En 2015, l’administration Obama avait conclu un accord historique avec l’Iran, officiellement nommé Plan d’action global commun (JCPOA). Ce pacte international, négocié avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne, limitait considérablement le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions économiques. Téhéran avait accepté de réduire ses stocks d’uranium enrichi, de limiter le nombre de ses centrifugeuses et de permettre des inspections régulières de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cependant, en mai 2018, lors de son premier mandat, le président Donald Trump avait unilatéralement retiré les États-Unis de cet accord, rétablissant et renforçant les sanctions contre l’Iran, ce qui avait poussé Téhéran à reprendre progressivement ses activités nucléaires.
Moscou condamne la stratégie américaine de l’ultimatum
« Nous considérons de telles méthodes comme inappropriées, nous les condamnons, nous y voyons une manière pour les États-Unis d’imposer leur volonté à la partie iranienne », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, dans une interview accordée au journal russe « International Affairs« .
Selon le diplomate russe, l’administration Trump emploie désormais un langage menaçant et formule des ultimatums envers Téhéran. Cette prise de position intervient après que le président américain a évoqué la possibilité de bombarder l’Iran si le pays refusait de négocier un nouvel accord concernant son programme nucléaire.
Craintes d’une escalade aux conséquences imprévisibles
La diplomatie russe a exprimé ses inquiétudes quant aux répercussions potentielles d’éventuelles frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes. Moscou estime que de telles actions militaires pourraient avoir des effets désastreux, avec des conséquences régionales et internationales majeures.
Cette montée des tensions survient dans un contexte où l’Iran a considérablement développé son programme nucléaire depuis le retrait américain de l’accord de 2015. Les experts internationaux estiment que Téhéran a désormais accumulé suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer plusieurs armes nucléaires, bien que le pays continue d’affirmer que son programme est strictement pacifique.
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