Face aux récentes critiques émises par l’ambassadeur américain au Cameroun, le gouvernement a décidé de monter au créneau et de faire entendre sa voix. Le torchon diplomatique brûle entre le Cameroun et les États-Unis. En effet, vendredi dernier, Peter Henry Barlerin, l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, déclarait que la région anglophone du pays était en proie à des assassinats ciblés, des incendies et des pillages de villages.

Une déclaration forte qui a provoqué l’émoi du gouvernement, qui s’est octroyer un droit de réponse via le ministre des relations extérieures. En effet, c’est via une lettre que ce dernier a fait part de la désapprobation du gouvernement face à de tels propos, assurant que les États-Unis se devaient de respecter les usages diplomatiques.

Qualifiant ces propos de totalement infondés, le gouvernement a également tenu à saluer ses forces armées qui, malgré de fortes pertes humaines et un harcèlement quasi quotidien, arrive à garder un certain professionnalisme.

Réfléchir à la manière d’aborder ce conflit

Une réponse nette donc, qui tranche bien évidemment avec les soupçons américains. En effet, pour la toute première fois, une puissance occidentale a assuré que des exactions ont été commises par l’armée camerounaise sur des rebelles armés réclament l’indépendance des régions anglophones, situées au nord-ouest et au sud-ouest.

D’ailleurs, l’ambassadeur Barlerin aurait confié au président Biya qu’il devait réfléchir à la manière d’aborder ce conflit si jamais celui-ci voulait être salué dans les livres d’histoire. Une attaque, cette fois-ci, un peu plus personnelle, qui a fait, là encore réagir les autorités, assurant que Paul Biya a toujours été élu à l’occasion de différents scrutins présidentiels et non par la force.

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