Le président Duterte a décidé de se tourner vers la Turquie ou la Russie afin de se faire livrer de nouveaux hélicoptères. L’intervention du gouvernement Trudeau concernant le contrat signé la semaine dernière entre les Philippines et l’entreprise canadienne Bell Helicopter, ne passe toujours pas auprès de Rodrigue Duterte, le président philippin. En effet, l’accord signé entre les deux partis a été revu à la hausse, pour près de 233 millions de dollars US. Un affront pour le président philippin qui a de fait, décidé d’annuler l’entente.

 Un document officiel a même été envoyé au bureau de l’entreprise canadienne, qui s’est bien évidemment désolée d’une telle décision, mais qui ne peut la contester, sachant que celle-ci est en accord avec la loi sur les approvisionnements gouvernementaux, qui autorise dans les faits, la cessation d’un contrat à la convenance du gouvernement.

Mais comment en sommes-nous arrivés à une telle situation ? Tout est en fait parti d’une mésentente entre les autorités canadiennes et philippines. En effet, le major-général Restituto Padilla a récemment expliqué que les hélicoptères commandés serviraient afin de résoudre des problèmes de sécurité interne. Or, le gouvernement Trudeau a, en préambule, compris que ceux-ci seraient utilisés par la Philippine afin de réaliser opérations de sauvetage ou rapatriements des troupes. Une proposition d’ailleurs qualifiée de « cinglée » par le chef d’État philippin.

Face aux nombreuses accusations auxquelles doit faire face Duterte, Ottawa s’est légitimement inquiété de l’utilisation de ses hélicoptères. Ne voulant être associés à quelconques malhonnêtetés, le gouvernement a donc jugé bon de revoir à la hausse le fameux contrat. D’ailleurs, le ministre du commerce international, François-Philippe Champagne, a confirmé cela en assurant que le respect des droits humains et de la personne faisait partie intégrante de la politique étrangère et commerciale du Canada. 

De son coté, l’entreprise, flouée, a estimé que le gouvernement canadien n’a rien fait afin de renégocier cet important contrat. Une rencontre aura également lieu sous peu entre les dirigeants de Bell et les représentants du gouvernement canadien afin de déterminer les impacts liés à cette annulation de contrat.

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