Photo: LP/Matthieu de Martignac

La présence de Rokhaya Diallo au sein du Conseil national du numérique fait grincer des dents. La militante anti-racisme devrait d’ailleurs être débarqué dans les prochains jours. À peine annoncée, à peine remaniée. En effet, en France, la présidente du Conseil national du Numérique vient tout juste de dévoiler l’équipe qui allait l’entourer.

Problème, la présence de Rokhaya Diallo ne passe pas du tout au sein du gouvernement. Le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, a donc annoncé ce mercredi qu’il allait demander à Marie Ekeland, qui vient tout juste de prendre la tête de l’organe en charge d’orienter les décisions politiques sur le numérique, de proposer une nouvelle composition : « Le Conseil national du numérique a besoin de sérénité pour travailler » s’est notamment défendu Mounir Mahjoubi.

« Ce conseil a pour rôle d’orienter les politiques du gouvernement sur les aspects numériques et de penser les transformations du monde. (…) Nous avons souhaité, par souci de bonne gouvernance et afin que le débat démocratique puisse avoir lieu, que le Conseil puisse agir en indépendance, compte tenu de l’importance des sujets à traiter. Dans ce contexte, la présidente du Conseil a pu, ce qui est inédit, composer son équipe, en intégrant des points de vue dont certains peuvent être différents de ceux du gouvernement », a ainsi déclaré le Secrétaire d’Etat chargé au numérique, avant de continuer, « Cependant, et eu égard encore une fois à l’ampleur des enjeux qui sont les siens, le Conseil National du Numérique a besoin de sérénité pour travailler, et les derniers échanges sur la composition du Conseil soulignent que ces conditions ne sont pas pleinement réunies. »

Rokhaya Diallo prend la parole sur le sujet

En effet, selon certaines informations, la journaliste et militante antiracisme, Rokhaya Diallo, serait la base de ces soucis, même si au gouvernement, on préfère rejeter la faute sur « l’écosystème numérique ». En effet, selon le secrétariat d’état au numérique, des patrons de start-up ou encore d’incubateurs, choqués des propos de la journaliste, auraient demandé son remplacement.

Mais qu’est-il réellement reproché à madame Diallo ? De dénoncer le concept du « racisme d’état », qui se caractérise par des discriminations institutionnelles contre les minorités. Concept d’ailleurs rejeté par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, qui n’a pas hésité à porter plainte contre un syndicat enseignant de Seine-Saint-Denis pour avoir utilisé ce terme.

Rokhaya Diallo quant à elle, s’est publiquement exprimée sur cette affaire le 12 décembre dernier. En effet, celle-ci a publié un tweet dans lequel elle avoue ne pas comprendre tout le tumulte organisé autour de sa nomination au sein du Conseil National du Numérique : « Donc je n’ai pas le droit de collaborer avec les institutions de mon propre pays parce que j’ose dire publiquement qu’elles sont imparfaites ? Quelle étrange conception de la démocratie » s’est-elle ainsi défendue.

4 Commentaires

  1. Pour ma part, le sujet est si important si central, qu’il n’était pas besoin d’hypothéquer les débats avec de la politique revendicatrice.

    J’aimais bien Rokhaya Diallo et je l’écoutais toujours avec plaisir lors des débats. Mais son gaucho-islamo-négrisme militant a fini par me soûler.
    D’autant qu’elle a tendance à la réthorique genre “midi à 14 H” de mauvaise foi, qui me rappelle celle des communistes (établir un rapport entre des choses qui n’en ont pas et tout ramener à travers le prisme d’idées à coucher dehors).

    • Par parenthèse, Le secrétaire d’Etat au Numérique s’appelle Mounir Mahjoubi. Question racisme, je crois qu’il faudra repasser. Elle est clivante, excessive et ressentie comme chi… Alors, ils ont préféré s’en passer.

      Je crois que c’est beaucoup plus simplement de ça qu’il est question.

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