La Nouvelle Tribune

Togo

Les médias togolais avaient rapporté lundi que des éléments de  la Force d'Intervention Rapide (FIR) des Forces Armées Togolaises  (FAT) avaient lancé dimanche, vers 22 heures, une "attaque aux  fusils d'assaut et aux armes de guerre" contre le domicile du  député Kpatcha Gnassingbé, frère du Chef de l'Etat et ancien  ministre de la Défense nationale.

     Mardi, le Procureur de la République a expliqué dans un  communiqué, lu à la télévision, qu'une procédure d'enquête  préliminaire était en cours, suite à la découverte d'une " tentative d'atteinte contre la sûreté de l'Etat", dans laquelle  serait impliqué Kpatcha Gnassingbé. 

     "Plusieurs personnes dont cinq officiers" des FAT seraient  arrêtées.

     Selon le communiqué du Procureur, des éléments de la  gendarmerie qui se sont présentés au domicile de Kpatcha  Gnassingbé dimanche soir pour interroger des membres de  l'entourage de celui-ci, ont été accueillis par des coups de feu  de sa garde rapprochée. 

     C'est en réaction à cette "réponse musclée" de Kpatcha  Gnassingbé que les forces de défense sont intervenues pour  soutenir la gendarmerie, dit le communiqué.

     Selon les médias locaux qui l'ont rencontré à son domicile  lundi après les évènements, le député Kpatcha Gnassingbé a soutenu que cette opération, conduite par le colonel Kandanga, commandant  de la Force d'Intervention Rapide (FIR), visait à l'assassiner. 
(xinhuanet)