OTAN : Trump envisage de quitter l'alliance, faute de soutien contre l'Iran

Le président américain Donald Trump a confié au quotidien britannique Daily Telegraph ce 1er avril qu’il étudiait sérieusement la possibilité de retirer les États-Unis de l’OTAN à l’issue du conflit avec l’Iran. Cette déclaration intervient dans un climat de tensions grandissantes entre Washington et plusieurs partenaires européens, liés à leur position sur l’intervention militaire américano-israélienne déclenchée le 28 février 2026 contre l’Iran.

Trump a qualifié l’alliance de « tigre de papier » et affirmé que le retrait américain était désormais « au-delà de toute reconsidération ». Le chef de l’exécutif américain reproche aux membres de l’OTAN de n’avoir pas fourni le soutien attendu aux opérations militaires contre l’Iran, notamment en matière de sécurisation du détroit d’Ormuz, point stratégique essentiel pour le trafic pétrolier mondial.

Les refus répétés des alliés

Plusieurs pays membres ont refusé catégoriquement de s’associer à l’intervention militaire. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a explicitement dénié aux forces américaines l’accès aux bases aériennes britanniques RAF Fairford et Diego Garcia, estimant que cette participation aurait violé le droit international. La Turquie, bien que membre de l’OTAN, s’est opposée à toute action militaire et a proposé un rôle de médiateur. L’Espagne a également refusé de coopérer, malgré des pressions commerciales de Washington. Fin mars, Trump s’était déjà déclaré « très déçu » par la réaction collective de l’OTAN, déplorant que l’alliance « ne soit pas là » pour soutenir les intérêts américains.

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Des doutes de longue date

Trump a indiqué avoir des préoccupations de longue date concernant la viabilité de l’alliance. Il affirme ne « jamais avoir été influencé » par l’OTAN et assure que le président russe Vladimir Poutine partage ce constat d’inefficacité. Ces déclarations marquent une intensification de la remise en question, exprimée de manière plus informelle lors de précédentes déclarations, mais ici formalisée auprès d’un média international.

Un éventuel retrait américain de l’OTAN aurait des répercussions stratégiques majeures. Les États-Unis maintiennent actuellement environ 50 000 soldats et une présence militaire substantielle au Moyen-Orient, dont une part significative opère sous le parapluie de l’alliance atlantique. Les modalités et le calendrier d’un tel retrait n’ont pas encore été précisés par l’administration Trump.

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