La Nouvelle Tribune

Bénin : Les pharmacies à ciel ouvert d’Adjégounlé démantelées

Dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments, le gouvernement par le biais des ministères de l’Intérieur et de la santé, a entamé vendredi dernier une opération de saisie de faux médicaments à Adjégounlé, au marché Dantokpa.

S’approvisionner en médicaments dans les pharmacies à ciel ouvert d’Adjégounlé, à l’Est du  marché Dantokpa et en plein cœur de Cotonou, n’est plus chose possible. En effet, depuis ce vendredi 24 février, le gouvernement béninois, par le ministère de l’Intérieur et celui en charge de la santé, a entamé une vaste opération de démantèlement de ce lieu de trafic illicite de médicaments. Des éléments des forces de l’ordre et de sécurité ont effectué vendredi dernier une descente dans ce marché, et ont y procédé à de nombreuses saisies. Selon plusieurs témoignages, les éléments des forces de l’ordre sont repartis avec plusieurs sacs de 100 kg remplis de médicaments de contrebande. L’action, selon des sources concordantes, s’inscrit dans le cadre de l’opération Pangea 9, autorisée par le gouvernement béninois, réuni en session ordinaire du conseil des ministres le 1er septembre 2016.

Aller plus loin

Le Bénin, à en croire de nombreux acteurs du secteur pharmaceutique,  est une plaque tournante des faux médicaments. Un rapport rendu public à Paris le 20 janvier dernier, classe d’ailleurs le pays (26%), comme la deuxième porte d’entrée de faux médicaments en Afrique derrière le Nigeria (35%). L’opération de démantèlement lancée par le régime de la Rupture et du Nouveau départ est la bienvenue, selon le Directeur général du Groupement d'achats des pharmaciens d'officine du Bénin (Gapob), Dr Falilou Adebo, au micro de nos confrères de Canal 3 Bénin. Mais le Dg Adebo souhaite que le gouvernement ne s’arrête pas aux revendeurs du marché. « Les sources d’approvisionnement (du marché) doivent être identifiées. Qui sont ceux qui alimentent Adjégounlé ? C’est ceux-là qu’il faut traquer et juger », estime le Dr Adebo  qui souligne que « le chef de l’Etat a les moyens de les identifier », et de punir les trafiquants conformément aux lois en vigueur