Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a affirmé samedi que des soldats américains avaient été faits prisonniers depuis le début des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, déclenchées le 28 février 2026. Washington a catégoriquement rejeté ces allégations le jour même.
Dans un message publié sur le réseau social X, Larijani accuse l’armée américaine de dissimuler ces captures en les présentant officiellement comme des morts au combat. « Il m’a été rapporté que plusieurs soldats américains ont été faits prisonniers. Mais les Américains affirment qu’ils ont été tués au combat », écrit-il, ajoutant que « la vérité ne peut être cachée longtemps ».
Washington dément et dénonce une manœuvre de désinformation
Le Commandement central américain (CENTCOM) a répondu dans la foulée, qualifiant les déclarations iraniennes de « mensonges et tromperies ». Le capitaine de vaisseau Tim Hawkins, porte-parole de la marine américaine, a réfuté les affirmations de Larijani sur le même réseau social. Aucun élément indépendant — image, nom, localisation — n’est venu étayer la version iranienne à ce stade. Selon le Pentagone, six soldats américains ont été tués depuis le début du conflit et dix-huit autres blessés.
Larijani, figure centrale de la réponse iranienne
Réintégré à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale en août 2025 par le président Masoud Pezeshkian, Larijani s’est imposé depuis le 28 février comme l’un des interlocuteurs les plus visibles du régime iranien. Il avait déjà écarté publiquement toute perspective de négociation après qu’Donald Trump avait évoqué une ouverture iranienne à des pourparlers.
L’affirmation de samedi intervient alors que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont le mandat inclut la vérification du sort des prisonniers de guerre, n’a à ce jour reçu aucune notification officielle de capture de la part de l’une ou l’autre des parties au conflit.
