Le Département de développement humain (Ddh) au sein de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), organise depuis hier lundi 23 avril 2018, et ce pour une semaine à Dakar, une session de renforcement de capacités en critique d’art, au profit des journalistes culturels de l’Union.

C’est sous l’encadrement des professeurs Ibrahima Wane et Yacouba Konaté, pour mieux outiller ces professionnels des médias à assurer leur partition dans le rayonnement et de la visibilité de la culture africaine.

Une vingtaine de journalistes culturels des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), sont en formation de cinq jours à Dakar au Sénégal, depuis ce lundi 23 avril 2018. Ils sont membres du Réseau de journalistes pour le développement culturel de l’Uemoa (Rjpc-Uemoa).

C’est une formation initiée à leur intention par la Commission de l’Uemoa, à travers son Département du développement humain (Ddh), en réponse à aux doléances en renforcement de capacités qu’ils ont exprimées en novembre 2016. C’était à Ouagadougou au Burkina-Faso, lorsqu’ils prenaient l’engagement de porter et de relever aux côtés de la Commission, le défi de donner « une nouvelle impulsion à la création de richesse et au rayonnement culturel de l’espace », rappelle le représentant résident au Sénégal de la Commission de l’Uemoa, Dossolo Diarra.

Il s’agit au cours de cette formation indique-t-il, de mettre à leur porté, des outils adéquats devant leur permettre de jouer leur rôle de promotion du patrimoine culturel. A l’agenda, il est prévu des échanges sur les contours et atouts de la critique journalistique, les approches historiques des arts visuels en Afrique ; la lecture d’une œuvre d’art d’une part et d’autre part des visites d’exposition suivies d’exercices pratiques en critique. C’est une démarche pour les amener à « un niveau incommensurable » de l’analyse des sujets culturels. C’est une mission très importante à l’en croire, dans le renforcement d’une conscience commune et l’ouverture aux valeurs incommensurables de la diversité culturelle.

«En effet, vous avez la mission de participer à l’émergence d’un citoyen de type nouveau, à la fois très au fait de son riche patrimoine culturel mais aussi de l’ensemble de l’actualité culturelle à l’échelle planétaire, de manière à jouer pleinement sa partition dans le développement de nos pays », explique le représentant résident.

Cette formation est à saluer, selon les propos du Conseiller technique du ministre sénégalais de la culture, Abdoul Aziz Dieng. Elle est à l’en croire, bienvenue pour aider l’art africain à mieux se présenter sur la plateforme mondiale, où dans le domaine des arts visuels par exemple sa présence est d’à peine 2%. C’est dire qu’il y a encore un long chemin à parcourir pour la visibilité de culture africaine, fait-il remarquer, témoignant toutefois du dynamise et de l’énergie dont fait montre la Commission de l’Uemoa sur ce long parcours.

Autrement, l’enjeu ici est relatif à la présentation de la créativité africaine, pour laquelle il faut faire des journalistes « des représentants instruits du public », selon le Conseiller technique. « C’est surtout cette activité de visibilité qui nous réunit », indique Aminata Lo Paye, Chargée des affaires culturelles au Ddh

Blaise Ahouansè (Depuis Dakar)

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