On se croirait dans un Etat dictatorial, au Burundi, nul n’a le droit d’aller contre le référendum constitutionnel que le pouvoir envisage organiser d’ici le mois de mai prochain. Un référendum qui va permettre à Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. A cet effet une campagne de sensibilisation a été lancée pour expliquer le bien-fondé de cette réforme constitutionnelle et les articles qui seront touchés. Parallèlement, les opposants eux n’ont pas droit au chapitre. Pas d’opposition à cette réforme, mieux quelques 40 militants du parti d’opposition, notamment des ex-rebelles des FNL d’Agathon Rwasa ont été arrêtés depuis le mois de décembre dernier.

Nkurunziza et ses alliés veulent leur rendre la vie très dure. Dans une récente vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, il est demandé d’arrêter ceux qui s’investissent dans la campagne de dénigrement de la réforme constitutionnelle que veut mener le pouvoir de Bujumbura. Des agissements qualifiés de terreur d’Etat pour forcer la main aux citoyens fulminent certains ténors de l’opposition.

Les proches du pouvoir préviennent les populations avec insistance avec un message fort qui proviendrait du chef de l’Etat.

« Le président a dit que celui qui va faire la campagne du “non” aura franchi une ligne rouge. Il aura quitté le groupe des saints pour celui des criminels » lance un pro-Nkurunziza.

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