Trois militaires de l’Armée nationale populaire (ANP) ont péri lors d’affrontements avec un groupe armé à Tébessa, dans l’est de l’Algérie, les 12 et 13 mars 2026. Sept combattants ont été neutralisés, dont deux chefs identifiés.
Une embuscade nocturne suivie d’une seconde frappe
Dans la nuit du jeudi 12 mars, des détachements de l’ANP tendent une embuscade à un groupe armé dans le secteur militaire de Tébessa, relevant de la 5e Région militaire, près de la frontière tunisienne. Quatre combattants sont neutralisés dès la première intervention, et quatre fusils d’assaut de type Kalachnikov sont saisis.
Le lendemain, les mêmes unités poursuivent l’opération dans la même zone. Trois autres éléments armés sont abattus, portant le bilan total à sept neutralisés, dont deux émirs : Youcef Salah et Haddad Bilal. Sept kalachnikovs, des munitions et divers équipements sont récupérés.
Trois soldats tués, le président en deuil
L’opération a un coût humain pour l’armée. Trois militaires de l’ANP ont perdu la vie lors de l’affrontement. Le président Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de commandant en chef des forces armées, a présenté ses condoléances aux familles des soldats tombés et salué leur dévouement pour la protection de l’Algérie.
Selon le communiqué officiel du ministère de la Défense nationale, l’opération visait à « garantir la sécurité et la quiétude des citoyens » durant le mois de Ramadan.
Une activité jihadiste résiduelle mais persistante
Depuis le début du mois de Ramadan, neuf combattants armés ont été neutralisés par l’ANP : deux le 1er mars dans la wilaya d’Aïn Defla, sept à Tébessa. Des groupes armés restent actifs dans les zones montagneuses de l’est algérien, vingt ans après la Charte pour la paix et la réconciliation de 2005.
L’identité des trois soldats tués n’a pas été communiquée par le MDN. Selon LSI Africa, les autorités n’ont pas précisé à quelle organisation les sept combattants neutralisés pourraient être affiliés. Des enquêtes pourraient être ouvertes pour établir les filiations du groupe, selon des sources sécuritaires non officielles.