La Nouvelle Tribune

3e Championnat national de rugby: Les Hirondelles de Cotonou toujours leaders

Trois rencontres ont eu lieu le week-end écoulé, sur les quatre programmées pour le compte de la troisième journée du championnat national de rugby. 

Les Hirondelles de Cotonou sont toujours en tête. Le directeur technique national (Dtn) de la Fédération béninoise de rugby, Charles Marcotte, analyse le niveau technique de la compétition. C’est à 22-3 que s’est soldée la rencontre entre l’équipe des Alligators d’Abomey-Calavi et celle des «111» de Porto-Novo, samedi 11 février 2017. Une rencontre qui compte pour la troisième journée du championnat national de rugby. Au terme d’un match à unique sens, ce sont les visiteurs qui ont pris le dessus par le score de 22-3. Sur le terrain de Vakon, dans l’Ouémé-Plateau, Bulldozers de Missérété affrontaient Dauphins de Cotonou. Les locaux n’ont rien pu. Aucun essai pendant le temps de jeu. Ils ont été noyés par les Dauphins sur la marque de 46-0. Lors de cette rencontre, les joueurs de Bulldozers n’ont rien compris. Ils n’ont pas résisté aux assauts de leurs adversaires du jour, très engagés.

Le dimanche, au stade de l’amitié Mathieu Kérékou de Cotonou, les Margouillats de Cotonou ont affronté les Dinosaures de Porto-Novo. Les Margouillats ont été simplement broyés par une équipe de Dinosaures très en place : 10-34 est le score qui a sanctionné ce match, très attendu par le public sportif.

La rencontre entre Hirondelles de Cotonou et Najas de Comè, n’a pu avoir lieu. Contacté au sujet de ce match, le secrétaire général de la Fédération béninoise de rugby, Roger Allagbé, informe qu’«Il y a eu un forfait litigieux sur lequel la Fédération doit se pencher lors de sa réunion de ce mercredi». En attendant la décision du Comité exécutif, le classement na pas changé. Les Hirondelles de Cotonou occupent toujours la première place au classement. Ils sont suivis de 111 et les Margouillats se positionnent 3e.

Marcotte Charles: «Il y a un écart technique»

Après trois journées de championnat, le directeur technique national (Dtn) de la Fédération béninoise de rugby, apprécie le niveau technique de la compétition. Charles Marcotte signale que «Depuis cinq ans, il n’y a pas eu un seul match de championnat au Bénin».

«On a perdu beaucoup de temps et de potentiel. Il y a trois types d’équipes. Certaines sont vieillissantes, d’autres sont très jeunes et trois d’entre elles n’ont jamais vraiment arrêté de s’entraîner et évoluent avec un mélange d’anciens et de jeunes. On remarque que les joueurs sont très volontaires. Ils jouent à fond le jeu, malgré des conditions de terrains très limitées: terre, cailloux, peu d’herbes et autres», souligne-t-il.

«Le manque d’infrastructures liées au rugby est aussi un problème», note-t-il, soulignant que «les matches se jouent sur les créneaux d’entraînement, car on ne peut pas louer de terrain le week-end juste pour les matches à cause des moyens très limités de la Fédération. Les trois équipes de tête aujourd’hui sont les seules à avoir les moyens de s’entraîner et de jouer régulièrement», fait-il remarquer. Du coup, en déduit Charles Marcotte, «il y a un écart technique et surtout physique entre ces trois clubs et les autres».

«Il reste aussi un problème d’encadrement pour entraîner les équipes. Nous avons constaté que l’arbitrage s’améliore au fil des matches, mais il manque de rythme et de remise à niveau. Nous allons y remédier. Malgré toutes ces difficultés, il y a quand même de quoi construire une équipe nationale qui tient la route», estime le directeur technique national de la Fédération béninoise de rugby.

Mais il faudra «un stage sérieux avant de partir au Ghana pour le championnat d’Afrique amateur groupe D, qui du aura lieu du 28 avril au 4 mai 2017», préconise-t-il.

«La Fédération a besoin de médiatiser davantage le championnat. On est déjà heureux de voir ce monde autour des terrains du stade de l’amitié, le samedi et le dimanche. Les gens découvrent le rugby à 15. Il faut faire un travail de formation du public et des journalistes pour la maîtrise des règles. En somme, nous avons fait du chemin», conclut Charles Marcotte