Afrique : l'arrestation d'un prêtre crée la polémique

En Ouganda, la récente arrestation d’un prêtre catholique a suscité l’émoi au sein de la communauté religieuse. Le père Deusdedit Ssekabira, rattaché au diocèse de Masaka, n’avait plus donné signe de vie depuis le 3 décembre. Quasiment deux semaines durant, nul ne savait réellement ce qu’il était advenu de sa personne.

Était-il malade ? A-t-il eu un accident ? Quasiment 11 jours après l’alerte,  le ministère ougandais de la Défense a confirmé que le religieux avait été interpellé par les services de sécurité. La raison invoquée ? Une présumée implication dans des activités perçues comme violentes et hostiles à l’État.

Un prêtre arrêté en Ouganda

Cette version officielle a été révélée après que le gouvernement se soit retrouvé sous la pression des organisatiopns et des associations civiles. Inquiètes de voir le prếlats ne plus donner de signe de vie, celles-ci n’ont jamais relâché la pression. Après échanges, les conditions de l’arrestation du religieux ont ensuite été dévoilées.

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Celui-ci se serait  fait arrêter par des agents armées, non-identifiés à ce stade. Ceux-ci se trouvaient à bord d’un véhicule sans plaque d’immatriculation. Il a ensuite été placé en détention dix jours durant, dans un lieux secret, depuis  lequel il n’a tout simplement pas eu le droit d’entrer en contact avec ses proches.

Une situation contraire à ce qu’impose la Constitution ougandaise

Cette arrestation ne respecte pas, selon les défenseurs du religieux, la Constitution ougandaise. Celle-ci prévoit en effet, qu’une personne arrêtée doit être présentée à un juge, dans les 48 heures. Les avocats des proches du prêtre rappellent en ce sens qu’absolument tout lest monde est concerné par des cette législation et appellent le gouvernement à rapidement agir pour que justice soit faite, dans les meilleures conditions possibles. De leur côté, les autorités n’ont donné aucun détail sur les suites judiciaires envisagées, laissant planer des incertitudes sur ce dossier.

2 réflexions au sujet de “Afrique : l'arrestation d'un prêtre crée la polémique”

  1. Ça risque de donner des idées à Talon pour arrêter le prêtre béninois qui passe son temps à parler de la politique

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  2. La maladie du siècle : des défenseurs de la loi qui ne respectent plus la loi.

    Ca peut vite dégénérer, d’autant que l’Oncle Sam donne un très mauvais exemple en piratant ouvertement des pétroliers. On en revient au Far West et, dans pas longtemps, on marchera de nouveau à quatre pattes.

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