La Nouvelle Tribune

France


"On disait beaucoup, au Bénin, que la France était raciste, remarque Espérant. J'ai trouvé tout le contraire. Nous avons été magnifiquement accueillis." Des amours se sont nouées. A Noël, les uns et les autres ont été invités chez des camarades de classe. Jospin s'apprête à aller faire du ski pour la première fois. Ulysse propose chaque semaine des théories de mathématiques à ses professeurs et versifie volontiers. Espérant a découvert l'écrivain Michel Leiris. Tatiana s'enthousiasme en cours de philosophie pour la psychanalyse et Sigmund Freud. Et leur professeur Annie Vigneron a trouvé l'autre jour une petite carte postale de l'un d'entre eux, noircie d'une belle écriture, "Madame, je vous aime..."

Le 1er novembre 2007, quelques semaines après son arrivée, Jospin, n'y tenant plus, est allé rendre visite à son célèbre homonyme, en compagnie d'Odon Vallet. Lionel Jospin l'a reçu chez lui, amusé. "Cela m'a fait plaisir, pour mon père", dit le jeune homme en souriant. Depuis, il reçoit à chaque grande occasion et pour les fêtes de fin d'année un petit mot manuscrit de l'ancien premier ministre. Les lettres sont là, dans sa petite chambre parisienne, au milieu de ses cahiers.

Raphaëlle Bacqué (le monde)