Lundi 31 août dernier, un braconnier a été arrêté en plein cœur du Parc de la Pendjari avec deux pointes d’ivoires d’éléphant et plusieurs kilogrammes de viande d’éléphant.
La lutte contre la chasse illégale au Bénin notamment au niveau du parc de la Pendjari porte à nouveau des fruits. Un braconnier, le sieur Tchetichebou K., vient en effet d’être arrêté. Le chasseur a été arrêté lundi dernier en plein cœur du Parc de la Pendjari, au niveau de la forêt de Bondjagou, avec deux ivoires fraîchement arrachés d’un éléphant et de la viande provenant d’un éléphant mâle solitaire et 2 cadavres de bubales (grande antilopes). Selon les informations rapportées par les chasseurs professionnels locaux (Cpl), les braconniers étaient au nombre de quatre mais les trois autres ont réussi à prendre le large. L’homme qui s’est vu arracher son fusil et trois motos, à en croire nos sources, est à la tête d’un réseau de braconniers très actifs dans les réserves naturelles du Nord Bénin. Ce réseau bénéficierait des soutiens extérieurs pour accomplir leur sale besogne.
Le sieur Tchetichebou K. n’est pas la seule personne arrêtée. Un autre, Célestin T., qui serait le fournisseur du réseau en arme et munitions a été interpellé par la suite. Selon nos informateurs, ce dernier est un enseignant de formation et parenté à un agent du Parc qui, en 2014, a été arrêté puis condamné à 3 ans ferme pour trafic d’armes et trafics d’ivoires. A en croire les explications, le sieur Célestin serait le cerveau de la bande de braconniers. Ce serait à lui que les deux ivoires étaient destinés contre une moto qu’il offrirait au braconnier. Et il ne serait pas à son premier essai. On se rappelle qu’en juillet dernier, deux braconniers avaient été arrêtés après avoir tué deux éléphants dans le Parc de la Pendjari.
Nécessité d’actions punitives corsées
Avec cette dernière arrestation qui intervient seulement un mois après une autre, il est plus qu’évident que le braconnage, en dépit des actions des différents acteurs, se poursuit. Cela au grand dam des animaux notamment ceux en voie de disparition comme l’éléphant et autres espèces de faune sauvage. Il s’avère donc plus qu’urgent que des mesures dissuasives soient prises contre les braconniers. Et cela peut commencer avec les condamnations des chasseurs illégaux de même que leurs soutiens qui peuvent paraître comme d’honnêtes personnes. Pour une lutte efficace contre le braconnage, il serait également important que les stratégies développées et les expériences accumulées par le Programme d’appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin soient valorisées. Une franche et dynamique collaboration entre les acteurs et le Ministère en charge de l’Environnement sous la conduite du Centre National de gestion des réserves de faune (Cenagref) et de la Direction générale des forêts et ressources naturelles (Dgfrn) s’avère indispensable.
Il faut dire que les personnes arrêtées lundi dernier encourent une peine d’emprisonnement allant de 6 mois à 5 ans et /ou une amende allant de cinquante mille à un million de francs Cfa