Salva Kiir, Président du Sud soudan Photo: Reuters/Andreea Campeanu

Les réactions fusent de toute part après la violation du cessez-le-feu sensé ramener la paix au Soudan du sud. En effet, signé le 21 décembre 2017 dernier sous l’égide de l’Union africaine, cet accord a été violé par les parties concernées. Une violation dont le premier acte a été l’affrontement entre l’armée sud-soudanaise et les rebelles de l’ex-vice-président Riek Machar dans le nord du pays.

Conclu dans le but de décrisper la situation au Soudan du sud depuis les combats dont Juba, a été le théâtre en 2016. La communauté internationale, notamment certains soutiens de la signature de l’accord de cessez-le-feu n’ont pas caché leur indignation sur la situation de violation entre le camp gouvernemental soutenu par le président Salva Kiir et celui de l’ancien vice-président Riek Machar. A ces réactions s’ajoutent celles de l’Union européenne, des Etats-Unis, du Royaume-Uni et la Norvège.

1 COMMENTAIRE

  1. On sait bien que l’enjeu est le délire du canal de Jonglei, dont Salva Kiir ne veut pas et que Khartoum a mis le feu au poudre à la demande de l’ancien regime Égyptien. Il faudrait peut-être commencer par expliquer que la masse d’eau qui s’évapore est à l’origine de la majeure partie des précipitations dans le Darfour, et que le canal non seulement serait moins efficace que l’on ne pense ( baisse du débit du Bahr Al Gazal) , mais aussi impliquerait la désèchement total du Darfour, et par conséquent, du Ouaddai , du Chari et d’une partie du Haut-Ubangui, qui se désertifieront : cela fait des millions de personnes à “relocaliser”, la destruction de leurs cultures sociales, les tensions avec ceux qui devront en accepter le voisinage, etc… Puis, ces marais immenses jouent un rôle majeur aussi pour les oiseaux migrateurs et la vie du fleuve ( fretin etc…). Les prés temporaires disparaîtront, menaçant le mode social et culturel des Dinka ET DES NUER …
    On devait surtout se poser la question QUI arme les rebelles… Et si la position Egyptienne, au premier abord, se comprend, c’est une sottise majeure. Par contre, on pourrait assainir ces marécages, en le transformant en zone irriguée, bien plus vaste et avec , toujours, de grands plans d’eau permanent. Pour les besoins en eau de l’Egypte, il y a sans doute d’autres solutions possibles, le pays borde la mer et il y a un désert qui peut être exploité pour l’énergie solaire, ce qui ne requiert nullement “forcément” ni panneaux photovoltaïques, ni batteries…mais, qui requiert, par contre, de la bonne volonté … de ceux, qui, contrairement aux Dinka ou Nuer, fabriquent armes et munitions….

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