Un milliard de morts. Le chiffre avancé par Bill Gates frappe les esprits. Il ne vaut pas prédiction. Il traduit une inquiétude : l’intelligence artificielle a atteint un niveau de puissance qui ne permet plus d’abandonner sa régulation aux seuls acteurs qui la développent.
Opinion
Migrants de retour au Bénin : Comment le Bénin peut retenir ses enfants par l'espoir
Face à l’exil dangereux qui endeuille les familles et épuise la jeunesse, une autre voie peut être envisagée. Entre élan communautaire pour prévenir les départs et dignité retrouvée pour les migrants rapatriés, la solidarité agissante devrait être le plus puissant rempart contre les pièges de l’aventure clandestine.
Du préjugé ethnique à la haine : Et si nous apprenions enfin à juger les actes au lieu des origines ?
Dans nos discussions quotidiennes, autour d’un verre, lors des fêtes familiales ou au détour des conversations de rue, un venin silencieux s’infiltre souvent sans que nous en prenions pleinement la mesure. Il s’agit du préjugé ethnique. À force de répétition, des phrases lourdes de sens finissent par passer pour des vérités absolues. Telle communauté est ci, telle autre est ça. Et ces préjugés finissent souvent par créer de la haine, de la division, alors qu’il aurait été bien de juger chacun sur ses actes et non son appartenance ethnique.
Difficulté d'accès des jeunes entrepreneurs aux crédits sans garanti : L'autre problème qui freine l'auto-emploi au Bénin
Au Bénin, la trajectoire professionnelle de la jeunesse est en train de prendre un virage plus clair. L’illusion du diplôme qui ouvre automatiquement les portes de la fonction publique ou d’un bureau climatisé s’est effondrée. Dans la tête de la majorité des jeunes béninois, le constat est désormais limpide : l’emploi salarié s’éloigne de leur quotidien, et l’indépendance économique est le seul chemin viable. Chacun veut lancer sa structure, créer son activité, se prendre en charge et, par la même occasion, employer ses pairs. Mais sur cette route de l’auto-emploi, un obstacle majeur se dresse quasi systématiquement dès les premiers pas : l’impossible équation du financement.
Cérémonies funéraires ruineuses au Bénin: Et si l’État prenait enfin ses responsabilités?
Au Bénin, la mort est devenue une industrie du spectacle où la dignité du deuil s’efface sous le poids des artifices. L’annonce de la disparition d’un proche ne déclenche plus seulement la tristesse des cœurs, mais une véritable course contre la montre financière. Pagnes uniformes estampillés pour l’occasion, orchestres de musique moderne et traditionnelle, traiteurs aux menus pléthoriques, location de bâches géantes et de buffets parfois sur la voie publique : le cérémonial mortuaire s’est progressivement mué en un théâtre d’exhibition sociale. Une dérive festive et ruineuse qui appauvrit durablement les ménages et plonge des familles entières dans des spirales de surendettement dramatiques.
Renaissance du patrimoine Vodun au Bénin: Il faut penser à l’harmonisation des pratiques et des discours
Depuis quelques années, un vent de renouveau souffle sur le paysage culturel et spirituel béninois. Sous l’impulsion des réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon, les cultes endogènes connaissent une restructuration institutionnelle sans précédent. Entre la création du Comité des rites Vodun, l’installation progressive des démembrements du Haut Conseil et la promotion internationale des Vodun Days, le Bénin se réapproprie fièrement son identité ancestrale. Mais derrière cette transformation institutionnelle salutaire, un défi de taille persiste : celui de l’harmonisation des pratiques et de la clarification des discours.
Éducation au Bénin : l’urgence d’un cap scientifique pour l’économie
Malgré les réformes ambitieuses du système éducatif et la généralisation des épreuves scientifiques au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le constat reste sans appel à la veille de la rentrée académique. Les élèves béninois boudent toujours les séries scientifiques, techniques et technologiques.
Gouvernance locale au Bénin : La participation citoyenne et la culture comme moteurs de développement
Au Bénin, la décentralisation est entrée dans une phase de maturité qui exige un changement de paradigme fondamental. Il ne s’agit plus seulement d’administrer des territoires ou d’exécuter des transferts de compétences, mais de bâtir une gouvernance de proximité résolument inclusive. Pour les élus locaux et communaux, la recherche constante de la participation de tous les citoyens n’est plus une simple option consultative. Elle constitue une obligation politique, morale et stratégique pour impulser le développement à la base.
Soupçons de corruption autour du CEP au Bénin : Quid de l’organisation des autres examens ?
La fin de semaine dernière a été secouée par une onde de choc dans le monde éducatif béninois. La révélation d’un réseau de corruption présumé au cœur de l’organisation du Certificat d’Études Primaires (CEP) a conduit à la garde à vue d’un cadre de la direction des examens et concours et à la convocation de plusieurs autres acteurs. Si cette intervention salutaire des autorités judiciaires témoigne de la volonté d’assainir le secteur éducatif, elle doit aussi ouvrir la voie à un examen attentif des mécanismes d’organisation des autres examens, afin de prévenir toute pratique susceptible de compromettre leur transparence et leur équité.
Fête identitaire de la Nouvelle Igname au Bénin: Et si le 15 août devenait une journée nationale?
Si le 15 août évoque pour beaucoup la fête chrétienne de l’Assomption, cette date bat à travers tout le Bénin au rythme d’une toute autre célébration, profondément ancrée dans le socle ancestral : la fête de la nouvelle igname. Dans la conscience collective, Savalou est spontanément perçue comme le cœur palpitant de ces réjouissances. Pourtant, de Toucoutouna dans l’Atacora, en passant par plusieurs localités du Centre et du Nord-Bénin, le 15 août est un jour sacré où les communautés sacrifient à la tradition en offrant les premières récoltes aux divinités. Face à cette simultanéité des rites, on se demande pourquoi ne pas ériger cette journée en une véritable fête traditionnelle nationale ?