La Nouvelle Tribune

Gestion des eaux usées: Le festival EauCiné s’ouvre avec le film «Descente en eaux usées»

Le Festival panafricain de film documentaire 100% eau –EauCiné- s’est ouvert le vendredi 24 mars 2017, à l’Institut français du Bénin à Cotonou avec l’avant première du film documentaire «Descente en eaux usées» de Cyprien Fabile, avec lequel Eau Afrique va parcourir le Bénin et 20 autres pays d’Afrique, pour sensibiliser contre la mauvaise gestion des eaux usées.

«Descente en eaux usées» de Cyprien Fabile est en tête d’affiche du Festival panafricain de film documentaire 100% eau –EauCiné- lancé vendredi dernier à l’Institut français du Bénin, (Ifb) à Cotonou dans le cadre de la journée mondiale de l’eau célébrée cette année sur le thème «Eaux usées». Il a été projeté en avant première à l’auditorium de l’institut ce vendredi en présence du ministre de l’énergie, de l’eau et des mines, de partenaires et acteurs à divers niveaux du secteur eau au Bénin, etc.

Dans ce documentaire de 26 minutes produit par Eau Afrique, le réalisateur met en exergue la mauvaise gestion faite des eaux usées et les conséquences tant sur les hommes que sur d’autres êtres vivants, et puis en général sur le développement. On se rend aisément compte de comment les eaux usées jetées dans la nature se retrouvent dans l’organisme de l’homme, et le rendent malade.

«Le film documentaire vise en premier lieu, à civiliser la population et à favoriser une prise de conscience sur la gestion des eaux usées, dans une perspective de développement durable. Et en second lieu, solliciter l’attention des décideurs publics quand à la construction des ouvrages d’assainissement collectif», témoigne Soumaïla Mounirou, représentant du Pdg de Forag à cette avant première.

Rappelant la situation, il indique que deux milliards de litre d’eau usée utilisée par l’humanité sont rejetées chaque jour dans les rivières et les mers, soit plus de 23 milles litre chaque seconde ou 730 milliards par an. «Une quantité bien supérieure à l’évaporation naturelle des océans dans l’atmosphère -un milliards de litre d’eau par jours-»  relève-t-il. Aussi, a-t-il souligné, la quasi inexistence de réseaux et d’infrastructures d’assainissement dans les pays en voie de développement comme le Bénin, qui ne dispose pas de réseaux collectifs d’assainissement.

«Seulement deux ménages sur 100 évacuent correctement leurs eaux usées selon l’enquête démographique et de santé Eds 1 au Bénin» ajoute-t-il.

Eau-Ciné pour un changement de comportement

Pour le ministre de l’énergie de l’eau et des mines, Dona Jean-Claude Houssou, ce festival EauCiné prévu du 24 mars au 22 avril avec en tête d’affiche un tel documentaire, amènera à une attention particulière par rapport à cette situation dans le secteur. Il s’agira plus spécifiquement confie-t-il, d’éveiller les consciences et de donner des éléments pour que chaque citoyen ait connaissance des enjeux de la gestion en eau et de la gestion des eaux usées, mais également de partager les connaissances autour de la question afin d’amener les populations à formuler non seulement leurs préoccupations mais aussi des propositions.

«Le festival EauCiné est un espace d’échange et de sensibilisation sur toutes les dimensions de la gestion des eaux usées» affirme le ministre très heureux de l’initiative. Ce festival à travers ce film, permettra de transmettre le message avec des images claires qui aident à comprendre la situation et de promouvoir le changement, selon le Directeur de la coopération allemande au Bénin, Dr Andreas Köning. En effet, «Descente en eaux usées» fera l’objet d’une tournée dans les 77 communes du Bénin, puis le cap sera mis sur 20 autres pays d’Afrique sélectionnés dans le cadre de ce festival, à en croire Cyprien Fabile, manager de « Eau Afrique ». Il a précisé que chaque rendez-vous sera fait de projection suivi de débat. «C’est un programme de communication pour un changement de comportement» dira Soumaïla Mounirou