Blessures du colonel américain exfiltré d'Iran : le Pentagone garde le silence

Un officier supérieur de l’US Air Force, dont le F-15E Strike Eagle a été abattu au-dessus du sud-ouest de l’Iran vendredi 3 avril, a été secouru dans la nuit du samedi au dimanche lors d’une opération des forces spéciales américaines. Qualifié de « gravement blessé » par le président Donald Trump, le colonel — identifié comme officier des systèmes d’armes du chasseur-bombardier — est soigné dans un hôpital au Koweït. Le Pentagone n’a communiqué aucun détail sur la nature de ses blessures.

Ce que les faits établissent

Selon deux responsables américains cités par CBS News, l’officier a été transporté au Koweït immédiatement après son extraction du territoire iranien. Malgré la gravité annoncée de son état, il était capable de se déplacer à pied au moment de son sauvetage, selon un responsable américain cité par Axios. Après l’éjection de son appareil, le colonel a remonté une crête montagneuse à plus de 2 100 mètres d’altitude et s’est dissimulé dans une crevasse rocheuse, où il est resté plus de 36 heures avant d’être localisé par la CIA puis exfiltré par la SEAL Team 6 et des éléments de la Delta Force.

Les blessures liées à l’éjection d’un F-15E sont réputées sévères : le siège éjectable de type ACES II propulse l’occupant hors de l’appareil à une vitesse d’environ 200 mètres par seconde, un mécanisme associé à un risque élevé de traumatismes rachidiens et de fractures — sans que ces lésions spécifiques aient été confirmées dans ce cas par une source officielle.

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Les déclarations contradictoires de Trump

Les prises de parole successives de Donald Trump ont ajouté à la confusion. Dans un premier communiqué diffusé par la Maison Blanche, le président indiquait que le colonel « est blessé mais se remettra bien ». Quelques heures plus tard, sur son réseau Truth Social, il le qualifiait de « gravement blessé », sans précision supplémentaire. Le Pentagone n’a pas tranché entre ces deux formulations et a refusé d’indiquer si l’officier demeurait au Koweït, avait été transféré vers un établissement médical spécialisé ou avait regagné le territoire américain.

L’identité de l’aviateur n’a pas été rendue publique. Newsweek relève également que les autorités américaines n’ont pas précisé si les blessures avaient été subies lors de l’éjection, pendant les 36 heures d’évasion en territoire iranien, ou au cours de l’extraction elle-même — qui a donné lieu, selon Al Jazeera, à de violents échanges de tirs entre les forces spéciales américaines et des unités des Gardiens de la Révolution.

Trump avait annoncé une conférence de presse avec les responsables militaires ce lundi 6 avril à 13h00 (heure de Washington) dans le Bureau ovale, où des précisions sur l’état de santé du colonel étaient attendues.

1 réflexion au sujet de “Blessures du colonel américain exfiltré d'Iran : le Pentagone garde le silence”

  1. « le siège éjectable de type ACES II propulse l’occupant hors de l’appareil à une vitesse d’environ 200 mètres par seconde »

    Après 2 éjections, les pilotes sont définitivement réformés. Leur colonne certébrale « tassée » de plusieurs centmètres

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