Sortir des sentiers battus

A l’ouverture de l’atelier de planification, le Secrétaire général Amoussou est revenu sur le mandat de son bureau exécutif national, pour expliquer qu’il est celui de « l’espoir ». « Pour ne pas décevoir cet espoir, le mandat qui commence doit être celui des réformes, le mandat des réformes pertinentes », a  d’entrée souligné Anselme Amoussou. Il mettra ensuite l’accent sur la nécessité pour le syndicat en général et la Csa-Bénin en particulier, de « sortir de son référentiel traditionnel ».

« Les attentes des mandants augmentent et se complexifient sans cesse », a en effet fait savoir le Sg qui estime qu’en conséquence, « le mode de fonctionnement doit évoluer de même que les valeurs traditionnelles et le management qui doivent s’adapter ».

Cette analyse du Sg Amoussou est partagée dans son discours par la représentante de la Fes, Nouratou Zato Koto-Yérima. Selon Madame Koto-Yérima, les syndicats continuent de se fier aux méthodes, approches, et instruments traditionnels d’organisation et de gestion des militants, alors que ces méthodes, déplore-t-elle, n’ont pas permis de renverser la tendance en ce qui concerne la baisse de l’effectif des militants, ni de défendre efficacement les droits et les intérêts des travailleurs. De ce fait, elle pense que les syndicats se doivent, entre autre, de devenir plus « pertinents ».

La feuille de route, la clé de voûte

La représentante de la Fes est convaincue que le seul moyen pour les syndicats de sortir de l’impasse dans laquelle ils sont, « c’est une compréhension plus profonde des enjeux ». Et cela, soulignera-t-elle, ne peut se faire qu’avec une feuille de route.  Chose que sans nul doute, le Sg de la Csa-Bénin, et son bureau exécutif ont compris, en initiant cet atelier de planification stratégique. L’atelier, soulignons-le, est prévu pour durer deux jours. Au cours de ces 48 heures, il s’agira pour les participants d’examiner les enjeux et les défis stratégiques de la Csa-Bénin.

« Nous devons nous accorder sur la vision qui, après avoir été mienne, doit être partagée par vous et tous les travailleurs, en dégager les axes prioritaires à emprunter afin d’atteindre les objectifs », a également fait savoir Anselme Amoussou.  « Les actions, a-t-il poursuivi, doivent être clairement définies puis planifiées. Enfin, il s’agira de façon judicieuse, de distribuer les responsabilités et les ressources pour faciliter la prise de décision, l’exécution et le suivi ».

Mais avant cela, la représentante de la fondation Friedrich Ebert, nourrit d’ores et déjà l’espoir que chacun des participants à l’atelier, a pleinement conscience des enjeux et est mentalement armé à accompagner le plan stratégique qui sera validé par tous. Ceci, afin que le bureau exécutif national conduise le navire Csa-Bénin à bon port