La Nouvelle Tribune

Traité de Rome de la Cpi


Que l’on ne vienne donc pas évoquer un impérialisme judiciaire, une justice à double vitesse, une nécessité de dénoncer le traité de Rome de la jeune juridiction pénale internationale, une omniscience et une omnipotence, autant de mots qui s’éloignent à perte de vue de la réalité empreinte de rationalité.

Pour conclure, je dirais que, si d’aventure une réunion de l’union africaine venait à se tenir au sujet du traité de Rome de la CPI, il serait sage, raisonnable  qu’elle soit consacrée essentiellement à une autocritique, et à l’étude d’une stratégie appropriée de lutte effective contre l’impunité sur le continent Africain en vue de la protection de la dignité humaine qui n’a pas de valeur marchande. Nos dirigeants prendront alors la résolution d’éviter les formes de rhétorique de circonstance par lesquelles ils font croire que « l’enfer, c’est les autres », pour employer une expression du philosophe existentialiste  athée Jean Paul Sartre.q 

Par Jean-Baptiste GNONHOUE
Président de la Coalition Béninoise pour la Cour Pénale Internationale