Photo : institutfrancais-senegal.com

Le rappeur panafricaniste Didier Awadi, a sorti lundi 23 avril 2018 à Dakar au Sénégal, son nouvel album intitulé «Made in Africa». Un nom derrière lequel se cachent tout un engagement et une union pour porter l’Afrique avec de grandes figures de la musique africaine. C’est du moins ce que nous explique l’artiste dans cette interview.

«Made in Africa». Pourquoi donner un tel titre à un album ?

L’album s’appelle «Made in Africa». C’est un album de 23 titres. J’ai voulu faire un album ici, le réaliser en Afrique entièrement et montrer qu’à partir d’ici on peut ‘’attaquer’’ le monde, qualité à l’appui. Donc, à partir d’aujourd’hui -lundi 23 avril 2018 Ndlr-, cet album est sur toutes les plateformes digitales du monde.

Réaliser tout l’album ici et lui donner ce titre. Quel est le message derrière ?

Le message qui se cache derrière, c’est que tous les possibles sont possibles ici en Afrique. Tout est possible. On peut gagner des victoires sur la démocratie, sur la justice, sur la vie, sur l’entrepreneuriat ; tout. C’est important de montrer qu’on n’a pas besoin de courir pour se réaliser, on peut se réaliser ici.

Un album de 23 titres, c’est beaucoup !

23 titres c’est beaucoup, mais il y en a beaucoup qu’on a éliminés parce que c’est sur 5 ans que je faisais un morceau par ci, un morceau par là. C’est 5 ans de vie, c’est 5 ans de voyage. Il y a beaucoup de sujets. Ça va de la politique à l’amour ; tout ce qui se passe dans le monde. Il y a des titres qu’on a éliminés en route, il y en a qu’on a perfectionnés. C’est le minimum qu’on pouvait faire. On le devait bien à ceux qui nous écoutent depuis toutes ces années.

Des featurings, il y en a beaucoup sur le disque

Oui beaucoup de featurings. Alpha Blondy, Ismaël Lo, Vieux Farka Touré et d’autres noms tels Sizzla le jamaicain, Josey, Mary Ndiaye, Moona, Eddy Kenzo, Duggy Tee, Bamba Diaw, Dip Doundou Guiss, Clayton Hamilton, Ombre Zion, Dadipo Slim, Daniela Ahanda, Isamel Mapaga,… Il y a du monde.

Quel est le contrat que vous avez avec tous ces artistes ?

Le seul contrat est un contrat de confiance. On le fait parce qu’on se fait confiance et qu’on a envie de partager des moments d’amour et de musique ensemble.

On vous connait comme rappeur engagé. Ce qui n’a pas raté sur cet album. Vous avez abordé la politique dont le parrainage au Sénégal. Quel est ce soir votre message à l’endroit des politiques aujourd’hui, notamment sénégalais ?

Pour les politiciens sénégalais, je dis seulement qu’on ne doit pas mettre en avant l’argument de la force ; on doit mettre toujours en avant la force des arguments. C’est le message principal.

Sur scène ce soir, on a vu avec vous deux jeunes artistes -sénégalaise et camerounaise-. C’est la relève ?

Je vais au feeling. Ces jeunes que vous voyez avec moi, nous travaillons ensemble. Tous sont plus jeunes que moi. Certains, je pourrais être leur père. Mais ils me donnent leur temps, leur amour. J’ai donc le devoir aussi de les pousser, les propulser. Beaucoup de grands frères l’ont fait pour moi comme Ismaël Lo. J’ai le devoir de faire la même chose.

On vous voit avec un orchestre où il y a beaucoup de nationalités. Pourquoi ce choix ?

Je pense qu’il faut aller jusqu’au bout de la démarche. Je suis un panafricaniste et la vie a mis sur mon chemin de supers artistes, qui arrivent de beaucoup de pays d’Afrique. Cela ne peut que conforter ma vision panafricaniste. Donc quand je suis avec tous ces gens qui arrivent de différents horizons avec de différentes bases culturelles, ça ne peut que m’enrichir.

Propos recueillis par Blaise Ahouansè (depuis Dakar)

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