La Nouvelle Tribune

Onu : Mugabe sur les traces de Kadhafi

A 90 ans, Robert Mugabe le Président du Zimbabwe encore sous le coup de sanctions internationales, n’a plus peur de rien. Il dit ce qu’il veut, quand il veut et où ça l’enchante. Jeudi, à la tribune de l’Assemblée général de l’Onu, il a craché à la figure des occidentaux qu’ils orchestrent de vils coups-bas pour déstabiliser son pays. 

Le Zimbabwe, un des pays africains où le taux de chômage est des plus élevés, continue de subir les effets des sanctions imposées par les occidentaux même si, il y a un peu plus de 6 mois, l’Ue a suspendu ses sanctions qui pesaient lourdement sur l’économie du pays. Mugabe qui est toujours vu comme un Président infréquentable par les occidentaux, accuse ceux-ci de vouloir coûte que coûte s’ingérer dans la gestion de son pays.

A l’en croire, l’occident fait feu de tout bois pour parvenir à des desseins machiavéliques contre son pays. Ses accusations proférer à la tribune de l’Onu rappellent celles de l’ex guide libyen, Mouammar Kadhafi qui avait à la même tribune, dénoncé ce qu’il appelait l’injustice et la domination des grandes puissances sur les pays du tiers monde. C’était le {accessText}26 septembre 2009. C’est cette intervention, disent d’aucun, qui lui a coûté la vie. Mugabe comme Kadhafi, mène une politique anti-occident depuis qu’il est à la tête du pays au lendemain de son indépendance en 1980. Et puisque les même cause produisent les mêmes effets, le nonagénaire Président doit s’assurer d’avoir les reins encore bien solides pour s’aventurer sur un terrain glissant. Toujours est-il que son courage à dire sans coup férir tout haut, ce que ses homologues du continent pensent tout bas, est louable pour les panafricanistes.{/accessText}