Le 31 mars 2026, Israël a confirmé prendre des mesures économiques à l’encontre de la France, illustrant encore un peu plus les vives tensions déjà observées entre Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou. Plus spécifiquement, Israël a confirmé suspendre l’achat d’équipements militaires auprès de la France.
Cette décision intervient à un moment charnière. Israël est englué dans sa guerre contre l’Iran, frappant également le Liban, pays avec lequel la France a une véritable histoire. Les récentes informations dévoilées selon lesquelles Tsahal envisagerait d’occuper une partie du pays n’ont pas du tout plu à Paris qui s’est également ému de l’intervention policière à Jérusalem, empêchant la bonne tenue de la messe du Dimanche des Rameaux. Une première en l’espace de plusieurs siècles. Une décision par ailleurs également pointée du doigt par Georgia Meloni.
Israël annonce des mesures contre la France
Les tensions diplomatiques remontent cependant à plus loin dans le temps. La reconnaissance par la France d’un État palestinien en septembre 2025 marque un point de rupture. Dans le même temps, Israël menait une guerre d’ampleur contre le Hamas palestinien, détruisant tout ou partie de la bande de Gaza et plongeant une partie des réfugiés dans la famine, selon l’ONU.
Ces nombreuses critiques ont semble-t-il irrité le gouvernement Netanyahou, qui a donc décidé de suspendre certaines acquisitions militaires. L’objectif, selon le ministère de la Défense est avant tout, de privilégier des achats nationaux ou auprès de partenaires jugés plus alignés, comme les États-Unis. Une décision à nuancer cependant, les échanges commerciaux militaires entre les deux pays étant particulièrement limités.
Une décision à nuancer tant l’impact reste limité
En effet, d’après les chiffres officiels, les commandes israéliennes auprès des entreprises françaises ont atteint « seulement » 223,2 millions d’euros sur la période 2015 – 2024. À titre de comparaison, les exportations d’armement français à l’étrnager comptent pour près de 21,6 milliards d’euros rien qu’en 2024. Cette décision est avant tout symbolique et tend à démontrer qu’Israël n’accepte pas les politiques “hostiles” à son encontre.



