La première édition du tournoi de football doté du trophée «Laurent Gbagbo, digne fils d’Afrique», se joue ce samedi 21 avril 2018 à Cotonou. Dans cet entretien, le jeune leader ivoirien en exil Junior Taboudou, coorganisateur de ce tournoi, situe le cadre de la tenue de la compétition, parle des objectifs et des équipes attendues.

Vous organisez à Cotonou, la première édition d’un tournoi de football doté du trophée «Laurent Gbagbo, digne fils d’Afrique». Dites-nous dans quel cadre s’inscrit ce tournoi.

Ce tournoi s’inscrit dans le cadre de la commémoration des 7 ans de détention à la Cour pénale internationale (CPI Ndlr), et de prise en otage du président Laurent Gbagbo, par l’impérialisme. Qu’il vous souvienne qu’il y a 7 ans que la Côte-d’Ivoire a été détruite par la coalition occidentale dirigée par la France.

Pourquoi avoir choisi d’organiser un tournoi de football au lieu d’une activité politique comme ce fut le cas les années antérieures ?

Aujourd’hui, la dimension politique du président Laurent Gbagbo dépasse largement la Côte-d’Ivoire. J’en veux pour preuve l’engouement autour de son procès, et la mobilisation de la jeunesse africaine derrière les idéaux du président Laurent Gbagbo. Au vu de cette dimension du président Laurent Gbagbo, il nous fallait donc pour la commémoration de ce 7e anniversaire de sa déportation, trouver quelque chose autour de laquelle unir la jeunesse africaine et tous les démocrates, qui ne veulent qu’une seule chose : la libération du digne fils d’Afrique injustement incarcéré à la Cour pénale internationale. C’est ainsi que nous avons pensé au football qui est un sport collectif et facteur d’union.

De façon précise, quel est l’objectif de ce tournoi ?

L’objectif, c’est de réunir et d’unir la jeunesse africaine autour de la souveraineté de l’Afrique. Hier, Patrice Lumumba, Kwame NKrumah, Thomas Sankara et autres, n’ont pas été soutenus dans ce combat. Aujourd’hui, nous jeunes africains qui comprenons et apprécions le combat pour la souveraineté africaine, avons le devoir de soutenir Laurent Gbagbo qui est aujourd’hui le symbole vivant de la résistance africaine. Ce tournoi sera donc l’occasion pour nous jeunesse africaine, d’envoyer un message fort à l’impérialisme occidental.

Quelles sont les équipes qui vont prendre part à cette compétition ?

Six équipes rivaliseront pour le trophée du tournoi. Il s’agit de la Côte-d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Ghana, du Nigéria et du Cameroun. Mais il faut signaler que n’eut été des difficultés pour trouver des maillots aux couleurs nationales de certains pays africains, on aurait eu plus d’équipes participantes. En effet, toutes les communautés africaines au Bénin que nous avons rencontrées ont manifesté leur désir de participer au tournoi, surtout pour apporter leur soutien au président Laurent Gbagbo. Mais nous avons un souci au niveau des maillots avec le fournisseur.

Que pouvez-vous nous dire sur l’organisation pratique de ce tournoi ?

Il faut dire que toutes les dispositions ont été prises pour que la commémoration de ce 7e anniversaire, soit marquée dune pierre blanche.

Avez-vous un message à l’endroit des peuples africains au Bénin et aux Béninois ?

Avant de lancer un message, je voudrais remercier tous nos amis et camarades de la RD Congo, de l’Egypte, du Burkina-Faso, du Niger et autres, qui ont bien voulu participer au tournoi mais qui pour des raisons de maillots, ne pourront être sur l’aire de jeu. Ce n’est que partie remise. Je les invite à faire le déplacement du terrain de sport de l’Ecole primaire publique Gbodjetin d’Agla, afin qu’on puisse ensemble manifester notre soutien au président Laurent Gbagbo, qui certainement aura les échos du tournoi et comprendra que la jeunesse africaine est mobilisée derrière lui.

Mon message de fin, c’est de rassurer tous les résistants africains. A travers ce tournoi, nous voulons montrer aux yeux du monde que la jeunesse africaine parle d’une et seule même voix : à savoir la souveraineté africaine incarnée aujourd’hui par le président Laurent Gbagbo, qui se bat non seulement pour la souveraineté de la Côte-d’Ivoire, mais pour l’Afrique entière également. Et c’est d’ailleurs ayant compris cela que les dirigeants africains menacent de quitter la CPI, malgré les pressions occidentales. Comme on le voit, l’Afrique regorge de beaucoup de jeunes Gbagbo et l’Occident se doit de le comprendre si ce n’est encore le cas.

Nous voulons dire aux uns et autres de tenir bon, et d’être mobilisés pour la libération du président Laurent Gbagbo. Car, c’est un secret de polichinelle que le procès est plus une bataille politique que juridique.

Je voudrais également adresser mes félicitations et encouragements à la diaspora ivoirienne et africaine d’Europe, qui ne cesse de battre le macadam en dépit du froid pour la cause du président Gbagbo. Aussi, voudrais-je rassurer la direction du Front populaire ivoirien et toute la jeunesse ivoirienne engagée pour la noble cause du président Gbagbo, de ce qu’ils ne sont pas seuls. Haut les cœurs, Dieu bénisse l’Afrique.

Réalisation: Arthur Sélo

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